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Blog chrétien. Tout pour Yeshoua Ha'Mashiach/Jésus-Christ de Nazareth !
Nous fondons notre foi sur Jean 3:16: "Oui, Dieu a tant aimé les hommes qu’il a donné son Fils, son unique, pour qu’aucun de ceux qui se confient en lui ne soit perdu, mais que chacun accède à la vie éternelle."
Davwa, Bondyé sitèlman enmen lènonm-lan, i ba yo sèl yich-li a pou tout moun ki mete konfyans yo nan li pa pèd lavi yo. Okontrè, yo ka gen lavi ki pa ka janmen fini.
Fraternellement.
Jean-Pierre LAUHON/JipÈl
7bonne-nouvelle , le 03/05/2013

L'idée m'est venue de créer un blog afin d'y mettre tous mes messages envoyés tous les jours à vingt de mes ami(e)s chrétien(ne)s.
En effet, à plusieurs reprises, les textos sms et whatsApp m'étaient redemandés.
Ce blog servira d'archives avec un plus: les commentaires que vous pourrez laisser.




jeudi 17 octobre 2013

La crémation

La crémation est une technique funéraire visant à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain mort. Les cendres peuvent ensuite faire l’objet d’un rituel, comme être conservées dans une urne ou dispersées dans un lieu, qui est parfois symbolique comme dans l’océan pour des marins.

La crémation a été institutionnalisée en Asie par le bouddhisme et l’hindouisme, étant avec l’enterrement l’une des techniques les plus communément utilisées par l’Homme. L’embaumement ou la thanatopraxie sont utilisés, et peuvent précéder une crémation.

Le terme que l’on retrouve dans le Trésor de la langue française informatisé est « crémation » qui est l’action de « crémer », autrement dit « de brûler un cadavre ».

Le Petit Larousse indique le mot « cramer » (ancien provençal « cramar », « brûler », du latin « cremare », « brûler ») mais il paraît impossible d’utiliser ce mot aujourd’hui.

Le terme d’incinération (issu du substantif latin « cinis », « cineris » qui veut dire « cendre ») est utilisé préférentiellement à celui de crémation jusqu'au XIXe siècle mais notre civilisation « moderne » fait la distinction depuis qu'elle a rattaché le terme incinération à « déchets ». Crémer est un terme existant dans la langue française depuis le XIIe siècle et crémation depuis le XIIIe siècle, mais ils sont peu usités jusqu’au XIXe siècle.

On retrouve dans divers documents des termes comme « crématoriser », « crématiser » et « crématiste », mais ils restent marginaux et sont à l’heure actuelle des néologismes.

On peut cependant constater que, face à l’utilisation courante mais fausse de l’expression « incinérer un corps », l’introduction d’un de ces termes dans la langue française permettrait de faire une différenciation nette entre « incinération des ordures » et « crémation des corps ».

Depuis quelques décennies en occident et dans les pays occidentalisés, la crémation se réalise dans un crématorium. Le corps est placé dans un cercueil et celui-ci dans un four crématoire chauffé à 850 °C ou plus. C’est la chaleur et non les flammes qui réduit en cendres le cercueil et le corps. La crémation dure environ 1 h 30.

En Israël, l’usage des crématoriums est très mal vu car cela rappelle les fours des camps d’extermination utilisés lors de la Shoah.

Position des différentes religions


Christianisme

Le verset de la Genèse (3, 19) « Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (en latin, Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris), laisse supposer que l'homme doit être inhumé, la poussière étant assimilée à la glaise à partir de laquelle a été façonné Adam, mais la poussière peut aussi bien être interprétée comme de la poussière « de terre » ou de la poussière « de feu » (c.à.d. les cendres).

Les Israélites de l'Ancien Testament ne brûlent pas leurs morts, la crémation étant uniquement un acte de justice divine : punition individuelle comme dans le Lévitique (20, 14) « Si un homme prend pour femmes la fille et la mère, c'est un crime : on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime n'existe pas au milieu de vous », punition collective comme dans la Genèse (1, 24) « Alors l'Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l'Eternel »
L'inhumation des corps s'impose progressivement dès le début du christianisme, s'appuyant sur les principaux personnages du Nouveau Testament qui ont une sépulture afin de conserver l'intégrité du corps en attente du Jugement Dernier. Néanmoins crémation et inhumation cohabitent encore pendant les premiers siècles du christianisme, les empereurs romains privilégiant la crémation. La crémation s'oppose ainsi au dogme de la résurrection des corps et est condamnée par l'Église jusqu'au XIXe siècle, le décret du 19 mai 1886 de la Congrégation Suprême du Saint-Office refusant les funérailles religieuses à celui qui demande la crémation mais ce décret s'attaque plus aux sociétés crématistes qu'au rite même de la crémation et s'impose alors que plusieurs prêtres ont choisi spectaculairement la crémation pour leurs propres funérailles, tel Savi Scarpone à Rome ou Giovanni Sartorio à Milan. Alors que se développent les enterrements civils dans l'occident chrétien, ce décret s'inscrit dans le prolongement de Humanum Genus, encyclique du pape Léon XIII donnée le 20 avril 1884 qui condamne le relativisme philosophique de la franc-maçonnerie favorable à l'incinération.

L’Église catholique romaine tolère la crémation depuis le décret De cadaverum crematione du 5 juillet 1963 et la publication du Saint-Office « Instructio de cadaverum crematione » parue le 24 octobre 1964, mais la déconseille : ce décret précise que « l’incinération du corps ne touche pas à l’âme et n’empêche pas la toute puissance de Dieu de rétablir le corps, de même elle ne contient pas en soi une négation objective de ces dogmes », aussi l'Église « n’est pas opposée et ne s’oppose pas à l’incinération » mais « a toujours voulu encourager la pieuse et constante coutume d’ensevelir les corps des fidèles », concluant que « l’esprit de l’Église est étranger à la crémation ».

La logique des funérailles chrétiennes repose sur trois principes : le corps, l’imitation du Christ et le deuil.

La brutalité de la crémation met en cause le processus d’acceptation progressive, nécessaire au deuil, rendu plus difficile en l’absence de traces concrètes. C’est pour cela que l’Église catholique romaine, si elle ne refuse pas la crémation, demande qu’elle soit précédée par la célébration des funérailles, avec le cercueil, à l’église.

Cette vision n'est pas valable pour les Catholiques traditionnalistes, à l'image de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui estime l'acte de crémation comme « gravement peccamineux, comparable au péché public, à l’apostasie, à l’excommunication et au suicide».

Les protestants ne voient aucune objection à caractère biblique contre la crémation, exception faite de certains qui y voient une forme d’insoumission au processus naturel de putréfaction voulu par Dieu.

L'Église orthodoxe condamne la crémation volontaire pour plusieurs raisons :
La crémation est étrangère à la tradition de l'Église ;
L'insistance sur l'enterrement est fondée sur le respect du corps humain comme œuvre de Dieu, à quoi s'oppose la violence de la crémation et le traitement subi par le corps ;
Certaines motivations de la crémation comme le mépris du corps, la volonté d'effacer la mémoire du défunt, la destruction totale d'une personne, sont considérées comme incompatibles avec la foi chrétienne.

L'Église de Grèce a publié en 2006 un texte qui déclare que « l'Église ne s'oppose pas et n'a pas le droit de s'opposer à la crémation des défunts appartenant à d'autres religions ou d'autres confessions chrétiennes. Pour les fidèles Orthodoxes, cependant, elle recommande selon la longue tradition ecclésiale l'ensevelissement comme seule voie de décomposition du corps humain décédé ». Un fidèle Orthodoxe voulant subir la crémation ne peut pas recevoir d'obsèques religieuses, sauf si la crémation est faite contre sa volonté.

Islam

La crémation n'est pas tolérée par l’islam, cette religion possède ses propres rites funéraires.

Judaïsme

Traditionnellement, la crémation est interdite par le judaïsme. Les Juifs refusent le procédé de la crémation. Un crématorium dont le lieu était tenu secret a néanmoins existé en Israël entre 2005 et 2007 mais il n’a pas servi car un incendie volontaire par des ultra orthodoxes l’a rendu définitivement hors service.

Les versets 12 et 13 du chapitre 31 du Premier livre de Samuel est l'unique référence dans l'Ancien Testament sur une crémation volontaire décidée par l'homme mais elle pose problème aux exégètes et aux historiens de la religion, le verbe hébraïque pouvant aussi bien se traduire par « incinérer » que par « embaumer ». Inexact: le texte est sans ambiguïté, le verbe hébreu utilisé est tout à fait commun: verbe saraf "brûler". Saül ayant été décapité et mutilé, les citoyens de Jabès en Galaad semblent avoir brûlé son corps afin de dissimuler les préjudices qu’il avait subis. En agissant ainsi, ils ont fait disparaître toute trace de mutilation, avant de les enterrer selon la coutume israélite.
D'autre part le texte de 1 Sam 31. 13 dit les os ne sont pas brûlés mais enterrés.

Cendres

Les cendres résultant de la crémation sont la partie calcaire des os. Dans la pratique, la crémation se déroule à une température de 850 °C dans un appareil soumis à un fort apport d’air frais permettant la combustion. Le bois du cercueil, les vêtements, les chairs, tout est transformé en gaz ou en poussières évacués avec les fumées. Pour les adultes, ce que l’on retrouve dans l’appareil est constitué des restes calcinés des os qui se présentent sous forme de fragments plus ou moins importants mais reconnaissables : on peut ainsi bien distinguer les différents os. Ce sont ces derniers qui étaient disposés dans des urnes cinéraires dans la tradition grecque ou latine et même à l’époque moderne au début du XXe siècle.

Pour faciliter la dispersion, la réglementation française prévoit le broyage des os. Il ne se justifie pas lorsque l’on pratique l’inhumation des cendres ou le dépôt en cases de columbarium. Elle est même pénalisante pour les populations issues du Sud-est asiatique qui souhaitent pouvoir garder certains os intacts.

La calcination des os aboutit non pas à du calcaire (carbonate de calcium) mais à un mélange de phosphates de calcium
Source: Wikipédia

mercredi 16 octobre 2013

La prière du "Notre Père" reformulée par les catholiques

Matthieu 6:13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !
    Louis Segond version 1910

Malgré son grand âge, la Bible n'a rien d'un écrit immuable, et les catholiques francophones devraient bientôt le réaliser pleinement. Depuis près de vingt ans, 70 experts travaillent en effet sur une nouvelle traduction du texte sacré, finalement validée cet été par le Vatican. Ce nouveau texte, qui doit remplacer la dernière version de 1993, devrait bousculer un peu les habitudes des croyants. Selon Le Progrès en effet, "la prière la plus précieuse des chrétiens va ainsi être reformulée pour les catholiques de tous les pays francophones". "A la messe, les prêtres ne liront plus le 'Notre-Père' en demandant à Dieu : 'Et ne nous soumets pas à la tentation.' Ils diront : 'Et ne nous laisse pas entrer en tentation.'"
Cette nouvelle version de la Bible sera diffusée en France par les éditions Mame/Fleurus à partir du 22 novembre prochain, selon La Vie. Mais l'hebdomadaire chrétien rappelle que pour que la prière du "Notre-Père" soit définitivement changée, elle doit être également validée par le Missel, qui devrait connaître une nouvelle traduction à son tour en 2014-2015, d'après les informations du Dauphiné libéré.
Une validation qui pourrait être d'autant plus difficile à obtenir que la formule "Et ne nous soumets pas à la tentation" est le fruit d'"un accord obtenu entre catholiques, protestants et orthodoxes, entre 1964 et 1966, au moment du Concile, et de sa volonté d'ouverture œcuménique". Une unanimité qui pourrait bien voler en éclats avec la nouvelle version du texte.
Source: Le Monde

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Une nouvelle Bible liturgique, texte de référence officiel de l'Église catholique, va être publiée le 22 novembre par l'éditeur Mame. Des innovations importantes ont reçu l'accord de Rome.

L'Église catholique a sans doute l'éternité devant elle. Il lui aura fallu près d'un demi-siècle pour corriger une erreur fondamentale dans la traduction française de la prière centrale de l'Évangile enseignée directement par le Christ à ses apôtres: le «Notre Père». L'erreur porte sur la sixième demande: «Ne nous soumets pas à la tentation». Il faudra désormais dire «Et ne nous laisse pas entrer en tentation».
Cette formulation malencontreuse, désormais corrigée, a laissé penser depuis 1966 où elle est entrée en vigueur - au grand dam des milieux traditionalistes qui s'y sont toujours opposés - que «Dieu, infiniment bon et source de toute bonté, puisse pousser l'homme au mal et au péché» explique le P. Frédéric Louzeau, théologien, auteur d'un remarquable ouvrage récent sur le sujet (La prière du mendiant, l'itinéraire spirituel du «Notre Père», éditions Parole et Silence - Collège des Bernardins). Un contresens total, donc, «blasphème» pour certains qui préféraient la formulation «Ne nous laissez pas succomber à la tentation». Formule équivoque, enfin, lue en chaire dans toutes les églises du monde francophone, priée publiquement ou intimement par des millions de catholiques mais induisant, dans des esprits non avertis, une sorte de perversité d'un Dieu, demandant de supplier pour échapper au mal que lui-même attiserait…




Cette ambiguïté va cesser. Le 22 novembre prochain les éditions Mame publient une nouvelle traduction en français de la Bible liturgique qui a été approuvée par le Vatican le 12 juillet dernier. La «Bible liturgique», est vraiment le texte de référence, officiel, lu dans toutes les églises lors de toutes les messes et enseigné dans le catéchisme. L'information, révélée le 5 septembre dernier par l'hebdomadaire Famille Chrétienne est passée relativement inaperçue car beaucoup d'autres modifications importantes (la prière du «magnificat» ou la formulation des célèbres «béatitudes») sont attendues dans ce texte encore tenu secret. En effet, c'est à une traduction totalement nouvelle - à l'exception des psaumes - que s'est livrée pendant dix sept années de travail une équipe de soixante-dix traducteurs! Ils sont partis des textes originaux araméens, grecs, hébreux, et non des traductions déjà existantes. Une méthode de mise à jour radicale du sens profond qui a permis l'établissement de ce «nouveau» «Notre Père».
Nouveau mais pas neuf, à vrai dire, car la controverse sur cette mauvaise traduction - dont les conséquences sur les mentalités sont incalculables - est d'abord due à un compromis œcuménique passé en 1966 (à la fin du Concile Vatican II) avec les orthodoxes et surtout avec les protestants réformés. Il s'agissait d'aboutir à un «texte commun» du Notre-Père. Mais, dès 1965 pourtant, la Bible Segond, Bible protestante avait adopté ce «ne nous laisse pas entrer en tentation». Tout comme la Bible de Jérusalem à partir de 2000.
La véritable cause du problème vient d'une difficulté de bien traduire une nuance subtile du Notre Père. Elle a été mise en évidence par l'abbé Jean Carmignac en 1969 puis par l'exégète Jean Delorme et enfin par le professeur de l'école biblique de Jérusalem, Raymond-Jacques Tournay en 1995. Il y a un piège grammatical dans l'araméen, que l'hébreu renforce touchant le verbe «soumettre». Selon le contexte de la phrase, et la date de son usage dans l'ancien ou le nouveau Testament, il revêt trois sens différents: «soumettre», «mettre à l'épreuve» ou «tenter» (dans le sens de pousser directement au mal). En français donc, la traduction littérale la plus stricte - «soumettre» - s'est révélée, à l'usage, fausse sur le plan théologique: Dieu, selon les théologiens, ne pouvant être la cause du mal. La traduction nouvelle «ne nous laisse pas entrer en tentation» est sans doute moins proche du texte original mais elle est plus juste sur le fond: elle indique, selon ces différents théologiens, que Dieu tolère effectivement la «tentation». Mais en vue, assurent-ils, de préserver - et de renforcer- la liberté de l'homme, de pouvoir dire non au mal.
Source: Figaro
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Induire:  eisphero (ice-fer’-o) en grec

εισφερω
Louis Segond - induire, faire entrer, s’introduire, apporter, porter ;
1) amener dans ou vers, introduire quelqu’un ou quelque chose dans
2) mener à, conduire dans


Éditions Clé (traduction) 
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Ne nous soumets pas à la tentation.

    
Ne nous soumets pas à la tentation est la sixième demande et avant-dernier verset du Notre Père, dans sa traduction française dite « œcuménique » employée par les chrétiens depuis 1966. Elle est le fruit d'une commission liturgique œcuménique francophone réunie en 1965, à laquelle participèrent le pasteur lausannois Pierre Bonnard (1911-2003) et le père bénédictin Belge Jacques Dupont, probables responsables de l'acceptation de la formule. Il semblerait qu'elle ait été utilisée la première fois par un "anonyme protestant" en 1922. Elle apparaît pour la première fois dans la traduction de la Bible (dite du Centenaire ) éditée à partir de 1916 par la Société biblique protestante de Paris (à l'occasion de son centenaire). Plus précisément dans l'Évangile selon Matthieu (6,13), traduit par Maurice Goguel et publié en 1928. La traduction de cette formule est un sujet de débat au sein des Églises catholique et orthodoxe.
Certains orthodoxes ont tranché récemment et renoncé en 2004 à la traduction œcuménique. L'idée que Dieu pourrait vouloir tenter une personne pour la faire pécher parait critiquable à certains théologiens. Tous s'accordent cependant à dire qu'il ne s'agit aucunement d'un demiurge ésotérique.
Finalement, le 12 juillet 2013, le Vatican a approuvé la publication d'une nouvelle traduction en français de la Bible liturgique, où la formule sera désormais «Et ne nous laisse pas entrer en tentation».

La difficulté de la traduction française

Le verbe employé dans le texte original grec, εἰσενέγκῃς / eisenégkêis, de εἰσφέρω / eisphérô signifie « introduire, amener dans, induire à ». De même, dans le texte latin, inducere in, signifie aussi bien « faire entrer » (dans quelque chose) que « entraîner à » (quelque chose).
Ainsi, certains pensent que la phrase veut dire « Ne nous abandonne pas lors du grand jugement ». Jusque dans les années 1970, la traduction catholique (non officielle) en était « ne nous laissez pas succomber à la tentation ».
Des orthodoxes francophones se sont prononcés en 2005 pour l'emploi de la formule « Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve ». En 2013, la nouvelle traduction de l'Église catholique est « Et ne nous laisse pas entrer en tentation », en octobre 2013, il n'est pas encore sûr que cette nouvelle traduction sera utilisée également pour le Missel.

Le problème posé par le choix de la formule œcuménique

La tentation fait partie du plan de Dieu pour les justes, d'après les écritures. « Dieu les a mis à l'épreuve et il les a trouvés dignes de lui ; comme l'or au creuset, il les a éprouvés, comme un parfait holocauste, il les a agréés » (Sagesse, 3) Même Jésus, puisqu'il était humain, a été tenté en toutes choses comme tel, mais sans jamais pécher (He 4:15). « Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces : mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1Co 10:13). On retrouve cette même idée dans L'Imitation de Jésus-Christ : « Je continue de visiter mes élus de deux manières: par la tentation, et par la consolation ».
Pour le chrétien convaincu, le problème dans ce passage n'est donc pas que l'épreuve soit permise par Dieu, mais au contraire l'idée de demander à Dieu de ne pas conduire son fidèle quelque part : si Dieu l'y conduit, n'est-ce pas bon pour lui ? Le psaume 23 se fait l’écho de cette certitude : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. »
La première clef du passage est que la « tentation » n'est pas nécessairement la « convoitise » (au sens commun) ou même l'épreuve, mais au sens étymologique, tout ce qui retient : « teneo, tenere, tentum », c'est la même racine que « tenir », « rétention ». La convoitise est certainement une épreuve, et l'épreuve peut conduire à une tentation-rétention, mais de deux manières. Celui qui n'a pas résisté à l'épreuve se trouve bloqué par son échec ; mais aussi, plus subtilement, celui qui craint l'épreuve se trouve bloqué par sa propre peur. Dans les deux cas, il faut retrouver les moyens d'avancer.
La deuxième clef du passage est que pour le chrétien, même si Dieu l'accompagne comme un berger fidèle, l'Homme est libre : il est maître de son destin. Et quand l'Homme mène sa barque, avec ses moyens limités, il lui arrive de se bloquer lui-même. Pour s'en sortir, il prie Dieu de le guider : le Berger intervient sur les brebis bloquées par les ronces.
Ce que les chrétiens demandent ici à Dieu, c'est — dans ce cas — de ne pas les laisser s'enfoncer (inducere) dans leur propre enfermement (tentationem), mais de leur donner les moyens de s'en sortir. Cette demande est prolongée par celle du dernier verset, « délivre-nous du Mal ». Le « mal » dans l'absolu n'est pas telle ou telle interdiction, mais d'une manière générale tout ce qui éloigne de Dieu. Ici, de même, le chrétien demande d'être délivré de ce qui le retient d'aller vers Dieu.
« Dans l'épreuve de la tentation, que personne ne dise : "Ma tentation vient de Dieu." Dieu en effet ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jc 1, 13).
Lorsque nous demandons « Ne nous soumets pas à la tentation », nous exprimons notre conscience que « l'ennemi ne peut rien contre nous, si Dieu ne l'a pas d'abord permis. Ainsi nous devons mettre entre les mains de Dieu nos craintes, nos espérances, nos résolutions, puisque le démon ne peut nous tenter qu'autant que Dieu lui en donne le pouvoir ».

Une traduction sémitisante

Dans la Bible traduite par André Chouraqui, traduite directement des textes orignaux dans un style volontairement sémitisant, on peut se faire une autre idée des versets de Luc:
2. Il leur dit: « Quand vous priez, dites:
Père, ton nom se consacre; ton règne vient.
3. Donne-nous chaque jour notre part de pain !
4. Remets-nous nos fautes,
puisque nous aussi nous les avons remises à tous nos débiteurs. Et ne nous fais pas pénétrer dans l’épreuve ! »
Et celui de Matthieu:
9. Vous donc, priez ainsi:
« Notre père des ciels, ton nom se consacre,
10. ton royaume vient, ton vouloir se fait, comme aux ciels sur la terre aussi.
11. Donne-nous aujourd’hui notre part de pain.
12. Remets-nous nos dettes, puisque nous les remettons à nos débiteurs.
13. Ne nous fais pas pénétrer dans l’épreuve,
mais délivre-nous du criminel. »

 Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre



mardi 15 octobre 2013

Résomation, aquamation, promession, cryomation: une alternative écologique à la crémation

 


L’usage de l’aquamation à but funéraire, pour l’homme, se développe notamment en Australie et outre-Atlantique.


Le procédé moderne d’aquamation se veut plus naturel, éthique et écologique que la méthode de crémation, et même que les enterrements traditionnels. Comparé à la crémation à présent désormais assez répandue, il utiliserait 10 fois moins d'énergie et ne rejette aucune particule dans l'atmosphère (contrairement aux 160-200 kilos de CO2 émis par un four crématoire). Il produit une eau riche en matière organique, utilisable comme fertilisant en agriculture (floriculture), et des résidus osseux, qui sont réduits en poudre et proposés à la famille à l’instar des cendres obtenues par crémation. Il occupe moins de place que les cimetières, et ne rejette pas de méthane et autres gaz à effet de serre, ni de fluides contaminant le sol, ni ne laisse de déchets (bois et poignées métalliques des cercueils). Les métaux des prothèses (titane, plomb) peuvent être récupérés au contraire de la crémation et de l’enterrement. D’un point de vue éthique, le procédé participe ainsi aux préoccupations environnementales, et est compatible avec les religions bouddhistes (il en découle même) et chrétiennes, mais non islamiques.


L’aquamation funéraire se répand, forte d’expériences montrant une bonne acceptation (148 sur 150 personnes d'une clinique), et de l'adoption par la UK Cremation Society 2008. L'aquamation est légalisée dans 7 états aux États-Unis, et en Australie.


La pratique d’aquamation funéraire s’apparente avec certaines pratiques ancestrales voire plus récentes. Par exemple, l’inhumation dans l’eau des rivières est largement pratiquée en zone Pacifique Sud, avec des embarcations funéraires. L’inhumation en eaux marines était pratiquée par les Vikings (Oseberf), en Angleterre et Irlande aux VIIe-VIIIe siècle (culture scandinave), lors d’expéditions maritimes longues (colonialisme occidental), et est encore pratiquée, le plus souvent à titre honorifique dans la marine pour des officiers supérieurs, ou à titre symbolique par des artistes, pécheurs, aventuriers... Signalons aussi l’inhumation céleste pratiquée au Tibet (surtout dans le Sud et Est), qui combine tout un rituel pré- et post-mortem.


Sous-jacent, la pratique s’ancre dans le mythe d’une Ablution/purification, de l’immortalité et d'un retour à la nature: la dispersion de l'hydrolysat et des 'cendres' d’un défunt relève d’une recherche de fusion de l’être avec la nature, plus discrètement que d’autres pratiques funéraires (dans les iles Salomon, corps défunt exposé sur les récifs et laissé à la nature, aux requins… ; dans d’autres îles, corps défunt vêtu remis aux fonds marins avec un leste de pierre ; corps découpé exposé sur les montagnes et aux vautours au Tibet). La notion de voyage (funéraire, spirituel) transparait également, à l'instar de l’usage d’embarcations parfois élaborées (égyptiens, vikings,…) et de la symbolique du voyage de l'âme.

Appelé aussi résomation, on dissout le corps sans le brûler


la résomation. Au lieu de brûler les morts, on les dissout avec de l’acide caustique.


“ C’est épouvantable ”, “ Jamais entendu parler ”, “ Pas éthique ”... Les réactions fusent dès qu’on prononce le mot “ Résomation ”. Il faut dire que la technique fait froid dans le dos. Le cadavre est trempé dans une bassine pendant deux à trois heures. Ce bain, très spécial, contient de l’acide caustique. Une fois le corps immergé, on le chauffe 160 degrés. Au final, le mort ne se transforme pas en cendres, mais en poudre blanche! Cette invention canadienne peu paraître saugrenue ou intolérable, pourtant, elle serait bien moins onéreuse et polluante.



La promession ou la resomation, vous connaissez ?






Les corps de nos décédés deviennent encombrants. Les crématoriums ne suffisent plus, alors découvrons les solutions du futur.

Éco-funérailles: Pour mieux respecter l'environnement, le projet science fiction d'un crématorium : lyophiliser ou dissoudre les cadavres...

Une manœuvre pour faire face au manque d'espace d'enfouissement (des cadavres) et des préoccupations environnementales sur l'utilisation du dioxyde de carbone.

Être lyophilisé et brisé en petits morceaux ressemble à quelque chose sorti d’un film de science fiction d'horreur.
Mais c’est une des deux méthodes pour s’occuper de nos chers disparus qui pourrait être bientôt disponible auprès du service funéraire de votre quartier.

Et pour rester dans une vision science-fiction du futur qui fait souvent froid dans le dos, les détails ne sont pas pour les gens délicats.

 Le processus - appelé « promession » ou cryomation - implique l'utilisation de l'azote liquide pour refroidir le corps à -196°C, le rendant tellement friable qu'il peut être «fragmenté» sur un tapis vibrant.
Un aimant retire alors les objets métalliques comme des obturations dentaires(plombages)ou des membres artificiels par exemple, en laissant une poudre stérile – donnant un tout nouveau sens au dicton : "les cendres retournent aux cendres , et la poussière à la poussière''.

La deuxième méthode est encore plus inquiétante.

 Connue sous le nom de resomation, elle consiste à placer les corps dans des sacs en soie et à les immerger dans une solution alcaline chauffée à 160°C. La chair, les organes et les os se dissolvent tous sous cette attaque, ne laissant derrière qu'une combinaison de liquide brun-vert et une poudre blanche.

Ce que la promession et la resomation partagent avec ces fins macabres, c'est qu'ils sont commercialisés comme un moyen durable d’éliminer les corps.
En moyenne, un corps incinéré émet 286kg de dioxyde de carbone, tandis qu'une inquiétude grandit sur la diminution du nombre de places de sépulture.
Des dizaines de municipalités ont exprimé un intérêt pour ces techniques, même si à l'heure actuelle seuls les enterrements ou les incinérations sont autorisés au Royaume-Uni.

Ces méthodes sont-elles bibliques et dans la volonté du Dieu Créateur YHWH?

..............................................................................................................................?

Toi, disciple de Christ, préfère l'inhumation, l'ensevelissement à la crémation, résomation, aquamation, promession, cryomation.

Tatouage, piercing, branding, scarifications


Dans une recherche d’émancipation, les jeunes et parfois les moins jeunes, se laissent séduire ou attirer vers des pratiques ancestrales et tribales souvent douloureuses telles que le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification… Que peut-on rechercher au travers de ces pratiques ?
1- Le tatouage 
La découverte de Ötzi  apporte le premier témoignage de l’existence des tatouages, le plus vieil exemple de tatouage. Le tatouage est une pratique ancestrale qui remonte aux origines des peuples de l’Antiquité. Le tatouage est un art répandu de façon indépendante au sein de nombreux peuples. On n’en connaît pas l’origine (population, culture, région…) ; les différentes techniques de tatouage ont vraisemblablement été inventées ou modifiées à plusieurs reprises, simultanément ou de manière indépendante.
Cette pratique était familière aux musiciennes et aux danseuses du Moyen Empire égyptien, comme le prouvent certaines momies retrouvées. Les Mayas, en Amérique du Sud précolombienne, les Indiens d’Amérique connaissaient aussi le tatouage. Les Grecs et les Romains, pour leur part, en furent de grands utilisateurs : ils se servaient des tatouages pour marquer leurs esclaves, ce qui leur permettait de les identifier en cas de fuite. Les esclavagistes d’Afrique, d’Amérique et de l’Orient y eurent également recours.
A l’époque des persécutions chrétiennes, il semble désormais certain que de nombreux fidèles avaient pour habitude de se tatouer des symboles religieux en guise de reconnaissance au sein de leur communauté. Une fois la période des persécutions terminée, cette pratique sortit de l’anonymat et devint une profession de foi symbolique jusqu’à ce que le pape Adrien 1er en interdise l’usage en 789 après J.C.
Le tatouage n’est pas toujours volontaire : les esclaves de l’Antiquité ou, plus près de nous, les déportés des camps de concentration nazis étaient tatoués par leurs maîtres ou leurs geôliers pour signifier le fait que ces personnes ne s’appartenaient plus à elles-mêmes.
On trouve des tatouages ornementaux, magiques ou religieux, au Japon chez les samouraïs et la mafia, en Birmanie, entre autres chez les tribus berbères et nord africaines. Il en existe aussi qui indique une appartenance familiale ou tribale ou le fait qu’un pacte a été conclu : adhésion à une société secrète, lien avec une puissance spirituelle (démon, divinité païenne) comme par exemple, l’étoile à cinq pointes sur les pommettes de la figure qui signifie : « Je suis Dieu et je guéris par la force de Satan ».
Les risques d’un tatouage sont multiples, puisqu’ils peuvent être physiques, psychologiques et spirituels. Chaque tatouage introduit des substances étrangères dans le corps : encre de Chine, matières plastiques brûlées mélangées à du savon. Il faut savoir que chaque tatouage tue une partie de la peau. Le tatouage, en endommageant la peau, constitue une porte d’entrée de premier choix pour les agents infectieux graves et sérieux, comme pour une infection local des tissus qui peut amener des complications médicales.
Cette automutilation et la souffrance qui l’accompagne est souvent acceptée pour prouver ou se prouver quelque chose ! Que ne ferait-on pas pour acquérir la réputation d’un dur ? Mais ne l’oublions jamais : la mort de tissus vivants amène autre chose que la vie !
Les tatouages évoquant la rébellion ou la révolte tendent à renforcer le sentiment d’être fort et indépendant. Cela est également vrai pour ceux qui expriment la haine et la vengeance. Quant à ceux qui touchent à l’occultisme, ils contribuent à les emprisonner dans un monde spirituel contraire à celui dans lequel Dieu veut les voir évoluer.
La Bible dit : « Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. » (Lv 19 : 28)
Cette interdiction de l’Eternel a pour objectif de garder Israël dans la sainteté. En effet, Dieu ne veut pas que son peuple s’égare comme les autres peuples. Dieu est Saint. II veut garder son peuple dans la propreté du corps, de l’esprit et de l’âme afin que celui-ci puisse demeurer en communion avec Lui et goûter sans cesse à son amour.
Dieu est jaloux (Ex 20 : 5, 34 : 14, Dt 4 : 24) et Il ne veut pas que son peuple se tourne vers pratiques du paganisme et se prostitue devant les idoles. Dieu ne veut pas que son peuple tombe sous le pouvoir des puissances gouvernées par le prince des ténèbres : Satan.
Le tatouage est une marque d’assujettissement, d’esclavage ou de dépravation sexuelle… Sur le plan spirituel, il en est de même : il est la marque d’une soumission à une autorité qui se rend maître de l’individu. On ne grave pas impunément sur le corps des figures de démons, des dragons, des têtes de mort, des serpents, des chaînes ou des liens, des signes magiques, cabalistiques ou ésotériques…
Si parfois, ils ont une apparence chrétienne (croix, calvaire), ils sont sous le coup de l’interdit de Lévitique 19 : 28. Par ces tatouages, nous faisons consciemment ou inconsciemment appel à la manifestation de forces occultes qui nous enchaînent jusque dans notre âme et dans notre esprit.
 
2- Le body-piercing ou piercing
Le piercing correspond à une volonté esthétique ou une démarcation sociale. Ainsi, le piercing a pour but l’amélioration de son apparence, la volonté de se distinguer de l’ensemble de la population ou s’associer à un groupe particulier. Le piercing est aussi utilisé pour se différencier. Il est utilisé par certains pour s’opposer à l’autorité ou à la société, croyant ainsi avoir trouvé un moyen de s’affirmer, de se construire et de s’exprimer.
La perforation d’un organe, serait-ce sous prétexte d’y accrocher un bijou, n’est jamais anodine, pas plus chez des peuples dits primitifs que pour les adolescents de nos sociétés dites modernes. Dans une société qui manque singulièrement de repères et de valeurs spirituelles, chaque génération essaye de refouler son besoin de Dieu en se créant des « rites initiatiques de passage». Dans un univers matérialiste où la science a supplanté la religion, le corps est sacralisé, la douleur refoulée ou sublimée. On est bien loin des marques initiatiques des sociétés sauvages et pourtant la connotation magique (occulte) du piercing perdure. De plus, il est un moyen d’érotiser son corps, souvent associé à des pratiques sexuelles ou lié au masochisme !
Un jeune adepte du piercing affirmait : « Le piercing est une expérience spirituelle qui m’a appris à dissocier le corps de l’esprit. Comme une paix intérieure, le sentiment étrange de retourner d’où l’on vient. »
Le piercing a été remis au goût du jour par trois groupes de personnes :
  • Les punks qui arrangent leurs tenues vestimentaires avec beaucoup d’imagination et de cynisme pour attirer l’attention sur eux et choquer : vêtements déchirés, tenues en sacs poubelles, chaînes à vélo, bottes à pointes d’acier, cuirs cloutés, ceintures à pointes et colliers de chiens, épingles à nourrice dans le nez, les joues ou les sourcils, croix gammées, lames de rasoir et crucifix accrochés à l’oreille, crêtes iroquoises aux couleurs flamboyantes, avec si possible un rat sur l’épaule ! A l’opposé du naturel prôné par les hippies, les punks arborent ostensiblement les ordures de la société de consommation pour signifier le refus de ses valeurs. Le piercing suggère la sauvagerie, manière cynique d’insinuer qu’elle est chez nous et non pas chez les peuples dits primitifs ; il fait aussi référence aux perversions, aux déviances, à l’obscénité, à la rébellion, à la violence… et au déni de soi ! Tout ce qui est dérangeant et choquant pour notre société est utilisé.
  • Les néo-primitifs: contrairement aux punks qui expriment leur désespoir au travers du piercing, les néo-primitifs le considèrent comme un embellissement, un enrichissement émotionnel, spirituel et sexuel. II s’agit, disent-ils, de faire du corps une oeuvre d’art affirmant par là améliorer ce que le créateur de ce corps aurait façonné imparfait et laid. Ils affirment aussi sanctifier cette œuvre d’art par le sang et d’étranges stigmates. En résumé, les prétentions esthétiques et « culturelles » de ce mouvement cachent un mélange de primitivisme, de sadomasochisme et d’orgueil à se placer au-dessus du Dieu créateur. En fait, il n’est pas difficile d’y reconnaître une perversion singulière et des tendances pathologiques à l’automutilation voire à l’autodestruction.
  • Les milieux fétichistes ou sadomasochistes : Depuis un certain temps déjà, la mode s’est emparée des accessoires et de l’imagerie agressive du sadomasochisme : corps mis en évidence par des tenues moulantes, piercings et tatouages. La mode fétichiste est l’héritière de trois bouleversements :
    • les mouvements féministes des années 60, qui dénoncent l’image de « la femme-objet », revendiquent leur place avec colère et entrent dans des luttes de pouvoir ;
    • le mouvement homosexuel qui jette le trouble, oblige à repenser la sexualité, bouleverse les repères et répand l’androgynie;
    • la mode qui s’imprègne d’érotisme pervers ; de nombreux stylistes se font alors un peu partout un nom dans le genre fétichiste en créant des vêtements moulants et très suggestifs quant aux formes des corps. Depuis les années 70, le phénomène n’a cessé de s’amplifier. Il en résulte une banalisation du piercing, du tatouage et d’apparences pervers (tenues vestimentaires et comportements éhontés…), et l’abandon des derniers tabous. Depuis plusieurs années, les homosexuels, sadomaso et autres « love parades » fleurissent un peu partout dans les grandes villes rendant visible diverses perversions, le mélange des repères moraux (et le flou en résultant)… bref le malaise ambiant de notre société.
Tout ceci amène l’idée que pour « être » reconnu il faut d’abord « paraître », et pour « paraître » il faut « souffrir ». Sur le plan physique, lors de la mise en place de leur piercing, certains subissent des chutes de tension sérieuses et graves, d’autres s’évanouissent... Tout le monde s’accorde à reconnaître le piercing douloureux, ennuyeux, compliqué à gérer. II faut prendre soin de ses bijoux, observer une hygiène irréprochable, combattre les infections, éviter parfois les vêtements ajustés, le tabac, le maquillage et autres substances irritantes, s’abstenir dans certains cas de relations sexuelles. Ceux qui se font piercer la langue en sont contraints à ingurgiter une alimentation liquide...
 
3- Le branding et les scarifications
Le piercing venant à être commun et dépassé, les cicatrices volontaires deviennent « tendance ». Après le piercing et le tatouage, c’est le retour des cicatrices tribales au goût du jour chez les jeunes Occidentaux urbains.
Aujourd’hui, les modes se suivent rapidement : l’une des dernières nouveautés s’appelle le « branding », c’est-à-dire le marquage d’un sigle ou d’un dessin au fer rouge sur la peau. « Une seconde d’exposition à un bout de métal brûlant, un grésillement, un soupçon de fumée et voici que débute une oeuvre artistique » raconte un adepte du branding.
Le marquage au fer n’est pas nouveau. On y avait recours sur les criminels et les esclaves. Les Français marquaient au fer rouge les criminels d’une fleur de lys sur l’épaule, afin d’en faire pour toujours des parias dans le monde civilisé. Puis ce fut le tour des protestants de recevoir cette marque. Jusqu’au 18ème siècle, on marqua les voleurs de la lettre « S », pour en faire des serviteurs. Un retour du marquage est venue dans les années 20 et 30 lorsque cela est devenu très populaire, au sein d’une même fraternité, de montrer leur soumission à l’organisation par ce moyen. La pratique existe toujours et de nombreuses célébrités portent gravées dans leur peau les lettres grecques de leur fraternité.
Après le branding, les adeptes se voient proposé les scarifications pour, d’après eux, revenir aux sources ethniques profondes de nos origines. Ces cicatrices sont perçues comme belles par les ethnies qui les pratiquent. Signes de courage, elles possèdent surtout des pouvoirs magiques puisqu’elles marquent une soumission à un ou plusieurs dieux ou démons.
Un des pionniers de la pratique en France a dit : « Chez nous, cela rejoint toujours la démarche tribale pour représenter et changer quelque chose en soi. C’est vraiment une modification profonde ; psychologiquement, c’est le sens rituel qui ressort, certains changent même de noms après. C’est pour changer de statut, te faire avancer... On s’attendait à des gens qui avaient déjà une culture tribale. On a eu des tatoués, mais petit à petit d’autres sont venus. J’ai scarifié des gens non-tatoués, non-piercés, mais pour qui la scarification faisait partie d’une quête personnelle. Ce n’est pas uniquement décoratif, c’est bien plus brut que ça... L’intéressant, c’est le passage à l’acte, faire le choix de se réapproprier, voire de renforcer son identité, même si ce n’est pas toujours conscient au départ. Le rituel est parfois vital dans certaines tribus. Ici, cela rejoint un peu ces considérations. »
Inutile de préciser que ces pratiques sont très douloureuses, et cela durant un certain temps. Le branding par exemple, produit une brûlure au deuxième ou au troisième degré, avec un risque élevé d’infection. Certains jeunes Africains vivant chez nous se posent des questions en voyant ces Occidentaux, alors qu’ils sont si heureux d’avoir échappé, parfois de peu, aux cérémonies traditionnelles de leur pays. Et un journaliste d’écrire : « C’est clair, un petit tour en Afrique ferait le plus grand bien à certains. Car à voir les timbrés et autres fondus du citron de nos contrées qui se gravent des âneries cabalistiques un peu partout... »
 
4- Le seul chemin de la liberté
Toutes les pratiques ancestrales comme le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification ne mènent qu’à se placer sous la domination de puissances ténébreuses… Leur finalité est toujours la destruction de l’individu, dans son corps et dans son être intérieur : « Esclaves des marques ou marques d’esclaves »…
La Bible invite à une tenue modeste et décente (1 Ti 2 : 9). Un des aspects d’un habillement modeste est de faire en sorte que tout ce qui doit être couvert par des vêtements soit bien couvert. Cependant, la signification essentielle de la modestie est de ne pas attirer l’attention sur nous. Ceux qui s’habillent modestement le font de façon à ce qu’ils n’attirent pas l’attention sur eux (sans pour autant suivre la mode fétichiste !). Le but des tatouages et des piercings est d’attirer l’attention... En ce sens, tatouages et piercings ne sont pas modestes.
Par ailleurs, des textes bibliques nous mettent en garde contre « les marques sur le corps » :
  • Dans l’Ancien Testament, l’interdiction de graver ou inciser la peau est clairement instituée : « Vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel » (Lv 19 : 28 ; lire aussi Dt 14 : 1).
  • Esaïe dénonce les anneaux de nez parmi d’autres marques de suivi de la mode ainsi que les « boucles qui servent d’ornement aux pieds », les chaînettes aux chevilles, les boucles d’oreilles… (Es 3 : 16 à 21).
  • Les prophètes de Baal se faisaient des incisions pour essayer d’obtenir des réponses de leur dieu et pour marquer leur appartenance au groupe des adorateur de Baal : « Et ils crièrent à haute voix, et ils se firent, selon leur coutume, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coulât sur eux » (1 Rs 18 : 28).
  • Certaines personnes se faisaient des marques sur le corps à l’occasion d’enterrements (Jr 16 : 6)
  • Jérémie mentionne que des hommes d’Israël s’en étaient fait pour aller à la maison de l’Éternel, et furent égorgés peu après par Ismaël fils de Nethania (Jr 41 : 5 à 7).
  • Les peuples ennemis du peuple de Dieu, comme les philistins (Jr 47 : 5) ou les moabites (Jr 48 : 36 et 37) s’en faisaient.
  • L’action du malin dans un homme l’amène à dégrader son corps (Marc 5:5)
Par ailleurs, il est expressément demandé aux enfants d’Israël et particulièrement aux serviteurs de Dieu de ne pas se faire de telles marques (Lv 21 : 5) sachant que le symbole profond de ces marques est l’esclavage aux puissances des ténèbres qui promettent la liberté et la pleine gouvernance de sa vie : « vous serez comme des dieux » (Gn 3 : 5). En réalité ces puissances poussent à l’autodestruction et à l’automutilation (Jb 2 : 7 et 8 ; Mc 5 : 1 à 10). Cette voie n’est pas pour la libération… Seul Dieu peut « détacher les chaînes de la méchanceté, dénouer les liens de la servitude, renvoyer libres les opprimés et rompre toute espèce de joug » (Es 58 : 6).
Si dans nos cœurs nous sommes prêts à changer de vie et d’état d’esprit, Dieu Lui-même nous conduira à la vie telle qu’Il l’entend. Soulignons-le, il ne suffit pas d’être sincère, il faut chercher Dieu de tout son cœur, Lui demander qu’Il se révèle. Ensuite il faut Le croire et Le suivre, dans l’obéissance et la pratique d’une vie saine.
Dieu n’a jamais fermé la porte de la Vie à celui qui frappe et Le cherche (Ps 116 : 1 à 9 et Ap 3 : 20). Bien plus, Il nous a donné la possibilité de changer, en Jésus-Christ. Seulement, ne perdons pas patience, car Dieu met tout en oeuvre pour nous restaurer dès que nous aurons décidé de Le suivre , mais parfois le processus peut être long… Dieu nous respecte toujours et agit en nous dans le cadre d’une construction durable…
Dieu guérit les conséquences de nos péchés que ce soit le mal être, la paranoïa, la folie, les cauchemars… Il nous délivre de la culpabilité et de la honte.
 
Rappelons-nous ceci :
  • « notre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Co 6 : 19)
  • « Le Seigneur est pour le corps, et le corps pour le Seigneur » (1 Co 6 : 13)
  • « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ..., car le temple de Dieu est saint, et tel vous êtes » (1 Co 3 : 16 et 17)
source Théonoptie


Autre article sur le sujet, lien : Tatouage

lundi 14 octobre 2013

Halte aux armes et à la violence!

Matthieu 26:52 Jésus lui dit alors : "Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée."
Psaumes 11:5 L'Éternel sonde le juste; Il hait le méchant et celui qui se plaît à la violence.
 La paix est souhaitable car dans le plan de Dieu.
Esaïe 26:12 Éternel, tu nous donnes la paix; Car tout ce que nous faisons, C'est toi qui l'accomplis pour nous.

dimanche 13 octobre 2013

Il y a un prix à payer pour entrer au Royaume de Dieu

Luc 16:16 " Le temps de la loi de Moïse et des livres des Prophètes a duré jusqu’à l’époque de Jean-Baptiste. Depuis cette époque, la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu est annoncée et chacun use de force pour y entrer. "
"Jusqu’à la venue de Jean-Baptiste, tout était régi par la Loi et les Prophètes. Depuis lors, la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu est annoncée, et chacun s’efforce d’entrer dans ce Royaume."
Pour suivre notre Seigneur Jésus-Christ et accomplir le commandement d'Amour, nous devons abandonner nos préjugés, nos mauvaises habitudes, nos mauvaises vies, rejeter les faux enseignements religieux, les traditions culturelles païennes  et tourner le dos au péché. C'est en nous faisant violence que nous devons couper tout ce qui risque de nous éloigner du Royaume. Il y a un choix à faire, car on ne peut servir deux Maîtres, soit Dieu ou le dieu de ce monde (satan).
Chacun de nous aura son cheminement sur le chemin de la sanctification et de la sainteté.
Ne perdons pas de vue qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.
Prions mutuellement les uns pour les autres afin que Dieu dans sa grâce nous aide à nous purifier et à persévérer, car l'ennemi est à l'affût attendant la moindre faille pour voler notre âme.
Nous avons cette confiance que si nous sommes ancrés en Jésus-Christ que rien ne pourra nous ravir de sa douce main. Nous avons un merveilleux Seigneur : Emmanuel, Dieu avec nous, l'Oint de Dieu.
 
Soyons violents dans le sens d'affamés, assoiffés, gourmands, insatiables, pour nous emparer du Royaume de Dieu:
Matthieu 11:12  Depuis l’époque où Jean-Baptiste prêchait jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence et les violents cherchent à s’en emparer.
 
Il est à signaler que ces violents sont les gens du peuple, les rejetés, les prostitués, les publicains (employés subalternes), les malades avides d'entrer dans le Royaume, et non des démons ou hommes qui s’opposent par la violence au Royaume, ou zélotes (personne qui défend une idée ou une cause avec un zèle fanatique) qui essayent de forcer la main de Dieu.

Le chrétien doit aller à contre-courant des croyances et pratiques du monde.

Mais en fait, la réalité est que la violence envers le Royaume de Dieu est à l'œuvre et les adversaires du Royaume font tous leurs efforts pour s’en emparer en vue de le détruire. Satan s'attaque à l'œuvre de Dieu à l'intérieur et à l'extérieur de l'Église.
Matthieu 23:13   « Malheur à vous, maîtres de la loi et Pharisiens, hypocrites ! Vous fermez la porte du Royaume des cieux devant les hommes ; vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le désirent.
Ainsi, le Royaume de Dieu s'est instauré sur terre avec violence avec la venue de Jésus-Christ.
Efforçons-nous d'y entrer !
 
Il y a deux portes, deux chemins, deux destinations et deux genres de personnes:
 
Matthieu 7:13  « Entrez par la porte étroite ! Car large est la porte et facile le chemin qui mènent à la ruine ; nombreux sont ceux qui passent par là.
Matthieu 7:14  Mais combien étroite est la porte et difficile le chemin qui mènent à la vie ; peu nombreux sont ceux qui les trouvent. »
 
Matthieu 7:17  Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.
Matthieu 7:18  Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.
Matthieu 7:19  Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.
Matthieu 7:20  C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Matthieu 7:21  Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
Matthieu 7:22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?
Matthieu 7:23 Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.
Matthieu 7:24 « Ainsi, quiconque écoute ce que je viens de dire et le met en pratique sera comme un homme intelligent qui a bâti sa maison sur le roc.  
Matthieu 7:25 La pluie est tombée, les rivières ont débordé, la tempête s’est abattue sur cette maison, mais elle ne s’est pas écroulée, car ses fondations avaient été posées sur le roc.
Matthieu 7:26 Mais quiconque écoute ce que je viens de dire et ne le met pas en pratique sera comme un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
Matthieu 7:27 La pluie est tombée, les rivières ont débordé, la tempête s’est abattue sur cette maison et elle s’est écroulée : sa ruine a été complète. » 
Matthieu 7:28 Quand Jésus eut achevé ces instructions, tous restèrent impressionnés par sa manière d’enseigner ;

jeudi 10 octobre 2013

Un peu de levain fait lever toute la pâte


La raison pour corriger


 
      C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. (1 Corinthiens 5:6-8)

La correction doit parfois être sévère parce que ne pas corriger entraîne des conséquences encore plus terribles. La malignité spirituelle du péché fait qu’il ne reste pas longtemps seul. S’il n’est pas extirpé, il se répand jusqu’à ce qu’il contamine toute la communauté des croyants.
Les Corinthiens ne peuvent pas regarder la vérité en face, bien qu’elle leur ait été enseignée depuis longtemps. Leur orgueil les rend oublieux et négligents, et Paul leur dit : C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ce qu’il dit, en fait, c’est  : « Regardez où vous ont conduits votre arrogance et votre tendance à vous enorgueillir. C’est parce que vous êtes encore attachés à la sagesse humaine, à la renommée et aux choses du monde, que vous êtes complètement aveugles au péché flagrant qui va détruire votre Église si vous ne l’extirpez pas. » Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Dans le langage d’aujourd’hui, c’est comme s’il leur dit : « Il suffit d’une pomme pourrie pour gâter tout le tas ».
Dieu évalue la santé spirituelle selon les normes de sa justice. On peut avoir beaucoup de dons, de bénédictions, de succès et de respect, et avoir aussi beaucoup de péchés. C’est le cas de l’Église de Corinthe. Les croyants qui la composent ont été instruits par Paul, Apollos et Pierre. Ils ont « été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi [eux], de sorte qu’il ne [leur] manque aucun don » (1:5-7). Pourtant, ils sont orgueilleux, arrogants, vantards et immoraux - et même, ils tolèrent certains péchés, dont un que condamnent même les païens.
Les scribes et les pharisiens du temps de Jésus étaient, eux aussi, satisfaits d’eux-mêmes. Ils aimaient « la première place dans les festins » ; ils aimaient « à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes Rabbi, Rabbi » (Mt 23:6, 7). Ils pensaient qu’ils méritaient un tel honneur, mais Jésus a prononcé contre eux toute une série de malédictions, dans lesquelles il a mis le doigt sur péché après péché dont ils étaient coupables. Il les a qualifiés d’aveugles et d’hypocrites. Leur orgueil démesuré les aveuglait complètement aux principes spirituels les plus évidents, et leur arrogance les faisait vivre une vie de constants faux-semblants. Jésus leur a dit : « Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? » (Mt 23:13-33.) Pourtant, un tel orgueil est moins offensant de la part des hypocrites spirituels auxquels Jésus s’est adressé qu’il ne l’est au sein de l’assemblée des croyants.
Une grande assemblée, une école du dimanche impressionnante, de la cure d’âme, un témoignage et un programme de visites actifs, de même que toutes sortes d’autres bons programmes, ne protègent ni ne justifient une Église qui ne veille pas sur sa pureté. Lorsqu’on permet, volontairement ou même par négligence, au péché de demeurer dans l’Église sans opposition ni correction, une plus grande Église risque simplement une plus grande contamination.
Anciennement, avant de cuire le pain, on mettait de côté une petite parcelle de pâte levée. On laissait ce peu de levain, remplacé aujourd’hui par la levure, fermenter dans de l’eau et, la prochaine fois qu’on faisait du pain, on l’incorporait à la pâte pour que celle-ci lève à son tour.
Dans l’illustration de Paul, comme dans toute l’Écriture, le levain représente une influence. Il s’agit généralement d’une mauvaise influence, quoique dans Matthieu 13:33 il soit question de la bonne influence du royaume de Dieu. Ici, cependant, il est question d’une mauvaise influence. Toute la pâte, c’est l’Église locale tout entière. Si on lui en laisse la possibilité, le péché peut pénétrer toute une Église comme le levain pénètre toute la pâte. Il est de la nature même du péché de fermenter, de s’étendre et de corrompre.
Pour les Juifs, le levain a historiquement représenté quelque chose de mauvais conservé du passé. Lorsque Dieu préparait Israël à sortir d’Égypte, il lui a donné l’ordre d’asperger les poteaux et le linteau de ses portes avec le sang de l’agneau pascal, afin que, lors de la dernière plaie, l’ange de la mort passe sans détruire les premiers-nés qui étaient dans la maison (Ex 12:23). Et lorsqu’ils préparèrent leur pain pour la sortie d’Égypte, Dieu ne permit pas aux Israélites d’y ajouter du levain. D’abord, ils n’avaient pas le temps d’incorporer le levain et de laisser lever la pâte, « car ils avaient été chassés d’Égypte sans pouvoir tarder » (Ex 12:39). Ensuite, le pain représentait la vie elle-même, et la Pâque et l’exode représentaient la délivrance de l’ancienne vie (en Égypte) et l’entrée dans la vie nouvelle (dans la Terre Promise). Le levain représentait l’ancienne vie - les façons de faire de l’Égypte, les voies du monde - qu’ils devaient complètement abandonner. En conséquence, le Seigneur a ordonné que durant leur sortie d’Égypte et durant les célébrations subséquentes de la Pâque on ne voie en Israël point de pain levé (Ex 13:3, 7). Il fallait avant la fête faire disparaître toute trace de levain.
Les chrétiens aussi doivent se séparer de leur ancienne vie. Eux non plus ne doivent rien en conserver dans leur vie nouvelle. Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Faites disparaître rend bien le terme grec composé ekkathairô qui exprime un nettoyage complet. Comme le préfigurait la Pâque instituée en Égypte, le sacrifice de Jésus-Christ, l’Agneau Pascal parfait de Dieu, et l’aspersion de son sang sur nous, nous sépare complètement de la domination du péché et du châtiment imposé par le jugement. Nous aussi nous devons faire disparaître l’ancienne vie qui corromprait et pénétrerait la nouvelle. Comme Israël a été libéré d’Égypte à cause de la Pâque et s’est séparé complètement de son oppresseur, le croyant doit se séparer totalement de son ancienne vie, et de ses attitudes, ses normes et ses habitudes pécheresses. Christ est mort pour nous libérer de l’esclavage du péché et nous rendre esclaves de la justice (Ro 6:19), ce qui est la seule véritable liberté.
David Brainerd, qui a passé sa courte vie adulte comme missionnaire chez les Amérindiens, a écrit dans son journal :
Je ne me suis jamais éloigné de Jésus, et de Jésus crucifié, et j’ai découvert que lorsque mes auditeurs étaient saisis par cette grande doctrine évangélique de Christ, et de Christ crucifié, je n’avais aucun besoin de les instruire en matière de moralité. J’ai trouvé que la deuxième suivait comme le fruit inévitable de la première  …  J’ai trouvé que les Indiens commençaient à revêtir la sainteté et que leur vie ordinaire se sanctifiait, même dans les plus petits détails lorsqu’ils étaient possédés par la doctrine de Christ, et de Christ crucifié.
Une des plus grandes protections que nous, chrétiens, ayons contre le péché est le fait de garder les yeux sur le Seigneur et sur le sacrifice qu’il a fait pour nous. Comprendre que lorsque sa mort pour le péché nous est appliquée elle nous appelle à abandonner le péché et à nous séparer clairement de nos anciennes habitudes, c’est comprendre l’œuvre de sanctification de la croix (voir Tit 2:11-14). Il est impossible d’être occupé à la fois avec cette vérité et avec le péché.
 
La conclusion de l’argument de Paul est que nous devons continuer à [célébrer] la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. La Pâque de l’Ancien Testament ne se célébrait qu’une fois par année, comme rappel de la délivrance d’Égypte. La célébration chrétienne devrait être permanente. Chacune de nos pensées, chacun de nos plans, chacune de nos intentions devraient être sous le contrôle de Christ. Les parfaits pains sans levain qu’il veut que nous consommions sont ceux de la pureté et de la vérité. La pureté est une attitude d’honnêteté et d’intégrité totales dont découle la vérité. Ces deux termes nous ramènent à la pureté de la vie purifiée en Jésus-Christ - dans laquelle il n’y a pas de place pour le levain de malice et de méchanceté, c’est-à-dire l’impureté. La malice, c’est une disposition ou une nature mauvaise. La méchanceté, c’est la manifestation de cette mauvaise disposition. Nous sommes appelés à célébrer notre Pâque en Christ, non pas par une fête annuelle, mais par une vie constante d’attachement à la pureté et d’abandon du péché.
  
La correction de l’Église favorise cette célébration en nous débarrassant des impuretés qui la contaminent et la corrompent. Elle préserve le Corps de Christ de la pénétration du mal.