Bienvenue sur 7bonne-nouvelle

Blog chrétien. Tout pour Yeshoua Ha'Mashiach/Jésus-Christ de Nazareth !
Nous fondons notre foi sur Jean 3:16: "Oui, Dieu a tant aimé les hommes qu’il a donné son Fils, son unique, pour qu’aucun de ceux qui se confient en lui ne soit perdu, mais que chacun accède à la vie éternelle."
Davwa, Bondyé sitèlman enmen lènonm-lan, i ba yo sèl yich-li a pou tout moun ki mete konfyans yo nan li pa pèd lavi yo. Okontrè, yo ka gen lavi ki pa ka janmen fini.
Fraternellement.
Jean-Pierre LAUHON/JipÈl
7bonne-nouvelle , le 03/05/2013

L'idée m'est venue de créer un blog afin d'y mettre tous mes messages envoyés tous les jours à vingt de mes ami(e)s chrétien(ne)s.
En effet, à plusieurs reprises, les textos sms et whatsApp m'étaient redemandés.
Ce blog servira d'archives avec un plus: les commentaires que vous pourrez laisser.




lundi 21 octobre 2013

Bondyé pa ka dòmi, ou tann!

Dieu ne dort pas, assurément!  ( traduction française du titre de l'article).

Hommes, faites ce que vous voulez ouvertement ou en cachette, Dieu vous voit et IL donnera à chacun selon sa mesure. On ne se moque pas de Dieu, vous qui ne le craignez pas. Sache donc que vous êtes créatures comme Satan que vous servez et notre Créateur Dieu YHWH vous propose le salut par le don de son fils Jésus-Christ de Nazareth. IL vous pardonnera si vous vous repentez sincèrement et amèrement de vos péchés qui sont une abomination devant Sa Sainteté.

Du fait que le Dieu des Armées ne se manifeste pas, vous pensez qu'Il dort voire qu'IL n'existe pas. Lisez ce qui suit:

Psaumes 50:21 Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. Tu t’es imaginé que je te ressemblais ; Mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux.

 
Psaumes 50:3 Il vient, notre Dieu, il ne reste pas en silence ; Devant lui est un feu dévorant, Autour de lui une violente tempête.
Psaumes 109:1  Dieu de ma louange, ne te tais point !
Psaumes 109:2 Car ils ouvrent contre moi une bouche méchante et trompeuse, Ils me parlent avec une langue mensongère,
Psaumes 109:3 Ils m’environnent de discours haineux Et ils me font la guerre sans cause.
Ecclésiaste 8:11 Parce qu’une sentence contre les mauvaises actions ne s’exécute pas promptement, le cœur des fils de l’homme se remplit en eux du désir de faire le mal.
Ecclésiaste 8:12 Cependant, quoique le pécheur fasse cent fois le mal et qu’il y persévère longtemps, je sais aussi que le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu, parce qu’ils ont de la crainte devant lui.
Esaïe 26:10 Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, Il se livre au mal dans le pays de la droiture, Et il n’a point égard à la majesté de Dieu.
Esaïe 57:11 Et qui redoutais-tu, qui craignais-tu, pour être infidèle, Pour ne pas te souvenir, te soucier de moi ? Est-ce que je ne garde pas le silence, et depuis longtemps ? C’est pourquoi tu ne me crains pas.
Romains 2:4 Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?
Romains 2:5 Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu,
2 Pierre 3:9   Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.
Psaumes 73:11 Et il dit : Comment Dieu saurait-il, Comment le Très-Haut connaîtrait-il ?
Psaumes 94:7 Et ils disent : L’Eternel ne regarde pas, Le Dieu de Jacob ne fait pas attention !
Psaumes 94:8 Prenez-y garde, hommes stupides ! Insensés, quand serez-vous sages ?
Psaumes 94:9 Celui qui a planté l’oreille n’entendrait-il pas ? Celui qui a formé l’œil ne verrait-il pas ?
Psaumes 94:10 Celui qui châtie les nations ne punirait-il point, Lui qui donne à l’homme l’intelligence ?
Psaumes 94:11 L’Eternel connaît les pensées de l’homme, Il sait qu’elles sont vaines.
Nombres 23:19 Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t il pas ?
Esaïe 40:15 Voici, les nations sont comme une goutte d’un seau, Elles sont comme de la poussière sur une balance ; Voici, les îles sont comme une fine poussière qui s’envole.
Esaïe 40:16 Le Liban ne suffit pas pour le feu, Et ses animaux ne suffisent pas pour l’holocauste.
Esaïe 40:17 Toutes les nations sont devant lui comme un rien, Elles ne sont pour lui que néant et vanité.
Esaïe 40:18   A qui voulez-vous comparer Dieu ? Et quelle image ferez-vous son égale ?
Exode 3:14 Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle "je suis" m’a envoyé vers vous.
Psaumes 50:8 Ce n’est pas pour tes sacrifices que je te fais des reproches ; Tes holocaustes sont constamment devant moi.
Proverbes 29:1   Un homme qui mérite d’être repris, et qui raidit le cou, Sera brisé subitement et sans remède.
Apocalypse 3:19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.
Psaumes 90:8 Tu mets devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées.
Ecclésiaste 12:14 (12-16) Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.
Amos 8:7 L’Eternel l’a juré par la gloire de Jacob : Je n’oublierai jamais aucune de leurs œuvres.
1 Corinthiens 4:5 C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.

Osée 14:9  Que celui qui est sage prenne garde à ces choses ! Que celui qui est intelligent les comprenne ! Car les voies de l’Eternel sont droites ; Les justes y marcheront, Mais les rebelles y tomberont.


 des hommes impuissants, des dieux qui ne sont rien ! C’est pour eux que tu as abandonné Jéhova !
   
Dieu a longtemps assisté en silence aux débordements impies d’Israël : c’est-à-dire qu’il a tardé à punir. Mais on n’a fait qu’abuser de sa patience ; il va donc parler le langage de ses jugements et mettre au jour l’infidélité de son peuple.

Romains 2:4  Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?

La patience de Dieu, qui conviait le méchant à la repentance , lui a au contraire servi de prétexte pour s’imaginer que Dieu l’approuvait. Mais le voile va être déchiré et le châtiment du coupable consistera en ce que toute l’horreur de Dieu pour le mal commis lui sera dévoilée.

vendredi 18 octobre 2013

Gender Studies, Études de genre, DANGER !!!

Où mène le «Gender» ?
 
Le concept du «Gender» considère que les sociétés hétéro-centrées (d’influence judéo-chrétienne) produisent une discrimination à l’égard des groupes qui souhaitent vivre selon d’autres pratiques sexuelles. Il s’agit donc d’offrir, par exemple, aux homosexuels les mêmes droits que les hétéro-sexuels (le mariage pour tous, le droit à l’adoption, le droit à la procréation médicalement assistée et à l’emploi de mères-porteuses), mais également de faire la promotion de ce nouveau modèle socio-culturel, dès le plus jeunes âge : il s’agit d’opérer une modification des programmes éducatifs afin de lutter contre les stéréotypes de genres, de développer l’éducation sexuelle dès la maternelle — en enseignant la normalité de toutes les pratiques sexuelles — et de banaliser les changements de sexes. Il n’est pas impossible que les associations LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels), très militantes, revendiquent d’être intégrées au dispositif informatif des enfants.
Lors d’un sondage récent, 65% des personnes interrogées se déclaraient opposées à ce que des associations LGBT puissent être associées à l’éducation de la sexualité dans les écoles. Néanmoins, il est probable que ces choses arriveront, étant donné la pression exercée par ces lobbies. On peut donc prédire que sous l’influence de ces enseignements directs, de la profusion des témoignages légitimés, les enfants admettront dès leur plus jeune âge que l’homosexualité (par ex.) est normale, ce qui s’inscrit en contradiction avec les articles fondamentaux du christianisme, et de l’ensemble des religions monothéistes. Il est à craindre que d’autres étapes «progressistes» nous attendent encore, comme l’abaissement de l’âge légal de majorité sexuelle, ou la dépénalisation progressive de l’inceste.
 
 
Les études de genre ou gender studies sont un champ d'étude et de recherche interdisciplinaire consacré au genre dans ce qu'il a de social, politique, anthropologique, historique, philosophique ou artistique.
Le genre est également un domaine d'étude dans de nombreuses disciplines, notamment l'art et l'histoire de l'art, mais également l'histoire, l'anthropologie, la sociologie, la psychologie ou la psychanalyse. Ces disciplines diffèrent parfois dans leurs approches et dans leurs raisons d'étudier le genre. Mais les études de genre peuvent également être considérées comme une discipline à part entière, au croisement de différentes autres approches disciplinaires.
De manière générale, les études de genre proposent une démarche de réflexion sur les identités sexuées et sexuelles, répertorient ce qui définit le masculin et le féminin dans différents lieux et à différentes époques, et s’interrogent sur la manière dont les normes se reproduisent jusqu’au point de paraître naturelles.

 

Terminologie

Les études de genre apparaissent dans les années 1970 et 1980 dans les universités nord-américaines sous le nom de « gender studies ». Le mot anglais gender vient du latin genus par l'ancien français gendre. Il a ici le sens utilisé en sciences sociales, initialement des différences non biologiques entre femmes et hommes, puis à partir des années 1990, des rapports de pouvoir construits à partir de rôles socialement attribués.
Le terme anglais de gender studies est encore utilisé en français, cependant des universités et institutions francophones utilisent couramment la traduction « études de genre ».

Histoire

Études sur les femmes

Les études sur les femmes ciblent leurs analyses sur la condition féminine et mettent en valeur le rôle des femmes dans la société. Elles sont critiquées pour se focaliser sur l'étude unique du sexe féminin. Dans un contexte social analysé comme patriarcal, leur but est de combler les lacunes académiques concernant l'étude du rôle des femmes dans différents domaines et espaces.
Ces travaux servent souvent d'appui aux mouvements féministes pour dénoncer les inégalités femme-homme et formuler leurs revendications.

Études féministes

Les études féministes voient leur essor dans les années 1970 lors de la deuxième vague des mouvements féministes. Leur but est clairement militant : expliquer les modalités des discriminations, leurs causes, leurs effets sur les femmes et la société en général de façon à pouvoir les surmonter.
Plusieurs critiques sont émises à leur encontre. La première est la politisation des perspectives scientifiques issues de ces recherches, qui provoquent une méfiance et un ralentissement de leur institutionnalisation. La seconde est l'utilisation du « point de vue des femmes » pour réorienter l'analyse des recherches centrées jusqu'alors sur l'universalisme et la vision masculine. La troisième est la crainte que les travaux académiques transforment un savoir universel en un savoir particulier. D'après les féministes, cette universalité serait toute relative, car ces vérités uniques seraient en fait situées dans le temps, l'espace et par les personnes qui les produisent.
Selon Jackson et Jones, « le féminisme refuse de voir les inégalités entre les femmes et les hommes comme naturelles et inévitables et entend les questionner ». Ainsi, les féministes souhaitent questionner le savoir historiquement dominé par le système patriarcal.
Les études sur les femmes et féministes sont liées à la réorientation des travaux du « point de vue des femmes », à la dénonciation des inégalités femme-homme, au questionnement de l'universalité et du biais patriarcal au sein des sociétés, et à l'analyse de la répartition des espaces en fonction des sexes (les espaces ouverts plutôt dédiés aux hommes, et les espaces clos plutôt dédiés aux femmes).

Études de genre

Les études de genre naissent dans les années 1980 et le début des années 1990 de l'évolution des études féministes. Cette approche souhaite questionner le rapport entre les sexes au sein de la société sans se focaliser spécifiquement sur les femmes. Ces études effectuent une distinction entre le sexe et le genre pour s'interroger sur la construction des rôles sociaux attribués « naturellement ». Elles permettent de questionner le rôle du sexe – lié à des paramètres biologiques et naturels – et celui du genre – lié à une construction sociale.
Comme le mentionne Gayle Rubin, le rapport entre le sexe et le genre est une représentation « porte-manteau » du sexe sur le corps dépendant des représentations culturelles de la société. Les études de genres sont de nature constructiviste, et permettent de déconstruire les catégories de représentations du féminin et du masculin en les situant dans le temps et l'espace par rapport aux relations de pouvoir.

 

L'écriture comme « machine de guerre »

L'une des figures historiques des gender studies est française : il s'agit de Monique Wittig, dont le parcours intellectuel apparaît tout à fait illustratif des thèses de French Theory. Son premier roman L'Opoponax (prix Médicis en 1964) est salué par la critique internationale et les écrivains du Nouveau Roman. Elle est également considérée, dès cette époque, comme une figure marquante du féminisme français. Très rapidement, ses livres apparaissent comme une volonté de travailler la langue en traduisant dans celle-ci les problèmes de la sexuation. Elle s'oppose en cela radicalement à un autre courant du féminisme, qui voulait plutôt valoriser une « écriture féminine ». Pour Monique Wittig, la seule vraie question est celle de la littérature : « En littérature, je ne sépare pas les femmes des hommes. On est écrivain ou pas.»
Elle apparaît également comme une grande figure du mouvement lesbien en France. Estimant que le mouvement féministe français ne prenait pas suffisamment en compte les thèses lesbiennes, elle part pour les États-Unis en 1976. Elle enseigne alors à l'université de Berkeley, en Californie, puis dans d'autres universités américaines. Elle a fortement influencé et inspiré une tendance des gender studies que l'on appelle le mouvement Queer ou Queer Theory.
Pour Monique Wittig, l'œuvre littéraire peut transformer le monde en devenant une « machine de guerre » qui va modifier notre vision du monde et les représentations qui sous-tendent notre compréhension du monde. Pour elle, « toute œuvre littéraire importante est, au moment de sa production, comme le cheval de Troie » car « son intention et son but sont de démolir les vieilles formes et les règles conventionnelles. Une telle œuvre se produit toujours en territoire hostile. Et plus ce cheval de Troie apparaît étrange, non-conformiste, inassimilable, plus il lui faut de temps pour être accepté. » (communication orale reproduite dans Vlasta n° 4).

Instiller le trouble dans le « genre »

Judith Butler est une philosophe américaine qui enseigne la rhétorique et la littérature comparée à Berkeley. Dans son ouvrage majeur, qui la fit connaître au monde entier (Gender Trouble), elle présentait ainsi les intentions de son livre : « Pour démontrer que les catégories fondamentales de sexe, de genre et de désir sont les effets d'une certaine formation du pouvoir, il faut recourir à une forme d'analyse critique que Foucault, à la suite de Nietzsche, a nommée généalogie. » Il s'agit, pour cela, « de chercher à comprendre les enjeux politiques qu'il y a à désigner ces catégories de l'identité comme si elles étaient leurs propres origine et cause alors qu'elles sont en fait les effets d'institutions, de pratiques, de discours provenant de lieux multiples et diffus. » Le but à atteindre étant défini par une volonté de déstabiliser « le phallogocentrisme et l'hétérosexualité obligatoire. » (introduction à l'édition française). Il s'agit aussi de repenser l'organisation sociale selon des modèles homosexuels ou transsexuels.
Dans l'un de ses derniers ouvrages (traduit en langue française par Le pouvoir des mots), elle veut montrer comment la violence verbale qui s'exerce contre les minorités (sexuelles ou raciales) constitue un discours profondément ambivalent. Ces discours peuvent être analysés, et, du même coup, retournés. Elle pense donc qu'il ne faut pas confier à l'État seul le soin de décider ce qui est dicible ou pas. Dans cet ouvrage, elle reprend notamment la catégorie du discours performatif qu'un auteur comme John Langshaw Austin avait conceptualisée.

Ce que l'érotique grecque peut nous apprendre

David Halperin est professeur au département de langue et de littérature anglaise de l'université du Michigan, à Ann Arbor. Dans Cent ans d'homosexualité, il explore les différentes catégories de l'amour grec en s'inscrivant dans le fil des questions analysées par Michel Foucault dans son Histoire de la sexualité. Il veut montrer, entre autres, combien « l'hétérosexualité exclusive et "compulsive" (…) apparaît désormais comme une production spécifique de l'Occident moderne et même bourgeois », ce qui a contribué à réifier notre modèle actuel de « l'homosexuel ». Reconstruire la généalogie de ces catégories nous permet d'« introduire du neuf dans notre conscience culturelle, politique et personnelle ; c'est découvrir une nouvelle façon de nous voir et c'est créer, peut-être, de nouvelles façons d'être dans notre peau. » (Deux points de vue sur l'Amour grec).
L'un de ses ouvrages, Saint Foucault, « analyse la manière dont Foucault a anticipé le tournant queer de la politique gay », et peut être considéré comme une bonne introduction à la compréhension des liens tissés entre ce mouvement et les thèses du philosophe français.

Le mouvement transgenre

Pat Califia est transgenre, de type female to male (femme vers homme : quelqu'un qui est né de sexe féminin et qui vit au masculin). Les transgenres refusent l'appellation « transsexuel » qu'ils considèrent comme une catégorie médicale qui réduit leurs aspirations intimes à un « problème » médical ou psychique.
Certains transgenres se vivent comme « FTM » ou « MTF » (homme vers femme), d'autres refusent les catégories du genre en général. Certains se sont fait opérer ou prévoient de le faire, d'autres non. Leur vie sociale est souvent complexe. Pat Califia décrit bien à quel point l'intégration des règles sociales concernant le genre continue à œuvrer chez chacun, y compris chez ceux qui luttent contre les catégories du genre. Les interrogations portées par les transgenres apparaissent souvent les plus dérangeantes, y compris pour les gays ou les lesbiennes, car elles peuvent remettre en question la perception qu'ont les individus de leur intégrité physique.
Le seul ouvrage actuellement traduit de Pat Califia est un mélange de textes autobiographiques, de textes théoriques et de récits cliniques. Pour lui : « Si vous pouviez changer de sexe aussi facilement dans la réalité que dans le monde virtuel, et reprendre votre sexe ensuite, n'aimeriez-vous pas essayer au moins une fois ? (…) Qu'est-ce qui changerait dans vos idées politiques, vos vêtements, vos préférences alimentaires, vos désirs sexuels, vos mœurs sociales, votre style de conduite, de travail, de langage corporel, de comportement dans la rue ? ».

Le mouvement queer

Le queer est ce qui s'oppose au straight. Dans le contexte du gender, le queer c'est le travers, le tordu, le « pédé » qui s'oppose au normé, à l'hétérosexualité. En s'appropriant les insultes qui leur sont adressées, certains transgenres, lesbiennes et gays veulent obliger le discours social à remettre en cause « l'essentialisme » de notre vision sur le sexuel et les catégories sexuelles.
Ce mouvement adresse des critiques sévères à la psychanalyse, et particulièrement à certains psychanalystes qui se sont posés publiquement comme les gardiens de « l'ordre symbolique ». À la suite de Judith Butler, et contrairement à la vision straight des normes sexuelles, le mouvement queer propose une conception « performative » (qui s'inspire de la catégorie du performatif dégagée par Austin) des divisions sexuelles en explorant ce qui se déploie dans la figure du drag queen, du théâtre porno lesbien, dans tout ce qui provoque et dérange le discours normé hétérosexuel. La pornographie devient ainsi le pilier central de toute sexualité non occidentale.
En France, deux des figures les plus connues de cette tendance sont Marie-Hélène Bourcier, sociologue et maître de conférence à l'Université de Lille III qui anime les séminaires du « zoo », et Beatriz Preciado, qui enseigne à l'université de Princeton, dans le New Jersey.

Les apports du concept de genre dans le monde académique

Le concept de genre présente deux avantages principaux. D'un point de vue épistémologique, les rapports sociaux entre les hommes et les femmes sont considérés comme centraux dans la construction des pratiques et des représentations. Cette prise de position va permettre une distanciation de l'universalité considérée comme masculine, ainsi que l'étude des faits sociaux considérés comme naturels (le sexe) ou culturel (le genre). D'un point de vue stratégique, ce concept permet de dépolitiser les recherches académiques. Par conséquent, il permet d'amoindrir le militantisme féministe et favorise l'acceptation de ces études par le monde universitaire.

Auteurs associés aux études de genre

La sociologue britannique Ann Oakley : est la première chercheuse à utiliser le concept de genre en incluant une dimension sociale et culturelle dans le terme sexe. Au Canada, ce concept est dénommé sous le terme de « sexo-spécificité », alors qu'en France il est dénommé sous le terme de « catégorie sociale de sexe ».
L'anthropologue Gayle Rubin : est une des premières chercheuses à nommer le sex/gender system, qu'elle définit comme la représentation sociale du sexe biologique. Sa vision du rapport entre le sexe et le genre serait à l'image d'un « porte-manteau » corporel.
Linda Nicholson[ : comprend le rapport entre le sexe et le genre comme dépendant. Sa conception considère la variable biologique comme intégrée à la variable culturelle. D'après les travaux de Laqueur sur lesquels elle s'appuie, les différences sexuelles sont porteuses de significations « genrées » et situées dans une société particulière à une période donnée.

Réception critique

Réception dans les sciences sociales

Des travaux dans les champs de la neurobiologie, de la génétique ou en psychologie cognitive arrivent à des conclusions partagées quant à l'idée que le genre serait indépendant du sexe biologique. Les travaux récents d'une psychologue et d'une philosophe insistent sur les « différences dues à l'action des gènes, des hormones, voire à une organisation neuronale sexuée ».
L'anthropologue australien Frank Salter (en), après avoir brossé un tableau de l'historique des idées sur le genre, précise que la biologie de la différenciation sexuelle contredit l'idée que l'identité de genre serait indépendante du sexe. Bien que cela ne remette pas en cause toutes les théories de genre, cela les limite. « La biologie détermine si une personne a des organes reproducteurs mâles ou femelles, ce qui correspond habituellement à sa sexualité, la structure de son cerveau et à ses préférences. Aucun changement de coutumes, de lois, de croyances, d'endoctrinement ou de pratiques n'a ces effets ». Selon lui, les études de genre font preuve d'une prévention contre la biologie (anti-biological bias), qui pourrait être corrigée par l'établissement d'équipes pluri-disciplinaires intégrant des biologistes comportementaux .

Réception dans les sciences exactes

Lise Eliot, neurobiologiste, précise que le processus de différenciation sexuelle s'enclenche dès le milieu du premier trimestre de grossesse, que « garçons et filles sont influencés dans l'utérus par différents gènes et différentes hormones qui leur sont propres », notamment par la testostérone. Son influence a pour conséquence durant la période de quatre mois, avant la naissance, durant laquelle les fœtus sont exposés à la testostérone, de les « masculiniser entre les jambes et, dans une certaine mesure, dans leurs cerveaux embryonnaires », et en particulier cela lui permet d'avancer que « longtemps avant qu'ils n'entrent en contact avec notre culture très codifiée entre masculin et féminin, leurs cerveaux sont préparés à ne pas réagir tout à fait de la même manière à certains aspects de notre environnement ». Mais face au peu de preuves montrant une différence entre cerveaux d'enfants de sexes différents, Lise Eliott explique les observations des différences comportementales entre garçons et filles par l'éducation parentale à la reconnaissance de soi comme appartenant à l'un ou l'autre des sexes. Par exemple, elle rappelle que l'étude des préférences des jouets chez les bébés indique que les filles comme les garçons entre l'âge de 6 et 12 mois préfèrent les poupées aux petites voitures. D'après elle, c'est à partir de l'âge de un an, avec le développement du sentiment d'appartenance sexuée chez l'enfant, que les garçons et les filles commencent à se conformer aux comportements sexués qui sont attendus d'eux.
De manière similaire, la neurobiologiste Catherine Vidal réfute l'idée d'un « déterminisme biologique »et estime que du fait de la plasticité cérébrale, la différence entre les cerveaux des deux sexes est négligeable comparée aux différences individuelles. Se basant sur des techniques d’imagerie cérébrale comme l'IRM, elle explique qu'à la naissance, seules 10 % des terminaisons nerveuses entre neurones sont faites et les 90 % se construisent « progressivement au gré des influences de la famille, de l'éducation, de la culture, de la société ». Ainsi, « À la naissance, le bébé humain ne connaît pas son sexe » et si les femmes et des hommes adoptent des comportements de genre stéréotypés, « la raison tient d'abord à une empreinte culturelle rendue possible grâce aux propriétés de plasticité du cerveau humain ».

Réception par les philosophes et intellectuels

La juriste et philosophe Élizabeth Montfort, si elle reconnaît que l'individu grandit selon un conditionnement social et sexuel certain et que le concept de genre a permis aux féministes américaines d'étudier la place des femmes dans la société, critique ce qu'elle appelle « le dérapage vers l'idéologie » des études de genre, « lorsqu'une fraction de ces féministes a arbitrairement décidé que l'humain ne devait pas s'identifier qu'à partir de son genre ou sexe social, sans prendre en compte le corps sexué, par l'indifférenciation des sexes », dans le but de tendre vers une égalité qu'elle qualifie de « rupture anthropologique majeure, où le social prime sur le biologique, le corps sexué n’entrant désormais plus dans la définition de l'homme ou de la femme ». Elle critique aussi ce qu'elle considère être une récupération de ces études par des militants LGBT, amenant à ce que genre et sexe ne soient plus dissociés, mais opposés : « L'humain retrouve donc réduit, et de manière obsessive, à sa simple orientation sexuelle » et non plus au système binaire homme/femme.
 
Source: Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
http://www.lesarment.com/

Crémation des personnes, à la lumière de la Bible ?

Que penser de l'incinération des personnes, à la lumière de la Bible ?
D'après l'article de Norbert Lieth intitulé : Cendres humaines transformées en diamants

L'Appel de Minuit (Revue Internationale sur la prophétie biblique) Septembre 2007
Une firme offre une nouvelle sorte d'inhumation, à savoir, transformer les cendres de chers défunts en diamants.
Une jeune entreprise suisse innovante et en pleine expansion, du nom d'Algordanza, dont le siège est situé à Coire (Suisse), fondée en 2004 et active partout dans le monde, écrit sur la page d'accueil de son site Internet (www.algordanza.ch, puis onglet Algordanza) :
"Algordanza est une société à la fois pionnière et visionnaire, car elle propose une nouvelle sorte d'inhumation. Algordanza (terme romanche signifiant : souvenir) se charge de la tâche inspirante de transformer les cendres de chers défunts en diamants uniques.
Les diamants d'Algordanza sont des souvenirs matérialisés d'un être cher, symbolisant la proximité personnalisée, l'immortalité et l'amour. Il s'agit, pour les familles, de la manière la plus belle et la plus personnalisée de se souvenir d'un cher défunt.
Les diamants Algordanza sont absolument uniques et sont issus exclusivement des cendres résultant de la crémation - sans aucun produit ajouté ni complément. Chaque étape de la production est documentée de manière complète. Le diamant est remis avec un certificat contenant l'analyse chimique.
Algordanza est en pleine expansion. Nous sommes déjà représentés dans 21 pays. Notre objectif est d'être représentés dans tous les pays du monde et sur tous les continents."
 
Le meilleur souvenir d'un être cher figure dans la Bible, plus précisément dans les promesses concernant la mort de ceux qui croyaient en Jésus. Savoir que leur existence n'est pas éteinte et que seul leur corps se décompose dans la terre, mais que leur âme-esprit vit et a une demeure auprès de Dieu, est le souvenir le plus encourageant que l'on puisse avoir. Dieu a dit: "Tes morts vivront!" (cf. Esaïe 26:19).
 
Le thème de la "crémation" préoccupe toujours les chrétiens. Ce sujet de discussion traité de manière fort controversée entraîne très souvent des conflits et des attaques. Ce seul fait indique que ce sujet cache bien plus que ce qui est communément admis ou que l'on veut bien admettre. A propos du thème "Inhumation ou crémation", M. Peschutter a rédigé un article remarquable que nous sommes autorisés a publier ci-après :

 
Inhumation ou crémation - une question ouverte ?
 
Manifestement, de plus en plus de personnes optent pour la crémation. Les arguments les plus divers conduisent à la décision de faire placer plus tard ses cendres dans une urne. Ces arguments proviennent du domaine de l'économie sociale (économie politique), de la sociologie des religions (théorie du comportement entre religion et économie) et de la philosophie religieuse. Cependant, il existe aussi des raisons valables au sein de la politique sociale laissant apparaître la crémation comme une tendance de l'avenir opportune absolument logique, juste, voire respectueuse de l'environnement.
L'idée d'une destruction complète par le feu va à l'encontre de la peur de la présence réelle de Dieu qui n'est que trop souvent refoulée. L'homme est une trinité créée par Dieu, composée d'un corps, d'un esprit et d'une âme. L'idée, qui n'a pas encore mûri dans le subconscient, consistant à transformer par des flammes montantes ce tout en un 'rien' épanoui et, partant, à l'anéantir, provient en définitive de l'illusion secrète, souvent entretenue dans l'angoisse, de pouvoir se soustraire à l'existence de Dieu - qui peut encore s'avérer être une réalité ultérieurement (à savoir: dans la mort) - dont on s'est bien peu soucié toute sa vie ou que l'on a complètement niée.
Il faut principalement retenir que la crémation a une origine païenne. Elle est imprégnée de diverses notions magiques du monde des esprits dans la vie ici-bas et dans l'au-delà.
Pour les chrétiens nés de nouveau qui aiment leur Seigneur, il est essentiel de savoir si la Bible, en tant que Parole de Dieu, prend position par rapport à la question énoncée dans le titre ci-dessus.
D'avance, il faut dire que les Israélites de l'Ancien Testament ne brûlaient pas leurs morts, sur la base de la parole de Genèse 3:19 : ... car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière.
Abraham a notamment acheté pour son enterrement la grotte de Macpéla dans laquelle sa famille et lui-même sont inhumés (Genèse. 23:4,9,19; 49:29 à 3 1).
De même, le Nouveau Testament connaît uniquement l'inhumation. Lazare (Jean 11:17), Jean-Baptiste (Marc 6:29), Etienne (Actes 8:2) ainsi que Jésus (Jean 19:40) ont été inhumés.
 
La crémation des corps toutefois mentionnée dans la Bible est une sorte d'inhumation spéciale qui doit avoir lieu uniquement sur l'ordre exprès de Dieu comme nécessité absolument divine, comme acte de justice marqué par la colère.
- Soit Dieu est Lui-même l'exécuteur (par ex. Genèse 19:24),
- Soit Il ordonne à Ses exécuteurs des jugements divins, d'effectuer une crémation punitive (par ex. Josué 7:25-26).
Il n'existe aucune autre alternative pour ces 2 points ni dans l'Ancien Testament ni dans le Nouveau.
Dans l'ensemble des Saintes Ecritures, la crémation des vivants ou des morts est toujours indissociablement liée à l'ardente colère de Dieu :

Alors l'Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu (Genèse 19:24).

Si un homme prend pour femme la fille et la mère, c'est un crime : on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime n'existe pas au milieu de vous (Lévitique 20:14).

Un feu sortit d'auprès de l'Éternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum (Nombres 16:35).

...vous brûlerez au feu leurs images taillées (Dentéronome 7:5).

Celui qui sera désigné comme ayant pris de ce qui était dévoué par interdit (c'est-à-dire : défendu par Dieu) sera brûlé au feu, lui et tout ce qui lui appartient, pour avoir transgressé l'alliance de l'Éternel et commis une infamie en Israël (Josué 7:15).

Josué dit : (il parle à Acan) pourquoi nous as-tu troublés? L'Éternel te troublera aujourd'hui. Et tout Israël le lapida. On les brûla au feu, on les lapida (Acan, sa famille et ses bêtes)... Et l'Éternel revint de l'ardeur de sa colère (Josué 7:25-26).

Voici, il naîtra un fils à la maison de David; son nom sera Josias; il immolera sur toi (l'autel) les prêtres des hauts lieux qui brûlent sur toi des parfums (aux idoles), et l'on brûlera sur toi des ossements d'hommes! (1 Rois 13:2).

Josias... envoya prendre les ossements des sépulcres, et il les brûla sur l'autel et le souilla (2 Rois 23:16).

Il (Dieu) fait pleuvoir sur les méchants des charbons, du feu et du soufre (Psaumes 11:6).

Tu les rendras tels qu'une fournaise ardente... l'Éternel les anéantira dans sa colère, et le feu les dévorera (Psaumes 21:10).

Le feu embrasa leur troupe, la flamme consuma les méchants (Psaumes 106:18).

Voici... Sa colère (la colère de Dieu) est ardente, c'est un violent incendie; ses lèvres sont pleines de fureur, et sa langue est comme un feu dévorant (Esaïe 30:27).

Un bûcher... c'est du feu et du bois en abondance; le souffle de l'Éternel l'enflamme, comme un torrent de soufre (Esaïe 30:33).

Les autres peuples (ici : des ennemis de Dieu), le feu les réduira en chaux, les flammes les dévoreront comme des broussailles coupées (Esaïe 33:12; français courant).
... ils y mettront le feu, et ils la brûleront, avec les maisons sur les toits desquelles on a offert de l'encens à Baal et fait des libations à d'autres dieux, afin de m'irriter (Jérémie 32:29).

Ainsi parle l'Éternel : ...je ne révoque pas mon arrêt, parce qu'il a brûlé, calciné les os du roi d'Edom (Amos 2:1).

Voici, le Seigneur, l'Éternel, proclamait le châtiment par le feu (Amos 7:4).
Il ressort clairement de tous ces passages de l'Écriture que la débauche (fornication), l'impiété, l'idolâtrie et la tromperie, tout comme les incinérations de cadavres (non ordonnées par l'Éternel, Ndr.) sont passibles d'un jugement particulier de Dieu par le feu.
Le grand et dernier jugement divin se fera par le feu. Ce ne seront pas alors des cadavres, mais des gens ressuscités de la première mort naturelle qui seront brûlés vivants. Ce sera la deuxième mort, définitive et éternelle, l'élimination radicale pour toujours :

Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles (Hébreux. 10:26-27).

Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde (c'est-à-dire l'autre) mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu (Apocalypse. 20:14-15).

Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde (l'autre) mort (Apocalypse 21:8).
Celui qui considère les ossements réduits en cendres par le feu comme matériau de base inorganique, voire comme fondement de toute vie (conformément au terme "sol" en Genèse 3:19), pourrait avoir de la peine à trouver d'autres interprétations pour les passages fort clairs précédemment cités.
Une crémation n'est justement pas une question non résolue et donc simplement laissée au libre choix de chacun, mais une interdiction claire et absolue de Dieu. Le feu désigne le châtiment marqué par la colère, et l'anéantissement.
 
En conclusion, la crémation des corps était et reste l'unique terrain de Dieu et est dès lors exclusivement soumise à Sa juridiction. Tout autre empiétement de l'homme sur ce territoire divin du Tout-Puissant est une usurpation atroce à l'égard de Dieu et sera sévèrement puni par Lui. L'ignorance humainement volontaire et impertinente revient, dans toute l'acceptation du terme, à jouer avec le feu, voire à miser aveuglément sur l'ardente colère de Dieu et à Le provoquer pour la destruction fatale pour toujours."
Voilà pour ce qui est de M. Peschutter. Certains chrétiens peuvent à présent se demander avec inquiétude ce qu'il adviendra d'eux si les membres de leur famille veillent à ce qu'ils soient incinérés après leur mort et que eux-mêmes ne puissent rien y changer. Que deviennent ceux qui, sans en être responsables, meurent brûlés dans un accident ou une catastrophe ? Et qu'est-il arrivé aux premiers martyrs morts sur le bûcher ?
Le thème de la crémation n'aborde pas la question de savoir si Dieu n'a pas le pouvoir de ressusciter également ces personnes qui ont été réduites en cendres et de leur donner un corps de gloire - naturellement, Il peut le faire et Il le fera. Non, il se rapporte à un principe biblique que nous devrions suivre, voire à un acte d'obéissance. A l'instar de toutes les questions relatives à la vie chrétienne, il s'agit de reconnaître la volonté de Dieu et de la traiter dès lors de manière spirituelle.
Comme le mentionne M. Peschutter dans son article, la crémation était souvent associée à l'idolâtrie et à l'incrédulité ou avait un rapport avec le jugement de Dieu concernant des fautes particulièrement graves. Nous pourrions également dire que la crémation des corps est quelque peu contre nature parce que Dieu nous enseigne quelque chose d'autre à travers l'inhumation de l'homme. Dieu a créé l'homme à partir de la poussière et, à sa mort, ce dernier doit retourner à la poussière et non pas en cendres :

"C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière" (Genèse 3:19). Le passage de Deutéronome 34:1 à 6 décrit la manière dont Dieu Lui-même a enterré Son serviteur Moïse. Et parce que Dieu a agi de la sorte, Il nous a donné un exemple clair démontrant que Lui, l'Eternel, est pour l'inhumation.
Le Seigneur a en horreur le sacrifice d'hommes par le feu comme il en ressort du passage de Jérémie 19:5-6 :

"Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : ce que je n'avais ni ordonné ni prescrit, ce qui ne m'était point venu à la pensée. C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où ce lieu ne sera plus appelé Topheth et vallée de Ben Hinnom, mais où on l'appellera vallée du carnage." Le mot hébreu Ge-Hinnom (en grec Ge-Henna) est devenu l'incarnation de l'enfer. Aussi bien le mot hébreu que le terme grec sont utilisés pour désigner l'enfer. Jésus a souvent parlé de cette vallée de "la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas, où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas" (cf. Marc 9:43-48).
Les crucifiés étaient considérés comme des personnes malhonnêtes et sans droits. C'est pourquoi, ils étaient souvent brûlés (incinérés) dans la vallée de Ge-Hinnom.
L'encyclopédie Wikipedia dit à ce propos : "D'après certains chercheurs, au temps de Jésus, les corps des personnes qui enfreignaient la loi étaient également brûlés à cet endroit après leur exécution. La représentation de corps humains en feu a par la suite inspiré les théologiens juifs et, plus tard, les théologiens chrétiens à y voir une image de 1'enfer."
A présent, nous comprenons également pourquoi Jésus a parlé de l'enfer et du feu éternel en faisant allusion à la "vallée de Ben-Hinnom". Il est bien possible que l'on ait également voulu brûler ou enterrer Jésus dans cette vallée après Sa crucifixion, car la Bible dit : "On lui donna son sépulcre avec les méchants" (Esaïe 53:9; version Darby). Cependant, le Père céleste a maintenu Sa main protectrice sur le corps de Son Fils, qui, sans péché, avait toujours la faveur de Dieu. C'est pourquoi, la Bible poursuit : " ...mais il a été avec le riche dans sa mort parce qu'il n'avait fait aucune violence et qu'il n y avait pas de fraude dans sa bouche." Cette parole prophétique s'est accomplie environ 700 ans plus tard. Après la mort de Jésus sur la croix, Il fut mis au tombeau comme suit : "Le soir étant venu, arriva un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus. Il se rendit vers Pilate et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc, et le déposa dans un sépulcre neuf, qu'il s'était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du sépulcre, et il s'en alla. Marie de Magdala et l'autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du sépulcre" (Matthieu 27:57 à 61).
Jésus ne pouvait pas être brûlé ou enterré dans la vallée de Ge-Hinnom parce qu'Il était le seul à n'avoir jamais commis la moindre injustice. Ce fait est un message d'amour profond que Dieu nous adresse. Car, en Jésus-Christ, tous ceux qui en sont venus à croire en Lui sont protégés de la damnation éternelle de l'enfer. Jésus ne livre pas à la mort, au tombeau et à la géhenne, celui qui s'est tourné vers Lui dans une profonde repentance et qui s'est vraiment converti à Lui. A l'instar de Jésus qui est ressuscité d'entre les morts, tous ceux qui croient en Lui doivent également ressusciter d'entre les morts (cf. 1 Corinthiens 15:23).
Le corps du défunt doit être enterré tout comme la semence que l'on met dans la terre. Jésus a déclaré en faisant allusion à Sa propre mort : "En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit" (Jean 12:24).
Et Paul écrit dans le grand chapitre sur la résurrection : "...puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre" (1 Corinthiens 15:38).
Ces passages montrent que le corps de l'homme équivaut à une semence. Et, dès lors, comme une semence est semée dans la terre, le corps ne doit pas être incinéré, mais déposé en terre. Les termes "semer" ou "semence" reviennent au moins huit fois dans les versets 33 à 58. En outre, nous pouvons lire dans le verset 42 de ce même chapitre : "Ainsi en est-il de la résurrection des morts : le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible" (voir aussi les versets 52 à 54). Dès lors, il est clairement établi que le corps est semé corruptible, comme dans le cas d'une inhumation normale, et ne doit pas être incinéré. Nous devrions tenir compte de ce principe établi par Dieu et l'appliquer.
 
http://www.latrompette.net/
 
 

jeudi 17 octobre 2013

La crémation

La crémation est une technique funéraire visant à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain mort. Les cendres peuvent ensuite faire l’objet d’un rituel, comme être conservées dans une urne ou dispersées dans un lieu, qui est parfois symbolique comme dans l’océan pour des marins.

La crémation a été institutionnalisée en Asie par le bouddhisme et l’hindouisme, étant avec l’enterrement l’une des techniques les plus communément utilisées par l’Homme. L’embaumement ou la thanatopraxie sont utilisés, et peuvent précéder une crémation.

Le terme que l’on retrouve dans le Trésor de la langue française informatisé est « crémation » qui est l’action de « crémer », autrement dit « de brûler un cadavre ».

Le Petit Larousse indique le mot « cramer » (ancien provençal « cramar », « brûler », du latin « cremare », « brûler ») mais il paraît impossible d’utiliser ce mot aujourd’hui.

Le terme d’incinération (issu du substantif latin « cinis », « cineris » qui veut dire « cendre ») est utilisé préférentiellement à celui de crémation jusqu'au XIXe siècle mais notre civilisation « moderne » fait la distinction depuis qu'elle a rattaché le terme incinération à « déchets ». Crémer est un terme existant dans la langue française depuis le XIIe siècle et crémation depuis le XIIIe siècle, mais ils sont peu usités jusqu’au XIXe siècle.

On retrouve dans divers documents des termes comme « crématoriser », « crématiser » et « crématiste », mais ils restent marginaux et sont à l’heure actuelle des néologismes.

On peut cependant constater que, face à l’utilisation courante mais fausse de l’expression « incinérer un corps », l’introduction d’un de ces termes dans la langue française permettrait de faire une différenciation nette entre « incinération des ordures » et « crémation des corps ».

Depuis quelques décennies en occident et dans les pays occidentalisés, la crémation se réalise dans un crématorium. Le corps est placé dans un cercueil et celui-ci dans un four crématoire chauffé à 850 °C ou plus. C’est la chaleur et non les flammes qui réduit en cendres le cercueil et le corps. La crémation dure environ 1 h 30.

En Israël, l’usage des crématoriums est très mal vu car cela rappelle les fours des camps d’extermination utilisés lors de la Shoah.

Position des différentes religions


Christianisme

Le verset de la Genèse (3, 19) « Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (en latin, Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris), laisse supposer que l'homme doit être inhumé, la poussière étant assimilée à la glaise à partir de laquelle a été façonné Adam, mais la poussière peut aussi bien être interprétée comme de la poussière « de terre » ou de la poussière « de feu » (c.à.d. les cendres).

Les Israélites de l'Ancien Testament ne brûlent pas leurs morts, la crémation étant uniquement un acte de justice divine : punition individuelle comme dans le Lévitique (20, 14) « Si un homme prend pour femmes la fille et la mère, c'est un crime : on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime n'existe pas au milieu de vous », punition collective comme dans la Genèse (1, 24) « Alors l'Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l'Eternel »
L'inhumation des corps s'impose progressivement dès le début du christianisme, s'appuyant sur les principaux personnages du Nouveau Testament qui ont une sépulture afin de conserver l'intégrité du corps en attente du Jugement Dernier. Néanmoins crémation et inhumation cohabitent encore pendant les premiers siècles du christianisme, les empereurs romains privilégiant la crémation. La crémation s'oppose ainsi au dogme de la résurrection des corps et est condamnée par l'Église jusqu'au XIXe siècle, le décret du 19 mai 1886 de la Congrégation Suprême du Saint-Office refusant les funérailles religieuses à celui qui demande la crémation mais ce décret s'attaque plus aux sociétés crématistes qu'au rite même de la crémation et s'impose alors que plusieurs prêtres ont choisi spectaculairement la crémation pour leurs propres funérailles, tel Savi Scarpone à Rome ou Giovanni Sartorio à Milan. Alors que se développent les enterrements civils dans l'occident chrétien, ce décret s'inscrit dans le prolongement de Humanum Genus, encyclique du pape Léon XIII donnée le 20 avril 1884 qui condamne le relativisme philosophique de la franc-maçonnerie favorable à l'incinération.

L’Église catholique romaine tolère la crémation depuis le décret De cadaverum crematione du 5 juillet 1963 et la publication du Saint-Office « Instructio de cadaverum crematione » parue le 24 octobre 1964, mais la déconseille : ce décret précise que « l’incinération du corps ne touche pas à l’âme et n’empêche pas la toute puissance de Dieu de rétablir le corps, de même elle ne contient pas en soi une négation objective de ces dogmes », aussi l'Église « n’est pas opposée et ne s’oppose pas à l’incinération » mais « a toujours voulu encourager la pieuse et constante coutume d’ensevelir les corps des fidèles », concluant que « l’esprit de l’Église est étranger à la crémation ».

La logique des funérailles chrétiennes repose sur trois principes : le corps, l’imitation du Christ et le deuil.

La brutalité de la crémation met en cause le processus d’acceptation progressive, nécessaire au deuil, rendu plus difficile en l’absence de traces concrètes. C’est pour cela que l’Église catholique romaine, si elle ne refuse pas la crémation, demande qu’elle soit précédée par la célébration des funérailles, avec le cercueil, à l’église.

Cette vision n'est pas valable pour les Catholiques traditionnalistes, à l'image de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui estime l'acte de crémation comme « gravement peccamineux, comparable au péché public, à l’apostasie, à l’excommunication et au suicide».

Les protestants ne voient aucune objection à caractère biblique contre la crémation, exception faite de certains qui y voient une forme d’insoumission au processus naturel de putréfaction voulu par Dieu.

L'Église orthodoxe condamne la crémation volontaire pour plusieurs raisons :
La crémation est étrangère à la tradition de l'Église ;
L'insistance sur l'enterrement est fondée sur le respect du corps humain comme œuvre de Dieu, à quoi s'oppose la violence de la crémation et le traitement subi par le corps ;
Certaines motivations de la crémation comme le mépris du corps, la volonté d'effacer la mémoire du défunt, la destruction totale d'une personne, sont considérées comme incompatibles avec la foi chrétienne.

L'Église de Grèce a publié en 2006 un texte qui déclare que « l'Église ne s'oppose pas et n'a pas le droit de s'opposer à la crémation des défunts appartenant à d'autres religions ou d'autres confessions chrétiennes. Pour les fidèles Orthodoxes, cependant, elle recommande selon la longue tradition ecclésiale l'ensevelissement comme seule voie de décomposition du corps humain décédé ». Un fidèle Orthodoxe voulant subir la crémation ne peut pas recevoir d'obsèques religieuses, sauf si la crémation est faite contre sa volonté.

Islam

La crémation n'est pas tolérée par l’islam, cette religion possède ses propres rites funéraires.

Judaïsme

Traditionnellement, la crémation est interdite par le judaïsme. Les Juifs refusent le procédé de la crémation. Un crématorium dont le lieu était tenu secret a néanmoins existé en Israël entre 2005 et 2007 mais il n’a pas servi car un incendie volontaire par des ultra orthodoxes l’a rendu définitivement hors service.

Les versets 12 et 13 du chapitre 31 du Premier livre de Samuel est l'unique référence dans l'Ancien Testament sur une crémation volontaire décidée par l'homme mais elle pose problème aux exégètes et aux historiens de la religion, le verbe hébraïque pouvant aussi bien se traduire par « incinérer » que par « embaumer ». Inexact: le texte est sans ambiguïté, le verbe hébreu utilisé est tout à fait commun: verbe saraf "brûler". Saül ayant été décapité et mutilé, les citoyens de Jabès en Galaad semblent avoir brûlé son corps afin de dissimuler les préjudices qu’il avait subis. En agissant ainsi, ils ont fait disparaître toute trace de mutilation, avant de les enterrer selon la coutume israélite.
D'autre part le texte de 1 Sam 31. 13 dit les os ne sont pas brûlés mais enterrés.

Cendres

Les cendres résultant de la crémation sont la partie calcaire des os. Dans la pratique, la crémation se déroule à une température de 850 °C dans un appareil soumis à un fort apport d’air frais permettant la combustion. Le bois du cercueil, les vêtements, les chairs, tout est transformé en gaz ou en poussières évacués avec les fumées. Pour les adultes, ce que l’on retrouve dans l’appareil est constitué des restes calcinés des os qui se présentent sous forme de fragments plus ou moins importants mais reconnaissables : on peut ainsi bien distinguer les différents os. Ce sont ces derniers qui étaient disposés dans des urnes cinéraires dans la tradition grecque ou latine et même à l’époque moderne au début du XXe siècle.

Pour faciliter la dispersion, la réglementation française prévoit le broyage des os. Il ne se justifie pas lorsque l’on pratique l’inhumation des cendres ou le dépôt en cases de columbarium. Elle est même pénalisante pour les populations issues du Sud-est asiatique qui souhaitent pouvoir garder certains os intacts.

La calcination des os aboutit non pas à du calcaire (carbonate de calcium) mais à un mélange de phosphates de calcium
Source: Wikipédia

mercredi 16 octobre 2013

La prière du "Notre Père" reformulée par les catholiques

Matthieu 6:13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !
    Louis Segond version 1910

Malgré son grand âge, la Bible n'a rien d'un écrit immuable, et les catholiques francophones devraient bientôt le réaliser pleinement. Depuis près de vingt ans, 70 experts travaillent en effet sur une nouvelle traduction du texte sacré, finalement validée cet été par le Vatican. Ce nouveau texte, qui doit remplacer la dernière version de 1993, devrait bousculer un peu les habitudes des croyants. Selon Le Progrès en effet, "la prière la plus précieuse des chrétiens va ainsi être reformulée pour les catholiques de tous les pays francophones". "A la messe, les prêtres ne liront plus le 'Notre-Père' en demandant à Dieu : 'Et ne nous soumets pas à la tentation.' Ils diront : 'Et ne nous laisse pas entrer en tentation.'"
Cette nouvelle version de la Bible sera diffusée en France par les éditions Mame/Fleurus à partir du 22 novembre prochain, selon La Vie. Mais l'hebdomadaire chrétien rappelle que pour que la prière du "Notre-Père" soit définitivement changée, elle doit être également validée par le Missel, qui devrait connaître une nouvelle traduction à son tour en 2014-2015, d'après les informations du Dauphiné libéré.
Une validation qui pourrait être d'autant plus difficile à obtenir que la formule "Et ne nous soumets pas à la tentation" est le fruit d'"un accord obtenu entre catholiques, protestants et orthodoxes, entre 1964 et 1966, au moment du Concile, et de sa volonté d'ouverture œcuménique". Une unanimité qui pourrait bien voler en éclats avec la nouvelle version du texte.
Source: Le Monde

__________________________________________________________________________________________________
Une nouvelle Bible liturgique, texte de référence officiel de l'Église catholique, va être publiée le 22 novembre par l'éditeur Mame. Des innovations importantes ont reçu l'accord de Rome.

L'Église catholique a sans doute l'éternité devant elle. Il lui aura fallu près d'un demi-siècle pour corriger une erreur fondamentale dans la traduction française de la prière centrale de l'Évangile enseignée directement par le Christ à ses apôtres: le «Notre Père». L'erreur porte sur la sixième demande: «Ne nous soumets pas à la tentation». Il faudra désormais dire «Et ne nous laisse pas entrer en tentation».
Cette formulation malencontreuse, désormais corrigée, a laissé penser depuis 1966 où elle est entrée en vigueur - au grand dam des milieux traditionalistes qui s'y sont toujours opposés - que «Dieu, infiniment bon et source de toute bonté, puisse pousser l'homme au mal et au péché» explique le P. Frédéric Louzeau, théologien, auteur d'un remarquable ouvrage récent sur le sujet (La prière du mendiant, l'itinéraire spirituel du «Notre Père», éditions Parole et Silence - Collège des Bernardins). Un contresens total, donc, «blasphème» pour certains qui préféraient la formulation «Ne nous laissez pas succomber à la tentation». Formule équivoque, enfin, lue en chaire dans toutes les églises du monde francophone, priée publiquement ou intimement par des millions de catholiques mais induisant, dans des esprits non avertis, une sorte de perversité d'un Dieu, demandant de supplier pour échapper au mal que lui-même attiserait…




Cette ambiguïté va cesser. Le 22 novembre prochain les éditions Mame publient une nouvelle traduction en français de la Bible liturgique qui a été approuvée par le Vatican le 12 juillet dernier. La «Bible liturgique», est vraiment le texte de référence, officiel, lu dans toutes les églises lors de toutes les messes et enseigné dans le catéchisme. L'information, révélée le 5 septembre dernier par l'hebdomadaire Famille Chrétienne est passée relativement inaperçue car beaucoup d'autres modifications importantes (la prière du «magnificat» ou la formulation des célèbres «béatitudes») sont attendues dans ce texte encore tenu secret. En effet, c'est à une traduction totalement nouvelle - à l'exception des psaumes - que s'est livrée pendant dix sept années de travail une équipe de soixante-dix traducteurs! Ils sont partis des textes originaux araméens, grecs, hébreux, et non des traductions déjà existantes. Une méthode de mise à jour radicale du sens profond qui a permis l'établissement de ce «nouveau» «Notre Père».
Nouveau mais pas neuf, à vrai dire, car la controverse sur cette mauvaise traduction - dont les conséquences sur les mentalités sont incalculables - est d'abord due à un compromis œcuménique passé en 1966 (à la fin du Concile Vatican II) avec les orthodoxes et surtout avec les protestants réformés. Il s'agissait d'aboutir à un «texte commun» du Notre-Père. Mais, dès 1965 pourtant, la Bible Segond, Bible protestante avait adopté ce «ne nous laisse pas entrer en tentation». Tout comme la Bible de Jérusalem à partir de 2000.
La véritable cause du problème vient d'une difficulté de bien traduire une nuance subtile du Notre Père. Elle a été mise en évidence par l'abbé Jean Carmignac en 1969 puis par l'exégète Jean Delorme et enfin par le professeur de l'école biblique de Jérusalem, Raymond-Jacques Tournay en 1995. Il y a un piège grammatical dans l'araméen, que l'hébreu renforce touchant le verbe «soumettre». Selon le contexte de la phrase, et la date de son usage dans l'ancien ou le nouveau Testament, il revêt trois sens différents: «soumettre», «mettre à l'épreuve» ou «tenter» (dans le sens de pousser directement au mal). En français donc, la traduction littérale la plus stricte - «soumettre» - s'est révélée, à l'usage, fausse sur le plan théologique: Dieu, selon les théologiens, ne pouvant être la cause du mal. La traduction nouvelle «ne nous laisse pas entrer en tentation» est sans doute moins proche du texte original mais elle est plus juste sur le fond: elle indique, selon ces différents théologiens, que Dieu tolère effectivement la «tentation». Mais en vue, assurent-ils, de préserver - et de renforcer- la liberté de l'homme, de pouvoir dire non au mal.
Source: Figaro
___________________________________________________________________________________________________

Induire:  eisphero (ice-fer’-o) en grec

εισφερω
Louis Segond - induire, faire entrer, s’introduire, apporter, porter ;
1) amener dans ou vers, introduire quelqu’un ou quelque chose dans
2) mener à, conduire dans


Éditions Clé (traduction) 
___________________________________________________________________________________________________

Ne nous soumets pas à la tentation.

    
Ne nous soumets pas à la tentation est la sixième demande et avant-dernier verset du Notre Père, dans sa traduction française dite « œcuménique » employée par les chrétiens depuis 1966. Elle est le fruit d'une commission liturgique œcuménique francophone réunie en 1965, à laquelle participèrent le pasteur lausannois Pierre Bonnard (1911-2003) et le père bénédictin Belge Jacques Dupont, probables responsables de l'acceptation de la formule. Il semblerait qu'elle ait été utilisée la première fois par un "anonyme protestant" en 1922. Elle apparaît pour la première fois dans la traduction de la Bible (dite du Centenaire ) éditée à partir de 1916 par la Société biblique protestante de Paris (à l'occasion de son centenaire). Plus précisément dans l'Évangile selon Matthieu (6,13), traduit par Maurice Goguel et publié en 1928. La traduction de cette formule est un sujet de débat au sein des Églises catholique et orthodoxe.
Certains orthodoxes ont tranché récemment et renoncé en 2004 à la traduction œcuménique. L'idée que Dieu pourrait vouloir tenter une personne pour la faire pécher parait critiquable à certains théologiens. Tous s'accordent cependant à dire qu'il ne s'agit aucunement d'un demiurge ésotérique.
Finalement, le 12 juillet 2013, le Vatican a approuvé la publication d'une nouvelle traduction en français de la Bible liturgique, où la formule sera désormais «Et ne nous laisse pas entrer en tentation».

La difficulté de la traduction française

Le verbe employé dans le texte original grec, εἰσενέγκῃς / eisenégkêis, de εἰσφέρω / eisphérô signifie « introduire, amener dans, induire à ». De même, dans le texte latin, inducere in, signifie aussi bien « faire entrer » (dans quelque chose) que « entraîner à » (quelque chose).
Ainsi, certains pensent que la phrase veut dire « Ne nous abandonne pas lors du grand jugement ». Jusque dans les années 1970, la traduction catholique (non officielle) en était « ne nous laissez pas succomber à la tentation ».
Des orthodoxes francophones se sont prononcés en 2005 pour l'emploi de la formule « Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve ». En 2013, la nouvelle traduction de l'Église catholique est « Et ne nous laisse pas entrer en tentation », en octobre 2013, il n'est pas encore sûr que cette nouvelle traduction sera utilisée également pour le Missel.

Le problème posé par le choix de la formule œcuménique

La tentation fait partie du plan de Dieu pour les justes, d'après les écritures. « Dieu les a mis à l'épreuve et il les a trouvés dignes de lui ; comme l'or au creuset, il les a éprouvés, comme un parfait holocauste, il les a agréés » (Sagesse, 3) Même Jésus, puisqu'il était humain, a été tenté en toutes choses comme tel, mais sans jamais pécher (He 4:15). « Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces : mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1Co 10:13). On retrouve cette même idée dans L'Imitation de Jésus-Christ : « Je continue de visiter mes élus de deux manières: par la tentation, et par la consolation ».
Pour le chrétien convaincu, le problème dans ce passage n'est donc pas que l'épreuve soit permise par Dieu, mais au contraire l'idée de demander à Dieu de ne pas conduire son fidèle quelque part : si Dieu l'y conduit, n'est-ce pas bon pour lui ? Le psaume 23 se fait l’écho de cette certitude : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. »
La première clef du passage est que la « tentation » n'est pas nécessairement la « convoitise » (au sens commun) ou même l'épreuve, mais au sens étymologique, tout ce qui retient : « teneo, tenere, tentum », c'est la même racine que « tenir », « rétention ». La convoitise est certainement une épreuve, et l'épreuve peut conduire à une tentation-rétention, mais de deux manières. Celui qui n'a pas résisté à l'épreuve se trouve bloqué par son échec ; mais aussi, plus subtilement, celui qui craint l'épreuve se trouve bloqué par sa propre peur. Dans les deux cas, il faut retrouver les moyens d'avancer.
La deuxième clef du passage est que pour le chrétien, même si Dieu l'accompagne comme un berger fidèle, l'Homme est libre : il est maître de son destin. Et quand l'Homme mène sa barque, avec ses moyens limités, il lui arrive de se bloquer lui-même. Pour s'en sortir, il prie Dieu de le guider : le Berger intervient sur les brebis bloquées par les ronces.
Ce que les chrétiens demandent ici à Dieu, c'est — dans ce cas — de ne pas les laisser s'enfoncer (inducere) dans leur propre enfermement (tentationem), mais de leur donner les moyens de s'en sortir. Cette demande est prolongée par celle du dernier verset, « délivre-nous du Mal ». Le « mal » dans l'absolu n'est pas telle ou telle interdiction, mais d'une manière générale tout ce qui éloigne de Dieu. Ici, de même, le chrétien demande d'être délivré de ce qui le retient d'aller vers Dieu.
« Dans l'épreuve de la tentation, que personne ne dise : "Ma tentation vient de Dieu." Dieu en effet ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jc 1, 13).
Lorsque nous demandons « Ne nous soumets pas à la tentation », nous exprimons notre conscience que « l'ennemi ne peut rien contre nous, si Dieu ne l'a pas d'abord permis. Ainsi nous devons mettre entre les mains de Dieu nos craintes, nos espérances, nos résolutions, puisque le démon ne peut nous tenter qu'autant que Dieu lui en donne le pouvoir ».

Une traduction sémitisante

Dans la Bible traduite par André Chouraqui, traduite directement des textes orignaux dans un style volontairement sémitisant, on peut se faire une autre idée des versets de Luc:
2. Il leur dit: « Quand vous priez, dites:
Père, ton nom se consacre; ton règne vient.
3. Donne-nous chaque jour notre part de pain !
4. Remets-nous nos fautes,
puisque nous aussi nous les avons remises à tous nos débiteurs. Et ne nous fais pas pénétrer dans l’épreuve ! »
Et celui de Matthieu:
9. Vous donc, priez ainsi:
« Notre père des ciels, ton nom se consacre,
10. ton royaume vient, ton vouloir se fait, comme aux ciels sur la terre aussi.
11. Donne-nous aujourd’hui notre part de pain.
12. Remets-nous nos dettes, puisque nous les remettons à nos débiteurs.
13. Ne nous fais pas pénétrer dans l’épreuve,
mais délivre-nous du criminel. »

 Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre