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Blog chrétien. Tout pour Yeshoua Ha'Mashiach/Jésus-Christ de Nazareth !
Nous fondons notre foi sur Jean 3:16: "Oui, Dieu a tant aimé les hommes qu’il a donné son Fils, son unique, pour qu’aucun de ceux qui se confient en lui ne soit perdu, mais que chacun accède à la vie éternelle."
Davwa, Bondyé sitèlman enmen lènonm-lan, i ba yo sèl yich-li a pou tout moun ki mete konfyans yo nan li pa pèd lavi yo. Okontrè, yo ka gen lavi ki pa ka janmen fini.
Fraternellement.
Jean-Pierre LAUHON/JipÈl
7bonne-nouvelle , le 03/05/2013

L'idée m'est venue de créer un blog afin d'y mettre tous mes messages envoyés tous les jours à vingt de mes ami(e)s chrétien(ne)s.
En effet, à plusieurs reprises, les textos sms et whatsApp m'étaient redemandés.
Ce blog servira d'archives avec un plus: les commentaires que vous pourrez laisser.




mardi 24 septembre 2013

Eglise de la fin des temps : églises spirituelles ou organisations humaines.

Article de S. R. Shearer (Antipas ministries)
Quelle est la vraie nature de l'Eglise organisée dans cette fin des temps, et quelle doit être l'attitude des Chrétiens fidèles?
S. R. Shearer est l'un des responsables d'Antipas Ministries. Il explique dans cet article, à la lumière de la Bible, quelle est la vraie nature de l'Eglise "organisée" ou "institutionnelle" dans ces temps de la fin, et quelle devrait être l'attitude des Chrétiens véritables.
"Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs" (Matthieu 20 :25-28).
"Or, le Seigneur c'est l'Esprit ; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté" (2 Cor. 3 :17).
Tous les "Chrétiens" du "monde occidental" ont toujours dû rendre hommage à deux "souverains". Le premier était l'Etat, sur le plan temporel, et le deuxième était "l'Eglise", sur le plan spirituel. Ces deux puissances jumelles, le "Roi" et "l'Eglise", ont toujours gouverné l'existence de "homme occidental". C'était particulièrement vrai pendant le Moyen Age, mais cela continue à être vrai aujourd'hui, malgré les protestations des partisans de la laïcité. Nous devons rendre à César ce qui lui revient, mais nous devons aussi rendre des comptes à "l'Eglise de Dieu".
Hildebrand, qui devint le Pape Grégoire VII, de 1073 à 1085, et qui fut peut-être l'un des plus grands Papes, a écrit ceci :
"Le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel sont confiés à deux ordres distincts, quoiqu'ils exercent tous deux leur autorité par délégation divine. Chaque ordre est souverain dans son domaine d'influence propre, et chacun est indépendant de l'autre, pour ce qui touche à ses prérogatives. Mais le Roi est soumis à l'évêque pour les choses spirituelles, comme l'évêque l'est au Roi pour les choses temporelles".

Cette doctrine fut connue sous le nom de "Doctrine des deux épées", l'épée temporelle et l'épée spirituelle. Toutefois, c'est l'épée spirituelle qui finit par exercer un pouvoir absolu.
L'Eglise a prétendu que les lois de Dieu étaient éternelles, et que chaque fois qu'un conflit devait éclater entre l'Etat et l'Eglise, c'était l'Etat qui devait se soumettre. Pourquoi ? Parce que c'était l'Eglise qui était dépositaire des lois spirituelles éternelles. Par conséquent :
"Toutes les lois et coutumes humaines qui étaient en opposition avec les lois spirituelles devaient être considérées comme nulles et non avenues".
On ne devait donc tolérer aucune opposition à la voix de l'Eglise : "Quand Rome a parlé, la cause est entendue" !
Les partisans de la laïcité tendent à croire que notre époque n'est plus à de tels raisonnements, et qu'il est très naïf de continuer à penser cela. En réalité, la plupart des Chrétiens sincères, encore aujourd'hui, s'ils devaient choisir entre obéir à la "loi de Dieu" (c'est-à-dire à l'Eglise), et obéir à la "loi des hommes" (c'est-à-dire à l'Etat), choisiraient sans hésiter d'obéir à la "loi de Dieu".
Il suffit de considérer la guerre culturelle qui fait rage aux Etats-Unis pour avoir une confirmation de ce fait, en particulier pour ce qui concerne l'avortement et l'homosexualité. En vérité, les partisans de la laïcité sont en train de commettre une grossière erreur en sous-estimant la puissance de "l'épée spirituelle", c'est-à-dire la primauté de la "loi de Dieu" sur la "loi des hommes", dans le système de valeurs de la plupart des Américains aujourd'hui. Ce faisant, il se peut qu'ils soient en train de creuser leur propre tombe, dans cette guerre culturelle toujours plus violente.

Un tel raisonnement n'est pas biblique.
C'est ce qui incite beaucoup de Chrétiens à militer pour que l'Eglise s'engage dans l'arène politique pour "redresser la société". Toutefois, un tel raisonnement n'est absolument pas biblique. C'est pourtant ce type de raisonnement qui va provoquer le grand désastre spirituel des derniers temps.
Certes, nous devons placer les intérêts de l'Eglise au-dessus de ceux de l'Etat. Cela rejoint ce qu'affirmait Hildebrand. C'est aussi ce qu'affirme la Droite Religieuse aujourd'hui. Mais Hildebrand, comme la Droite Religieuse, vont en fait bien plus loin que cela. Ils affirment qu'il existe entre l'Eglise et l'Etat une relation quasiment symbiotique, qui devrait être recherchée et développée. Pourtant, il est clair que la lecture littérale des Ecritures ne confirme nullement un tel raisonnement, même si l'Eglise est détentrice de l'autorité suprême. Jésus a dit :
"Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas" (Jean 18 :36).
De son côté, l'apôtre Jean nous révèle que "le monde entier est sous la puissance du malin" (1 Jean 5 :19).
Puisque le Royaume du Seigneur n'est pas de ce monde, comment pourrait-il avoir la moindre relation avec le monde, surtout quand l'Ecriture affirme que ce monde est tout entier "sous la puissance du malin" ? Bien entendu, cela n'est pas possible ! Ceux qui affirment que cela est possible sont appelés "adultères" par la Bible :
"Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu" (Jacques 4 :4).
Il faut noter à cet égard qu'un adultère est quelqu'un qui a rompu sa relation légitime avec son conjoint, pour s'engager dans une relation illégitime avec une autre personne. C'est exactement ainsi que la Bible définit les Chrétiens qui désirent s'engager dans la moindre association avec ce monde.
Comment est-il donc possible que tant de Chrétiens évangéliques (dont une grande partie de leurs dirigeants) puissent approuver des relations illégitimes entre l'Eglise et l'Etat, comme Hildebrand les réclamait, et comme la Droite Religieuse les réclame avec insistance ? La réponse est simple : parce que l'Eglise est tombée dans l'apostasie !

L'apostasie.
 Apostasier signifie "chuter" et "s'écarter de la vérité". La Bible dit :
"Que personne ne vous séduise d'aucune manière ; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant (avant le jour de la résurrection et de l'enlèvement), et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition" (2 Thessaloniciens 2 :3).
De quelle apostasie s'agit-il ? De quoi l'Eglise s'est-elle écartée, et vers quoi s'est-elle dirigée ? Elle a quitté le Ciel pour chuter dans le monde. Elle a quitté le domaine de l'Esprit pour tomber dans celui de la chair. Il est très important de le comprendre. L'apostasie n'implique pas nécessairement l'adoption de toutes sortes de fausses doctrines, ni le fait de chuter dans le péché, bien que cela puisse être le cas. Il ne fait toutefois aucun doute que ces choses finissent par accompagner l'apostasie. Mais l'apostasie commence quand les Chrétiens cessent de se considérer uniquement comme membres du Royaume céleste de Christ, pour se considérer comme membres du royaume de ce monde, qui est sous le contrôle et la domination de Satan (voir Jean 14 :30, 1 Jean 5 :19, etc…).
L'apostasie commence par le fait d'adopter un raisonnement qui nous aveugle à l'état transitoire de nos rapports avec ce monde, et qui finit par nous faire croire (même si nous ne l'admettons pas ouvertement) que nous sommes davantage citoyens de ce monde que citoyens du Ciel. Ce raisonnement s'installe en nous quand nous commençons à nous attacher aux choses et aux "trésors" de cette vie, à notre voiture, à notre maison, à notre carrière, etc… Cet attachement finit par nous enlacer complètement, et nous ne nous considérons plus comme des "étrangers" et des "pèlerins" sur cette terre, mais comme des "résidents permanents" ! Croyez-nous, quand, au sein du Ministère Antipas, nous affirmons que Paul ne plaisantait pas quand il disait :
"Car nous n'avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n'en pouvons rien emporter ; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s'enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l'amour de l'argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments" (1 Tim. 6 :7-10).
Si, en tant que Chrétiens, nous avons consenti à nous attacher aux "choses de ce monde", nous avons réuni les conditions nécessaires pour nous ouvrir à la séduction satanique, et à croire que l'Eglise peut s'engager dans une relation fructueuse avec le monde ! Une telle pensée est insensée ! Puisque l'Ecriture affirme avec une telle force que nous sommes étrangers à ce monde (Hébreux 11 :13), qu'avons-nous à faire avec la politique, par exemple ? Rien, bien entendu ! Puisque nous appartenons à un autre Royaume, pourquoi voulons-nous nous ingérer dans les affaires intérieures d'un royaume étranger ? Car c'est réellement comme cela que nous devrions considérer ce monde, lorsque nous sommes passés par la nouvelle naissance. La Bible dit :
"Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait" (Jean 15 :19).
S'engager politiquement dans un monde qui nous hait ne fait que nous révéler comme des imposteurs, des gens qui n'accordent pas beaucoup d'importance au Royaume du Seigneur Jésus-Christ.

Nous le répétons, il n'existe aucune association biblique entre le Royaume du Seigneur Jésus-Christ et le royaume de ce monde. Ceux qui recherchent une telle association, même pour les meilleures des raisons, finiront par découvrir qu'ils sont en guerre contre Jésus-Christ !
La femme assise sur la bête, ou la relation illégale qui s'instaure entre l'Eglise et l'Etat dans les derniers jours.
En vérité, c'est cette relation entre l'Eglise et l'Etat que la Bible décrit comme une femme assise sur une bête ! Voici ce que la Bible dit :
"Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de sa prostitution. Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement" (Apoc. 17 :3-6).
Faites bien attention à cela : ce n'est pas par accident que la Bible parle de cette femme comme une "prostituée" et comme la "mère des impudiques et des abominations de la terre". Parce que c'est exactement ce qu'elle est : une femme qui a quitté Celui auquel elle était légitimement unie, pour prendre illégitimement un autre homme comme mari.
Développant ce thème, Dwight Pentecost, du Séminaire Théologique de Dallas, a écrit :
"(A la fin des temps), nous verrons que le monde entier sera rempli par deux personnalités seulement : une "bête", et une "femme".
Ce que veut dire Pentecost, c'est qu'à la fin des temps, le monde entier sera soumis à un régime théocratique ressemblant à celui que défendait Hildebrand : la bête dépendra de l'autorité civile, et la femme de l'autorité religieuse. Cela ressemblera à ce qui se passait en Iran en 1979, sauf qu'il s'agira du monde chrétien et non du monde musulman. Il ne s'agira plus de l'union entre "la mosquée et l'Etat", mais entre "l'Eglise et l'Etat" !
Comprenez bien que nous ne parlons pas de l'irruption de quelque religion étrange du Nouvel Age, mais d'une religion que se présentera clairement comme chrétienne. Certes, il s'agira d'un Christianisme apostat, mais néanmoins d'un Christianisme considéré comme tel par le monde. La plupart des Chrétiens évangéliques (de Barnhouse à Gaebelin, de Chafer à Pentecost, et d'Ironside à Ryrie) sont partisans de ce type de Christianisme.
Il n'entre pas dans le cadre de cet article d'étudier les forces qui œuvrent déjà à faire aboutir ce mariage entre l'Eglise et l'Etat dans notre monde occidental. Nous aurons l'occasion d'y revenir en détail dans d'autres articles. Il nous suffit de dire pour le moment que ce processus est déjà bien avancé. Notre propos actuel, après avoir affirmé qu'un tel mariage va certainement se produire, est de nous inciter à nous poser cette question : "Que devons-nous donc faire ?"

Sortez du milieu d'elle !

La Bible nous dit très clairement ce que nous devons faire ! Nous devons sortir du milieu d'elle ! (Apoc. 18 :4).
Est-ce que cela signifie que nous ne devons plus rien avoir à faire avec l'Eglise, et que nous devons nous retirer dans l'isolement, le détachement et la solitude ?
Certainement pas ! L'Eglise est le témoignage de Dieu sur la terre. Abandonner l'Eglise reviendrait à abandonner ce témoignage. Mais cela signifie simplement que nous devrons finalement abandonner et quitter "l'Eglise organisée".
Quand nous parlons d'Eglise organisée, nous pensons à toutes les églises qui sont devenues tellement grandes et lourdes qu'elles finissent par ressembler à n'importe quelle organisation sociale humaine. Elles deviennent des institutions qui s'appuient sur des comités, des sous-comités, des conseils, des bureaux, des équipes administratives, des cellules organisées, des programmes en tout genre, des ordres du jour et des plannings, et tous les aspects des bureaucraties modernes, avec les hiérarchies qui les font fonctionner. C'est la direction que prennent toutes les églises en Amérique, petites ou grandes ! Elles ont abandonné la simplicité pour devenir des organisations complexes à problèmes ! C'est la tendance de notre époque ! En fait, on considère aujourd'hui qu'un pasteur est un raté s'il s'occupe d'une église de moins de cent membres !
Hélas, pour la plupart des églises aujourd'hui, la réussite se mesure à la taille. Une petite église est une église qui a échoué ! Quand ce sont les nombres qui comptent, on ne recherche plus la simplicité. Dans de tels systèmes, les gens "suivent le mouvement", et le conformisme est de règle.
Dans ces églises, ceux qui refusent de se conformer, qui défendent certains principes en refusant de suivre le mouvement général, n'auront pas tellement besoin de se poser la question s'ils doivent partir ou non ! S'ils veulent rester fidèles à leurs convictions, et s'ils refusent de garder le silence, ils seront "invités" à partir. Il se peut même que les temps viennent où l'on ne se contentera pas de cela, et où on leur fera subir des traitements bien pires ! La Bible nous prévient qu'il viendra un temps où :
"Ils vous excluront des synagogues ; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu" (Jean 16 :2).

Le processus qui est à l'œuvre dans le monde est le même que celui qui est à l'œuvre dans l'Eglise.
Pour quelle raison en est-il ainsi ? Parce que "l'Eglise organisée" actuelle est engagée dans le même processus de "mondialisation" que le monde politique et économique. Pourquoi donc ? Parce que l'Eglise fait partie du monde. En fait, l'Eglise a épousé le monde. Il n'est donc pas surprenant de voir que les mêmes forces qui agissent dans le monde agissent aussi dans l'Eglise ! Ce processus est inexorable. Ceux qui veulent s'y opposer seront détruits. Si vous essayez de lutter pour inverser cette tendance, vous avez autant de chances de réussir qu'un petit épicier de quartier qui voudrait lutter contre un supermarché Carrefour voisin ! Le processus étant le même, le résultat sera le même !

En vérité, toutes choses vont dans cette direction ! Nos entreprises, nos systèmes politiques, nos nations, nos cultures et, à présent, nos églises. C'est une direction qui nous conduit dans un système où c'est le "groupe" qui a le dernier mot, et où le "consensus" est le maître mot. On doit "rendre des comptes au groupe" et à la "hiérarchie" qui le contrôle, alors que celle-ci agit souvent de manière despotique, comme dans les églises qui dépendent de Jack Hayford, de James Kennedy, ou qui dépendaient de John Wimber, maintenant décédé. Ce sont des endroits où les "paroissiens" sont conditionnés à croire qu'ils n'ont pas la stature spirituelle suffisante pour comprendre les Ecritures par eux-mêmes, et que leur seule tâche est d'obéir à leurs dirigeants et de se taire. N'est-ce pas ce qu'enseigne Bill McCartney, Président des Promise Keepers, quand il déclare :

"Nous, (les laïcs), nous ne pouvons pas dispenser droitement la Parole de Vérité. Nous avons besoin de vous, (nos pasteurs et nos prêtres), pour nous enseigner !"
C'est clair ! N'est-ce pas ce qu'enseigne Rick Joyner, l'un de ces prétendus "prophètes" modernes, quand il tance les "pasteurs renégats", pour les exhorter à "suivre le programme", en avertissant tous ceux qui ne le feraient pas que des "actions seront prises contre eux" :
"Il y a certains pasteurs et conducteurs qui continuent à résister à cette marée de l'unité (c'est-à-dire, selon lui, qui continuent à refuser de rendre des comptes à une hiérarchie rigide et de se mettre sous une "couverture spirituelle"). Qu'ils sachent qu'ils seront ôtés de la place qu'ils occupent !"

C'est partout la même chose !
Ce type de raisonnement se répand partout. Même des prédicateurs appartenant à des dénominations traditionnelles se mettent à prêcher cela ! Ils enseignent qu'il ne doit y avoir qu'une église par cité. Mais à leur façon, c'est-à-dire qu'ils encouragent tous les pasteurs d'une même ville à former des "groupes" devant lesquels chacun sera responsable. Ces groupes seront, bien entendu, organisés selon une hiérarchie bien structurée, même si celle-ci est subtile ! On peut donc dire que ce principe est en train d'envahir toute l'Eglise !
Le mouvement part de ce qui est petit pour aller à ce qui grand, de ce qui est local à ce qui est national, puis à ce qui est international. On veut aller de ce qui est défini à ce qui est indéfini, de ce qui est simple à ce qui est complexe, de ce qui est pur à ce qui est mélangé, de ce qui est individuel à ce qui est collectif. C'est ce mouvement qui s'amplifie dans l'Eglise aujourd'hui. Nous le répétons, il n'y a presque rien qui distingue l'Eglise de ce qui se passe dans le monde politique et économique.

C'est justement contre ce processus que la Bible nous met en garde. Elle nous prévient même que si nous ne quittons pas cette Eglise apostate, nous participerons à ses péchés (à ceux de la prostituée d'Apocalypse 17), et nous aurons part à ses fléaux (Apoc. 18 :4).

Pourquoi hésitons-nous à partir ?
Pourtant, la plupart des Chrétiens hésitent à faire le saut. Après tout, il y a tellement peu d'églises qui restent fidèles à la vérité et qui demeurent fermes dans la foi ! Il y a tellement peu de pasteurs qui veulent résister à cette marée actuelle ! Si l'on ne peut pas trouver d'église fidèle près de chez nous, que doit-on faire ? Il n'y aura plus personne pour nous enseigner ! Il n'y aura plus personne pour nous protéger des fausses doctrines !
D'ailleurs, notre "église organisée" est tellement confortable ! On y fait tout pour nous être agréables ! Si nous la quittons, nous quittons "l'ordre" pour tomber dans "l'anarchie" ! C'est un point important pour beaucoup de Chrétiens. Malgré tous ses défauts, "l'Eglise organisée" fournit un ensemble de repères qui permettent à beaucoup de Chrétiens de s'y retrouver dans leur vie chrétienne. Même la bureaucratie et la hiérarchie qui la caractérisent, malgré leur caractère abrutissant, présentent au moins un certain confort et une certaine sécurité. Elles permettent aux fonctions de l'église de s'exercer dans l'ordre, et "structurent" la vie religieuse des Chrétiens. Elles nous assignent une "place" bien définie, qui s'intègre dans un ensemble cohérent !
Mais il y a pourtant un problème ! Cette hiérarchie et cette bureaucratie qui caractérisent "l'Eglise organisée" caractérisent aussi trop souvent les entreprises et les systèmes de ce monde, alors que la Bible décrit l'Eglise comme un "corps vivant". Nous ferions donc bien de prendre le temps de réfléchir et de réexaminer certains concepts avec lesquels nous avons grandi ! Il y a une très grande différence entre la hiérarchie et la bureaucratie qui caractérisent le monde des affaires, et la "vie du corps" dont parle la Bible à propos de l'Eglise ! Hiérarchie et bureaucratie sont les marques des institutions humaines. La vie du corps vient de Dieu. Les premières sont les marques d'un système mort. Le fonctionnement du corps est caractérisé par la vie. Certes, les systèmes humains mettent de l'ordre et de l'organisation, mais uniquement au sein du royaume de ce monde, tandis que la "vie du corps" apporte un ordre et une organisation qui sont caractéristiques du Royaume de Dieu !

Les bureaucraties et les hiérarchies caractérisent l'action de l'homme et non de Dieu.

L'homme est un être limité. Il ne peut être qu'à un seul endroit à un moment donné. Il est donc soumis à des limitations non seulement intellectuelles, mais aussi spatio-temporelles. Il doit donc avoir recours à des systèmes d'autorité institutionnels qui impliquent une organisation collective, afin de pouvoir contrôler les facteurs espace et temps. C'est pour cette raison que l'homme doit instituer des bureaucraties et des hiérarchies.
Dans un système collectif, comme on le voit en économie et en politique, l'institution ne peut fonctionner avec ordre et discipline qu'au moyen d'un système hiérarchisé, où l'autorité s'exerce du haut vers le bas, par tout un système d'intermédiaires. Il y a toujours un "seigneur" et ses subordonnés. Le prestige et la puissance de ce "seigneur" se mesure à sa place dans la hiérarchie de l'organisation. Celle-ci a la forme d'une pyramide, dans laquelle l'autorité s'exerce du haut vers le bas, alors que le prestige suit la démarche inverse : plus on est proche du sommet, et plus notre prestige est grand. C'est ainsi que tout le système peut maîtriser, voire défier, l'espace et le temps. (1)
Toutefois, cette organisation ne peut être qu'extrêmement rigide, indifférente, impersonnelle et insensible aux besoins des individus qui la composent. Tous ceux qui composent la base sont dans l'impossibilité de contacter ou de se faire entendre par les dirigeants de l'organisation. Ils doivent se contenter d'un petit signe de temps en temps ! Le seuls qui peuvent espérer les contacter sont ceux qui font partie de leur entourage immédiat, ou qui ne sont pas trop éloignés dans la hiérarchie !

Combien ce système est loin de la manière dont Dieu règne ! Le Seigneur sait toutes choses ! "Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n'en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père" (Matthieu 10 :29).
Le caractère pernicieux du pouvoir institutionnel.
Il est important de comprendre que l'autorité exercée par les membres d'une organisation institutionnelle ne dépend pas en général de leurs qualités personnelles, mais de la nature même de l'institution. Le pouvoir n'est pas inhérent à l'individu qui le reçoit. Il est inhérent à la position qu'occupe cet individu dans l'institution dont il est membre. De ce fait, dans le monde, (comme dans l'Eglise aujourd'hui), un individu bénéficie du prestige et de la puissance correspondant à la position qu'il occupe dans l'institution dont il est membre. Si l'individu quitte sa position dans l'organisation, il perd son prestige et sa puissance. Cela permet d'expliquer l'emprise qu'exercent ces institutions sur leurs membres, surtout sur ceux qui sont "dans le vent" !
Cela explique aussi pourquoi ces institutions sont des nids de jalousie et de disputes. Elles ne favorisent pas une ambiance "amicale", "informelle" ou "familiale" ! Car la puissance et le prestige grandissent à mesure que l'on progresse vers le haut de la pyramide. Cette course vers le haut entretient des combats incessants, chacun s'efforçant d'atteindre le sommet. La route est jonchée de débris divers, d'amitiés brisées, de coups durs, et des cadavres de tous ceux qui sont tombés parce qu'ils ont été "poignardés dans le dos" par "d'anciens amis" ! Inutile de dire que ce monde est rempli d'intrigues, de calomnies, de jalousies et d'envies ! Il est peuplé de gens qui sont assoiffés de prestige, qui obéissent servilement à ceux qui leur sont supérieurs, mais qui dominent eux-mêmes d'une manière souvent incroyablement dure sur ceux qui leur sont inférieurs !
Plus l'institution est grande, plus la méchanceté et la rancœur sont grandes ! Une grande taille favorise l'anonymat, donc la malveillance. Finalement, la loyauté envers l'institution devient une loyauté envers soi-même et sa propre carrière ! La méthode d'avancement est la cooptation, ce qui encourage les gens à se consacrer au service de ses supérieurs pour mieux progresser eux-mêmes, à "rentrer dans le moule", à dire les choses que l'on attend d'eux, à passer un coup de brosse à reluire au bon moment, et à paraître ce que l'on n'est pas.
C. Wrigt Mills, maintenant décédé, qui était Professeur à l'Université Columbia, a écrit ceci :
"Quand nous suivons la carrière de (ceux qui s'efforcent de gravir les degrés de ces institutions), nous pouvons aussi suivre l'histoire de leur loyauté. Lorsqu'il s'agit de réussir, il faut en premier lieu comprendre que, dans une entreprise moderne, le succès est basé sur la cooptation. Aujourd'hui, ce ne sont plus les qualités morales et personnelles qui comptent. Un seul facteur est considéré comme important : le fait de posséder une "personnalité efficace", un charme qui retient l'attention et qui irradie la confiance en soi. Dans cette nouvelle "manière de vivre", il faut apprendre à sourire souvent et à bien écouter, à ne parler que des choses qui retiennent l'intérêt de votre interlocuteur, et à lui faire sentir qu'il est important. Tout cela doit être fait le plus sincèrement possible. Bref, les relations interpersonnelles sont devenues des "relations publiques". Il faut savoir sacrifier ses idées et convictions sur l'autel de la réussite personnelle, conformément à cette culture d'entreprise. Le but n'est plus d'avancer sur la base de mérites personnels et d'un travail assidu, mais d'être coopté par une clique, sur des critères souvent complètement différents. Celui qui veut faire carrière et faire partie de l'élite soit continuellement persuader les autres, et se persuader lui-même, qu'il est exactement le contraire de ce qu'il est réellement" (2).
Certes, Mills parle ici de ceux qui veulent réussir dans les entreprises. Mais le même raisonnement peut s'appliquer dans beaucoup d'églises modernes, dont les pasteurs sont jugés non pas tellement sur leurs convictions et leurs principes, mais sur "l'efficacité de leur personnalité" et sur leur aptitude à bien savoir écouter.
En fait, par leur nature même, toutes ces institutions humaines ont été structurées pour garantir la manifestation de la duplicité, de la séduction, et des pires aspects de la nature humaine. On a voulu créer une "ambiance de requins", dans laquelle ne survivent et ne prospèrent que les traîtres et les vicieux. Dans cette atmosphère, comme l'écrit Mills, les hommes deviennent facilement durs et impitoyables.
En vérité, dans ces groupes organisés, (comme dans les églises institutionnelles), il est impossible de se trouver à une position de commandement, au sein de cette hiérarchie pyramidale, sans se laisser gagner par la corruption intérieure causée par l'adulation qui accompagne toujours la déférence envers un supérieur hiérarchique. Les organisations humaines, comme beaucoup d'églises et de dénominations organisées, sont des endroits où l'on peut prendre la pleine mesure de ce qui est écrit dans Jérémie 17 :9 :
"Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ?"

Les systèmes hiérarchiques, œuvres de l'homme, et non de Dieu.

Le Seigneur S'est exprimé pour condamner ces systèmes humains fondés sur les hiérarchies, où l'autorité s'exerce du haut vers le bas, et où règne une "déférence organisée". Jésus a dit :
"Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs" (Matthieu 20 :25-28).
Jésus ne S'est pas exalté Lui-même :
"Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix" (Philippiens 2 :5-8).
Combien une telle attitude est complètement étrangère à l'esprit du monde (et de l'Eglise moderne) ! Ceux qui occupent une position d'autorité s'élèvent eux-mêmes au-dessus de ceux qui les entourent, et dominent durement et sans merci sur ceux qui dépendent de leur autorité. Le monde ne peut fonctionner sans une autorité institutionnelle hiérarchisée. Mais ce n'est pas la loi qui règne dans le Royaume de Dieu ! C'est pourtant sous cette loi que l'Eglise est censée devoir fonctionner ! Sinon, elle fonctionne selon les principes du monde, c'est-à-dire de la pire manière possible.

Dieu n'a pas besoin d'intermédiaires.

Pour contacter Sa création, et les membres de Son Eglise, Dieu n'a nul besoin d'intermédiaires, de bureaucraties et de hiérarchies ! Il n'est pas limité par le temps et l'espace. Il peut être partout à la fois. En fait, il n'y a aucun endroit dans l'univers entier où Dieu soit absent, et, pour Lui, le temps est toujours au présent. Dieu transcende le temps et l'espace. Voici ce que la Bible dit de Dieu :
"Avant que les montagnes fussent nées, et que tu eusses créé la terre et le monde, d'éternité en éternité tu es Dieu. Tu fais rentrer les hommes dans la poussière, et tu dis : Fils de l'homme, retournez ! Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d'hier, quand il n'est plus, et comme une veille de la nuit" (Psaume 90 :2-4).
Et encore :
"Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi ; même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux existât. Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que le nombre en est grand ! Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je m'éveille, et je suis encore avec toi" (Psaume 139 :7-18).
Mais voici ce que la Bible dit de l'homme :
"Eternel, qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses ? Le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui ? L'homme est semblable à un souffle, ses jours sont comme l'ombre qui passe" (Psaume 144 :3-4).
Et encore :
"Tu les emportes, semblables à un songe, qui, le matin, passe comme l'herbe : elle fleurit le matin, et elle passe, on la coupe le soir, et elle sèche. Nous sommes consumés par ta colère, et ta fureur nous épouvante. Tu mets devant toi nos iniquités, et à la lumière de ta face nos fautes cachées. Tous nos jours disparaissent par ton courroux ; nous voyons nos années s'évanouir comme un son. Les jours de nos années s'élèvent à soixante-dix ans, et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans ; et l'orgueil qu'ils en tirent n'est que peine et misère, car il passe vite, et nous nous envolons" (Psaume 90 :5-10).

La relation qui existe entre Christ et chacun d'entre nous.

Cela nous permet de parler d'un problème très important : la relation entre Christ et l'Eglise et, tout particulièrement entre Christ et chaque membre de Son Eglise. Dans les religions des hommes, on ne peut s'approcher de Dieu qu'au moyen d'un intermédiaire, un "saint homme", un prêtre, quelqu'un qui est censé avoir une relation intime avec Dieu et, d'une manière ou d'une autre, être "plus près" de Dieu que nous.
Mais cet intermédiaire est lui aussi sous l'autorité d'un supérieur qui est encore plus près de Dieu que lui, et ainsi de suite jusqu'au sommet de la hiérarchie religieuse ! Toutes ces personnes sont disposées dans une structure en forme de pyramide, et c'est au sommet de la pyramide que l'on est censé vraiment rencontrer Dieu ! Par conséquent, dans les religions des hommes, notre relation avec Dieu n'est jamais une relation directe, mais elle dépend d'un certain nombre d'intermédiaires.
Si nous examinons cette structure en forme de pyramide, propre à beaucoup d'églises organisées, ne ressemble-t-elle pas à la structure qui caractérise les organisations de ce monde fini ? Avec leur hiérarchie, et les rivalités entre tous ceux qui s'efforcent d'atteindre le sommet de la pyramide ? Avec les intrigues, les médisances, les jalousies et les déceptions ? Même si ces églises sont enveloppées d'une atmosphère de religiosité, même si leur dureté se cache derrière une fausse douceur et une fausse modestie, les couteaux sont souvent cachés sous le manteau de la piété et du charme. En outre, tout le monde le sait !
Nous l'avons déjà dit, toutes ces structures ne sont absolument pas nécessaires pour Dieu ! Mais elles le sont pour les religions humaines. Bien plus, chaque fois que vous constatez que ces structures organisées prédominent dans la Chrétienté, vous pouvez être certain que c'est l'homme qui dirige et non Dieu. Ces églises ou organisations sont beaucoup plus rattachées au royaume de ce monde qu'au Royaume de Dieu. Si c'est le cas, toutes ces organisations vont dans la même direction que le monde, qu'elles se qualifient comme "chrétiennes" ou non.

Nous sommes parvenus à la fin des temps.
Nous sommes parvenus à la fin des temps. Le monde se dirige inexorablement vers une conclusion unique. Toute la terre, organisée comme une pyramide géante qui englobe toutes les organisations humaines (y compris les églises), toutes les entreprises, toutes les nations et toutes les cultures, est en train de parvenir à un état d'intégration où tous les hommes seront embrigadés et contrôlés. C'est cette organisation qui aura le "caractère" de la Bête et qui sera son image :
"Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait. Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom" (Apoc. 13 :11-17).
Il est important de comprendre que l'image de la Bête ne sera pas nécessairement une sorte de statue géante, comme certains théologiens le suggèrent naïvement. A mesure que toutes les organisations et églises humaines sont inexorablement attirées dans cette structure mondiale, les hommes reflèteront de plus en plus le caractère de la Bête. Ce "Nouvel Ordre Mondial" vers lequel se presse l'humanité est une structure où la hiérarchie prédomine, où la jalousie et l'envie sont omniprésentes, où la trahison et la haine sont dans l'ordre normal des choses…
Quelle sera la "marque" de cette image, sa caractéristique principale ? Ce sera la hiérarchie ! Partout où prédomine une hiérarchie, il y a l'image de la Bête ! Du moins, est-elle en train de se former ! Peu importe si cette organisation se dit "chrétienne" ! Cela ne veut rien dire. C'est la réalité qui compte. Les membres de la secte Moon se disent Chrétiens, mais le fait de le dire ne les transforme pas en Chrétiens ! Soyez donc certains que si la hiérarchie prédomine dans votre église, Satan n'est pas très loin ! Je vous repose la question : "Qui a donc besoin d'une hiérarchie pour diriger ?" Vous avez la réponse ! C'est le système humain de ce monde !

Jésus n'a jamais enseigné cela.
En ce qui concerne l'Eglise, Jésus n'a jamais enseigné qu'il fallait y établir une hiérarchie. En fait, Il a enseigné exactement l'inverse ! Je vous supplie de relire soigneusement ce passage :
"Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs" (Matthieu 20 :25-28).
Il n'y a aucune place pour une hiérarchie dans l'organisation de Dieu ! Aucune ! Au contraire, Jésus compare la relation qui nous unit avec Lui à celle qui unit les sarments au cep. Il a dit :
"Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean 15 :5).
A ce sujet, il est important de remarquer qu'une vigne n'est pas comme un arbre, ni comme n'importe quelle autre plante. Elle est unique, en ce sens qu'elle n'a qu'un "tronc", auquel sont directement rattachés tous les sarments. C'est ce qui différentie la vigne de toutes les autres formes de végétation. Toutes les feuilles de la vigne sont même en contact direct avec le cep. C'est ce qu'enseigne ce passage de Jean 15 :5 : nous sommes les sarments du seul Cep véritable, Christ, et nous sommes tous directement reliés à Christ. Jésus a dit :
"Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi" (Jean 15 :3-4).
L'unité que Christ donne est une unité qui découle d'une même Vie partagée, la Vie de Christ. Nous sommes un, parce que nous partageons tous cette même Vie. Ce n'est pas quelque chose qui nous est imposé de force de l'extérieur, comme dans les systèmes humains. Mais c'est quelque chose qui vient à nous naturellement, comme l'air que nous respirons. Cela signifie que, dans la mesure où nous obéissons à Christ et à Sa Parole, nous sommes un avec nos frères et nos sœurs.

Notre porte de sortie !
Ce que je viens de dire est extrêmement important. Car cette vie de Christ nous permet d'échapper à tous les systèmes humains de ce monde ! Elle nous permet notamment de ne pas nous conformer à l'image de la Bête. C'est la hiérarchie qui fait marcher tout le système de ce monde. C'est elle qui lui donne la force, l'énergie, et la direction dont il a besoin. Cela vaut non seulement pour tous les systèmes économiques et politiques, mais aussi pour toutes les institutions religieuses. Mais, si nous pouvons nous libérer de la hiérarchie, et recevoir la réalité qui est en Christ, nous sommes automatiquement libérés du pouvoir de la Bête !
Cela ne signifie pas que nous encourageons l'anarchie. L'autorité existe dans le Corps de Christ ! Elle existe dans l'Eglise ! La famille de Dieu sait ce que signifie la soumission ! Mais ce n'est pas une soumission qui découle d'une autorité extérieure imposée, et de la force de régulation d'une institution froide. Il s'agit d'une soumission qui découle de la vie de Christ, d'une vie que nous partageons tous, hommes et femmes, esclaves et hommes libres, noirs et blancs, peu importe. Comment savons-nous cela ? C'est Jésus qui l'a dit. N'est-ce pas ce que l'Ecriture dit ? N'est-ce pas ce que Jésus a promis ?
"Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous" (Jean 14 :16-20).
Cette présence intérieure du Saint-Esprit est tellement importante pour nous, que Jésus a dit :
"Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai" (Jean 16 :7).
Il a ajouté :
"Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jean 14 :26).

Le ministère du Saint-Esprit et son impact sur la vie de l'Eglise.
Nous y voilà ! "Le Consolateur nous enseignera toutes choses" ! Nous n'avons plus besoin d'une classe de prêtres ! Nous avons le Consolateur. C'est ce qui différentie le Christianisme de toutes les religions des hommes : le ministère du Saint-Esprit en faveur de tous ceux qui croient en Jésus, quels qu'ils soient ! Nous avons tous accès à ce ministère. Il s'exerce sans aucun intermédiaire ! Comprenez-vous qu'il n'y a plus besoin de hiérarchie, qu'il n'y a plus besoin de bureaucratie ? Il n'y a rien de tout cela dans la Vie de Christ !
Parce que nous partageons tous la dispensation du Saint-Esprit, nous partageons tous également la fonction de prêtre ou de sacrificateur. La Bible dit :
"Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ" (1 Pierre 2 :4-5).
L'Ecriture dit aussi :
"Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière" (1 Pierre 2 :9).

A présent, que signifie tout cela, en ce qui concerne la fin des temps ? Voici ce que cela signifie : même si nous sommes expulsés (ou obligés de quitter) "l'Eglise organisée", nous pourrons survivre ! Nous pourrons poursuivre notre marche ! Nous avons le Saint-Esprit. Et, si nous avons le Saint-Esprit, nous avons la vie de l'Eglise !
Le fait de ne plus appartenir à "l'Eglise organisée" ne signifie pas que nous serons coupés de l'Eglise de Christ !
Nous n'avons pas besoin des mains froides et mortes de la hiérarchie et de la bureaucratie pour nous guider et coordonner notre activité, pour tout ce qui touche à la vie de l'Eglise. Nous avons le Saint-Esprit et la Parole de Dieu, la Bible. Qu'avons-nous besoin de plus ?
En tant que simples "laïcs", si nous osons nous saisir des enseignements clairs de l'Ecriture et commencer humblement à nous engager nous-mêmes dans la vie de l'Eglise, nous découvrirons tout ce que Dieu a merveilleusement prévu pour nous. Tous les "simples" saints de Dieu verront que l'Eglise peut fonctionner sans l'intervention d'intermédiaires ou de "prêtres" officiels ! La Bible dit :
"Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part" (1 Cor. 12 :27).
Oh ! Que Dieu nous donne la vision de la vie de l'Eglise ! Comme l'a écrit Paul :
"Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu'il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force" (Ephésiens 1 :17-19)
Et encore :
"Ce mystère, c'est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ par l'Evangile, dont j'ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu, qui m'a été accordée par l'efficacité de sa puissance. A moi, qui suis le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d'annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses, afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd'hui par l'Eglise la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein éternel qu'il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur, en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance" (Ephésiens 3 :6-12).

Cette vie chrétienne n'est pas destinée à nous attirer une grande popularité !
Sans aucun doute, le fait de s'engager dans cette vie nous rangera dans la minorité, et fera de nous un sujet de sarcasme ! Mais n'est-ce pas ce que nous annonce la Bible ?
"Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes !" (Luc 6 :26).
C'est certain ! La vie de Christ n'est pas destinée à nous attirer une grande popularité ! Jésus a dit :
"Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent" (Matthieu 7 :13-14).
Et que pourrait-on dire de Paul, quand il rapporte cette plainte du prophète Elie :
"Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels ; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m'ôter la vie ?" (Romains 11 :3).
La réponse que Dieu donne à Elie ne contredit pas nécessairement la plainte du prophète. Ceux qui restaient fidèles et qui écoutaient la Parole de Dieu n'étaient pas très nombreux ! Sinon, pourquoi Paul parlerait-il d'un "reste", quand il mentionne les "sept mille" qui n'avaient pas fléchi le genou devant Baal ?
"Mais quelle réponse Dieu lui fait-il ? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n'ont point fléchi le genou devant Baal. De même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l'élection de la grâce" (Romains 11 :4-5).
Manifestement, la grande masse de ceux qui composaient le peuple de Dieu étaient tombés dans l'apostasie ! En vérité, quand l'Esprit de Dieu agit, Il doit invariablement le faire en dehors de la grande majorité de ceux qui proclament appartenir au "peuple de Dieu" ! Il le fait en-dehors des organisations religieuses ! Ce n'est pas par hasard que Jésus, quand Il était sur la terre, agissait d'une manière complètement opposée à celle du système religieux de Son temps. A tel point que les chefs religieux se sont sentis obligés de Le faire crucifier !
Il en est de même aujourd'hui ! Il est futile que des Chrétiens continuent à croire que s'ils sont fidèles à Dieu et s'ils obéissent à Sa Parole, leurs amis et les membres de leurs familles vont applaudir à ce qu'ils font et se joindre à eux ! En fait, choisir Dieu, c'est choisir d'être incompris et même haï ! Mais c'est cette haine dont ils sont l'objet qui, selon Jésus, sera le moyen de reconnaître ceux qui ont vraiment choisi de Le suivre :
"Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme ! (Luc 6 :22).

Un chemin solitaire.
 Le chemin qui mène à Dieu est un chemin solitaire. C'est ce que Jésus a voulu dire, quand Il a dit :
"Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent" (Matthieu 7 :14).
C'est aussi ce que Paul a voulu dire, quand il a dit :
"Nous sommes fous à cause de Christ ; mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés ! Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes maltraités, errants çà et là ; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous parlons avec bonté ; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu'à maintenant (1 Cor. 4 :10-13).
Rappelez-vous que Paul n'avait pas à se plaindre des païens, mais des "croyants", de la grande masse de ceux qui se considéraient comme faisant partie du "peuple de Dieu", Juifs et Chrétiens ! Après tout, Paul écrivait à l'Eglise de Corinthe. Si nous reprenons le verset 10 : "Nous sommes fous à cause de Christ ; mais vous, (les Chrétiens de Corinthe), vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés !
Ceux qui recherchent la "popularité" et "l'acceptation" feraient mieux de ne pas s'engager sur cette voie ! Car c'est une voie où l'on ne trouvera ni popularité ni acceptation ! J'ai été jeune, à présent j'ai vieilli. Dans ma vie, ce qui m'a toujours le plus attristé a été de voir ceux qui voulaient marcher avec le Seigneur finir par abandonner Sa voie (2 Pierre 2 :2), quand ils ont compris que cela allait tout leur coûter, la popularité, l'acceptation par les autres, par leur famille et leurs amis, tout !
C'est vraiment un grand test ! Une épreuve, une tribulation, par laquelle tout serviteur de Dieu doit passer un jour. D'autres ne peuvent pas la traverser pour vous. On ne peut même pas la traverser en compagnie des autres ! C'est une épreuve que chaque serviteur de Dieu doit traverser seul ! C'est ce que Jacob a connu dans le désert de Peniel :
"Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l'emboîture de la hanche ; et l'emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui. Il dit : Laisse-moi aller, car l'aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni. Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur" (Genèse 32 :24-28).
Nous devons tous parvenir au point où nous pouvons entendre la voix de Dieu nous dire : "Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ?", et où nous serons irrésistiblement conduits à répondre : "Me voici, envoie-moi" (Esaïe 6 :8).
Quand le Seigneur a appelé Ses disciples, ils n'ont pas été poussés à Lui répondre par une force extérieure qui les a contraints. Comme l'a écrit Oswald Chambers, ce qui a été irrésistible pour les disciples, c'est "l'insistance tranquille et passionnée de ce "Suis-Moi" !"

Vous devez vous offrir comme un sacrifice vivant.
Cela nous permet de parvenir aux questions pratiques. Le Saint-Esprit nous est donné dans le but d'édifier l'Eglise. Si tous nos efforts n'aboutissent pas à former l'Eglise, ils sont donc vains. Paul a dit :
"Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable" (Romains 12 :1).
A qui devons-nous offrir nos corps ? A l'Eglise !
Notez bien que Paul parle de nos corps. Il nous demande de présenter nos corps. Pourquoi ? Il y a là une raison très pratique. S'il nous avait demandé de présenter nos âmes, il aurait été possible de croire qu'il nous parlait d'une sorte de procédure mentale ou même spirituelle, que nous aurions pu accomplir dans le confort de nos foyers, en priant par exemple.
Mais Paul parle de nos corps de chair et de sang. L'usage de nos corps implique un contact physique. Il est certain que notre âme et notre esprit sont aussi impliqués. Mais notre âme et notre esprit accompagnent notre corps partout où il se trouve !
Il ne fait aucun doute que l'Eglise a une dimension spirituelle, mais elle a aussi une dimension physique. Paul désire que nous ne passions pas à côté de ce point. C'est là, dans le domaine physique, que nous sommes confrontés aux réalités pratiques, et que nous sommes obligés de convertir nos rêves en réalités. Ce sont des rêves communs à tous les êtres humains. C'est le désir de nouer avec les autres des relations d'amour durable. Hélas, ce désir s'évanouit trop souvent comme une vapeur, au moment où nous pensions pouvoir le réaliser !
Il nous est facile de rêver de développer des relations avec d'autres Chrétiens ! Mais, tant que nous n'aurons pas avec eux des contacts sur le plan physique, toutes ces relations resteront ce qu'elles sont, des rêves !
Mais l'Eglise n'est pas un rêve ! Elle est réelle et vivante. Si nous voulons nous impliquer dans la vie de l'Eglise, nous devons le faire d'une manière concrète et pratique. N'est-ce pas ce que nous voulons réellement ? Nous engager dans des relations d'amour durable avec les autres ? Oui, bien sûr !

Mettons en premier les besoins des autres.
Paul écrit encore :
"Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres" (Romains 12 :3-5).
Que dit Paul ici ? Il parle essentiellement de ce que chacun de nous doit faire s'il veut être impliqué dans la vie de l'Eglise d'une manière réelle et concrète. Pour cela, nous devons cesser de nous centrer sur nous-mêmes, et commencer à nous intéresser aux besoins des autres (des membres du Corps de Christ). Certes, Dieu attache de l'importance à chacun de nous individuellement. S'il n'y avait eu qu'un seul homme à sauver sur la terre, Jésus serait quand même venu mourir pour lui ! Mais, dans le passé, nous avons tellement eu l'habitude de centrer notre attention sur nos besoins personnels que nous avons de la difficulté à nous intéresser aux besoins des autres !
Oui, nous devons nous intéresser aux besoins des autres, plutôt qu'à nos propres besoins ! Après tout, c'est cela être un serviteur. C'est pour cela que nous avons été appelés à faire partie de l'Eglise ! Tant que nous ne voudrons pas nous considérer comme des serviteurs, nous ne pourrons jamais réussir notre vie d'église. C'est ce que voulait dire Paul, quand il écrivait :
"Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix" (Philippiens 2 :4-8).
C'est le commencement de la vie du Corps. C'est comme cela que l'on commence à développer des relations d'amour durables avec les autres. Quand nous rejetons l'orgueil, et la pensée que nous sommes "meilleurs que les autres".

Que l'amour se fraye un chemin !
Paul écrit aussi :
"Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun… Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques (Romains 12 :2-3 ; 9-10).
Que notre amour pour les frères et les sœurs soit sans hypocrisie et sans malhonnêteté. En d'autres termes, qu'il soit authentique. Que nous puissions aimer les autres sans la moindre pensée que nous pourrions recevoir quoi que ce soit en retour ! Jésus a dit :
"Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même ?" (Matthieu 5 :44-47).
Jésus ne nous parle-t-Il que de nos ennemis ? Non, mais Il veut souligner une vérité : nous avons besoin d'aimer les autres sans rien attendre d'eux en retour. C'est cet amour-là que Christ nous a donné. "Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous" (Romains 5 :8). C'est cet amour-là que nous devons donner aux autres, si nous voulons édifier l'Eglise. La Bible dit :
"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n'est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. La charité ne périt jamais" (1 Corinthiens 13 :1-8).
L'amour ne se préoccupe pas de ses propres intérêts. L'amour n'envie pas les "dons" et les "appels" des autres frères et sœurs. L'amour n'est pas égoïste et égocentriste. Il supporte tout. Il n'est pas troublé quand, parfois, il n'est pas "payé en retour" par les frères et sœurs de l'église. Il ne soupçonne aucun mal de personne. Il ne se mêle pas des affaires des autres sous prétexte de trouver leurs défauts. Il espère le meilleur pour tous. Il supporte les mauvais traitements infligés par les autres. Il ne s'éteint pas en face de la haine et de l'oppression. C'est cela, le fondement de la vie d'église ! C'est cela, la base de la vie du Corps !
L'amour est le fondement de l'œuvre de Dieu. Sans amour, nos œuvres échoueront, nos dons échoueront, et la vie de l'Eglise échouera. La Bible dit :
"Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité" (1 Corinthiens 13 :13).

Ne soyez pas un "radical de salon" !
Nous le répétons, si tous nos efforts n'aboutissent pas à l'édification de l'Eglise, nos efforts sont vains. Nous vous exhortons à lire les articles de notre frère Dene McGriff sur "L'Eglise des derniers jours". L'Eglise est le témoignage de Dieu dans cette vie et dans ce monde. Cela est vrai, que nous ayons été expulsés de "l'Eglise organisée" ou non. Le fait d'avoir été expulsé de "l'Eglise organisée" ne nous libère pas de l'obligation de "manifester l'Eglise".
Comme je le disais dans un article récent, que Dieu nous aide tous à ne pas nous contenter de réunir toutes sortes d'informations sur ce qui se passe en ce moment, et de les mettre ensuite sous le coude ! Que Dieu nous aide à ne pas nous contenter de parler de ces choses dans le confort douillet de nos salons, sans rien faire d'autre !

UN MOT AUX PASTEURS.
 Il est certain que le fait de s'écarter de "l'Eglise organisée" n'est pas sans dangers. On ne peut donc reprocher aux pasteurs d'hésiter à faire sortir leurs assemblées de "l'Eglise organisée". Car l'opprobre, la "honte" et même les invectives qu'ils devront subir, de la part de leurs collègues pasteurs, dépassent sans doute l'imagination de la plupart des "laïcs" !
Non seulement cela, mais les milieux chrétiens sont remplis de "bergers sans troupeaux", qui essayent de répandre leurs faux enseignements dans des groupes dont ils s'efforcent de prendre le contrôle.
Les pasteurs ont donc le droit légitime de veiller à ce que leurs assemblées ne deviennent pas la proie de ces faux "bergers". La Bible nous met en garde contre eux :
"Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits" (Matthieu 7 :15-16).
Et encore :
"Je sais qu'il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et qu'il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux" (Actes 20 :29-30).
Mais nous devons quand même parvenir au point où nous devons "lâcher prise" et faire confiance au ministère du Saint-Esprit ! Les pasteurs sont donnés à l'Eglise pour l'édifier, et pour conduire les saints dans la maturité, jusqu'au point où ils vont pouvoir se prendre eux-mêmes en charge. N'est-ce pas ce que la Bible enseigne ?
"Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans la charité" (Ephésiens 4 :11-16).
Pourquoi Christ a-t-Il donné les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et les docteurs ? Pour le "perfectionnement des saints" ! C'est-à-dire pour le perfectionnement de chaque membre du peuple de Dieu ! Pourquoi les saints ont-ils besoin d'être perfectionnés ? Pour qu'ils puissent grandir "jusqu'à la mesure de la stature parfaite de Christ", afin qu'ils "ne soient plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes (par exemple, ces "bergers sans troupeaux"), par leurs ruses dans les moyens de séduction"…
Oui, les pasteurs doivent apprendre à "lâcher prise" ! Je veux dire par là qu'ils doivent apprendre à ne plus tenir les saints d'une manière aussi serrée. Ils doivent apprendre à conduire leur troupeau à la maturité, puis les "lâcher" ! Cela ne signifie pas qu'ils vont se trouver sans travail ! Ni qu'ils doivent renoncer à servir le Seigneur "à plein temps". Cela ne libèrera pas non plus les saints de l'obligation de pourvoir à leurs besoins financiers. En aucun cas ! Mais cela signifie que les pasteurs ne doivent plus tenir leurs brebis d'une manière aussi serrée. Il faut bien qu'un jour ils les "lâchent" ! D'ailleurs, la situation de la fin des temps va l'exiger. Les pasteurs feraient donc mieux de préparer les saints pour cette fin des temps, tant qu'il est temps. C'est ce qu'ils peuvent faire de mieux pour eux ! Oui, c'est vraiment la meilleure chose à faire !
C'est ce qui s'est passé en Chine. Et c'est dans ce pays que l'œuvre de l'Eglise a le plus prospéré au monde ! Pour quelle raison ? Parce que tous les saints, y compris les femmes, ont pu être amenés à la maturité en Christ ! Concernant les femmes, seriez-vous surpris d'apprendre que presque la moitié des "églises de maisons" en Chine sont conduites par des femmes ? Est-ce que cela signifie que, quand il y a des hommes pour assurer la direction spirituelle d'une l'église, ils devraient laisser la place à une femme ? Non, bien sûr. Mais quand il n'y a pas d'hommes mûrs dans une église, soit en raison des exigences de leur métier, parce qu'ils ne sont tout simplement pas mûrs dans le Seigneur, ou parce qu'ils ne veulent pas prendre leurs responsabilités, est-ce que cela devrait signifier qu'il ne devrait plus y avoir de vie d'église ? Non ! Ce serait stupide !
Je voudrais dire la vérité aux hommes. Je veux vous dire que, lorsque les hommes, par crainte, n'ont pas voulu s'engager, les êtres les plus courageux, les plus compétents et les plus capables de diriger les saints, ont été des femmes ! Des femmes comme Constance Cumbey, Jewel Van der Merwe et Pauline MacPherson, pour ne nommer que celles-ci, que j'ai personnellement connues. Elles sont, ou ont été, de vraies héroïnes de la foi, et tous, nous ferions bien de suivre leur exemple !
Je me rappelle qu'en 1969, au Vietnam, alors que je me trouvais "sur le front" près de la frontière du Cambodge, nous avons été attaqués par l'armée nord-vietnamienne. Nous étions sur le point d'être submergés, et la situation était si désespérée qu'il nous semblait que nous ne nous en sortirions pas. Nous avons alors ordonné à TOUS ceux qui étaient présents dans le camp de s'engager dans la défense de nos positions. Tout le monde a été appelé ! Les cuisiniers, le personnel médical (ce qui était d'une certaine manière "illégal"), le personnel de maintenance, les visiteurs, tout le monde, qu'il soit normalement combattant ou non. C'était une situation d'urgence ! Il en est de même aujourd'hui. Nous sommes à la fin des temps ! Nous sommes dans une situation d'urgence ! Tout le monde doit monter en première ligne ! Personne ne doit avoir d'excuse ! Les sœurs ne doivent pas se cacher derrière leur condition féminine, et les hommes ne doivent pas invoquer leur carrière. Personne n'est exempté ! Tous les saints, et non quelques "élus" seulement, doivent devenir des membres du Corps de Christ pleinement actifs ! Il est temps pour nous de monter au front !
Notes :

  • Il est intéressant de constater que cette structure d'autorité n'est pas seulement caractéristique des organisations humaines, mais elle l'est aussi de l'organisation de Satan. Pourquoi ? Parce que Satan, après tout, n'est qu'une créature, un être créé. Certes, il est très puissant et très majestueux, mais il n'est qu'une créature. Contrairement à ce que beaucoup de gens mal informés croient, Satan n'est ni omniscient ni omniprésent. Comme les hommes et toutes les créatures, il doit donc s'appuyer sur des hiérarchies pour exercer son autorité. Par conséquent, pour pouvoir contrôler le monde, Satan a mis en place une structure pyramidale, qui lui permet d'exercer son action et de faire exécuter ses ordres. Il lui faut des hiérarchies et des bureaucraties pour maîtriser l'espace et le temps.
    "The Power Elite", page 348.


    http://www.latrompette.net/

    vendredi 13 septembre 2013

    Les esprits territoriaux

    Le combat spirituel nous préoccupe toujours et il est important de relever, dans ce domaine, une nouvelle méthode très en vogue dans beaucoup d’églises actuelles consistant à lier « les esprits territoriaux » dans les lieux célestes. Sa conception est la suivante vous ne pouvez évangéliser efficacement une ville ou un territoire sans avoir auparavant identifié et lié l’homme fort et les puissances dans les lieux célestes dominant cette région. Il est impossible de trouver un seul exemple dans le Nouveau Testament mettant en évidence de telles pratiques, à moins de tordre les Ecritures. C’est en vain que nous chercherons dans les Actes et les Epîtres une telle approche de la part des apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ.
    Cet engouement pour les « esprits territoriaux » provient essentiellement de deux auteurs chrétiens bien connus Frank E. Peretti et Peter Wagner, dont les livres sur le combat spirituel ont profondément influencé de nombreux serviteurs de Dieu et chrétiens dans le monde.
    Les deux livres de Frank E. Peretti (The Present Darkness et Piercing The Darkness traduits en plusieurs langues), sont mentionnés par l’auteur lui-même comme étant deux romans, (donc remplis de fiction). Hormis quelques enseignements valables, la plupart de ses notions concernant le combat spirituel dans le monde invisible présentent des éléments de mythologie païenne, et n’ont aucune base scripturaire. D’ailleurs, il a lui-même déclaré que son intention n’était pas d’écrire des livres sur ce sujet, mais qu’il voulait juste raconter une belle histoire. Hélas des pasteurs et des chrétiens ont pris sa fiction pour la réalité, et se sont fourvoyés. Les lecteurs et admirateurs des livres de Frank E. Peretti devraient bien avoir cela à l’esprit, s’ils ne veulent pas être entraînés loin des enseignements de la Bible à ce sujet tout en pensant que ce nouveau concept est parfaitement scripturaire. Combien nous devons veiller et tout contrôler à la lumière des Ecritures !
    Quant à Peter Wagner, bien connu pour ses livres sur le combat spirituel diffusés dans le monde chrétien, il est une autre figure dominante très écoutée de ce mouvement. Il prône, lui aussi, ce nouveau genre de prières agressives pour le combat spirituel, qu’il qualifie d’ailleurs de « pratiques et concepts radicaux ». Il avance même qu’il s’agit d’un nouveau « niveau stratégique de combat spirituel » (Strategic-Level Spiritual Warfare). Ce concept s’est étendu dans plusieurs pays et jusque sur le champ missionnaire. Selon lui, il remporte de grands succès. Mais nous savons aussi qu’il engendre une grande confusion dans les églises, laissant une multitude de chrétiens perplexes.
    Il est urgent, à cause de ces implications doctrinales et pratiques, de procéder à un examen sérieux de ces nouvelles méthodes utilisées dans le combat spirituel, afin de découvrir si elles sont vraiment bibliques.
    Peter Wagner raconte les origines de ce mouvement « Alors que j’étais à Manille (aux Philippines), le Seigneur m’a parlé, bien que d’une voix non audible, mais d’une manière aussi claire que si elle l’avait été. Il m’a dit : « Je désire que tu diriges l’enseignement sur les esprits territoriaux ». Ce qui est important de souligner ici, c’est le message qu’il aurait reçu de Dieu. En entendant cela, on se pose immédiatement la question :
    Serait-il possible que Dieu puisse être l’auteur d’un message ou d’une révélation non biblique ? La réponse est évidemment, non !
    La plupart des doctrines de ce nouveau concept de combat spirituel sont fondées sur des révélations extra-bibliques. Il y a encore quelques années seulement, la majorité des évangéliques considéraient comme fausse toute révélation non scripturaire. Mais il n’en est malheureusement plus de même aujourd’hui. Un nombre toujours croissant de leurs leaders pensent qu’elles sont nécessaires pour permettre à l’Eglise d’accomplir sa mission d’évangélisation mondiale.
    Dans le combat spirituel, l’expérience du prophète Daniel est mal interprétée
    Pour authentifier leur doctrine et leurs pratiques, les propagateurs de cette nouvelle pratique en matière de combat spirituel utilisent les Ecritures, mais en tordent dangereusement le sens. Le texte de Daniel 10:12-14 est leur passage favori ; ils l’utilisent pour prouver l’existence réelle « d’esprits territoriaux » à combattre.
    Voici le texte en question : « Il (l’ange) me dit : Daniel, ne crains rien ; car dès le premier jour où tu as eu à coeur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens. Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours ; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse. Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps-là... Il me dit : Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi ? Maintenant je m’en retourne pour combattre le chef de la Perse ; et quand je partirai, voici, le chef de Javan (Grèce) viendra. Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité » (Da 10:12-14, 20-21).
    Soulignons trois observations importantes concernant cette expérience du prophète Daniel :
    1. Oui, il est vrai que le prince du royaume de Perse lui a résisté pendant trois semaines, alors qu’il recherchait la face de Dieu ; mais ce dernier n’était pas en train de « lier » les esprits territoriaux au-dessus de la Perse. L’ange ne l’a pas convié non plus à engager un tel « combat » ; sa mission était d’informer Daniel de ce qui allait arriver à Israël dans la suite des temps (Da 10:4). Ces informations allaient faire partie intégrante des Ecritures ; c’est pourquoi « le prince de Perse » a essayé d’empêcher qu’elles ne lui parviennent. Dans ce passage, rien ne nous permet de croire, comme ils le disent, que si les « esprits territoriaux » avaient été « liés », le royaume de Perse aurait été délivré de l’influence satanique et que la victoire de l’ange Gabriel (avec l’aide de Micaël) sur ces mauvais esprits aurait eu une influence sur le climat spirituel de toute la Perse.
    2. Pendant toutes ces journées de prière, pas une seule fois nous ne voyons Daniel s’adresser au prince de la Perse et lui dire, par exemple « Prince de la Perse, je détruis votre forteresse au-dessus de la Perse ». Cette sorte de prière est malheureusement à la mode et très fréquente de nos jours dans certaines églises. Dans la plupart des cas, la prière d’intercession est plus orientée vers Satan que vers Dieu ; voilà une bien triste réalité. On a même pris l’habitude de lier systématiquement les puissances des ténèbres, en oubliant que l’ennemi a déjà été vaincu à la croix, que l’accent doit désormais être mis sur le triomphe de la croix et sur la grandeur et la Toute Puissance de Jésus (Mt 28:18).
    3. Quand le prince de la Perse fut déplacé, il fut remplacé par le prince de Javan (Grèce), un esprit encore plus mauvais à bien des égards. Peu de personnes ont été séduites par la philosophie perse, comparée aux millions qui l’ont été par la philosophie grecque. Ainsi, n’oublions pas que dès qu’un « prince » est détrôné, sa place est rapidement occupée par un autre, encore plus fort que lui. Tous ceux qui confrontent les esprits territoriaux réalisent-ils vraiment ce qui se passe ?
    Le Pasteur Bill Randles des USA répond, en ces termes, à cette dernière question : « Los Angeles, San Francisco ou Miami, par exemple, sont-elles maintenant devenues de meilleures villes ? Dans chacune d’entre elles il y a pourtant eu des conférences sur le combat spirituel durant les années 80 à 90 où les puissances et principautés avaient été liées. Ne sont-elles pas plutôt devenues pires aujourd’hui ? Il n’existe pas une seule ville ayant été « purifiée de toute activité démoniaque » par le combat spirituel. Toutes leurs prétentions sont donc insensées ».
    « Nous ferions bien de prendre garde à ces paroles de Jésus : « Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti ; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui ; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première » (Mt 12:43-45). Ceux qui s’amusent avec des choses qu’ils ne comprennent pas, jouent inconsciemment avec le feu ».
    Source Theonoptie

    vendredi 6 septembre 2013

    La prière de Jaebets

    Traduction d'un article de Joseph Chambers
    Article  disponible en anglais à l'adresse :
    http://www.pawcreek.org/end-times/prayer-jabez
    Une nouvelle pratique idolâtre
    Un petit ouvrage intitulé : "La prière de Jaebets" remporte un succès phénoménal, non seulement dans les librairies chrétiennes, mais encore auprès du grand public. Des millions d'exemplaires se sont vendus en quelques mois.
    L'auteur, Bruce Wilkinson, vit à Atlanta en Géorgie, où il est connu comme évangéliste.

    Dans ce livre, il engage ses lecteurs à suivre son exemple : depuis trente ans, il dit chaque jour, sans y changer un seul mot, la prière que Jaebets a adressée à l'Eternel (1 Chroniques 4, verset 10) : "Jaebets invoqua le Dieu d'Israël, en disant : 'Si tu me combles de bénédictions et que tu étendes mes limites, si ta main est avec moi, et si tu fais que loin du malheur, j'échappe à la douleur…' Et Dieu accorda ce qu'il avait demandé."
    D'après l'auteur, et au dire de nombreux lecteurs qui ont adopté cette pratique, les résultats ne se font pas attendre. Ils sont parfois même miraculeux. Cependant, la Parole de Dieu dit clairement que la survenue d'un miracle n'est pas, en soi, un critère suffisant (Voir Deutéronome 13:1-6). Dieu nous commande d'examiner toutes choses et "d'éprouver les esprits pour voir s'ils sont de Dieu" (1 Jean 4:1). C'est donc à la lumière de la Bible, et non au seul vu des résultats, que nous devons éprouver le message contenu dans ce petit ouvrage à succès.
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    Les engouements religieux sont les plus dangereux de tous. Si un conducteur spirituel s'abaisse à créer et à lancer une pratique idolâtre qui suscite un engouement, il est sur une bien mauvaise voie. Une mode "chrétienne" aberrante, c'est de l'idolâtrie, ni plus ni moins. Les superstitieux et les chrétiens charnels sont incapables de voir la différence entre une aberration religieuse et la vraie foi dans le Seigneur Jésus-Christ. Ces personnes-là sont la proie de la première mode venue : elles se laissent entraîner dans des aventures trompeuses, portées par une foi imaginaire. Sans qu'on puisse les en empêcher, ces âmes enténébrées se cramponnent à la première chimère qui passe, dès qu'il se trouve un gourou pour en créer une.
    Au cours de mon existence, j'ai vu se succéder bien des engouements religieux. Les uns après les autres, ils ont apporté de fabuleuses fortunes à leurs instigateurs. La mode des "Chasseurs de Dieu" sévit toujours, entraînant des millions d'âmes issues de la mouvance charismatique. Le Livre des Actes parle de ce type d'idolâtrie, suscitée par des conducteurs en quête d'auditoires susceptibles de leur fournir des disciples personnels :
    "Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis évêques, pour paître l'église du Seigneur, qu'il s'est acquise par son propre sang. Je sais qu'il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et qu'il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n'ai cessé nuit et jour d'exhorter avec larmes chacun de vous. Et maintenant, frères, je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l'héritage avec tous les sanctifiés. Je n'ai désiré ni l'argent, ni l'or, ni les vêtements de personne." Actes 20:28-33).
    Les choses que je vois m'inspirent une vive aversion. Je pleure sur ceux qui n'ont ni berger ni personne pour les avertir ; personne pour les équiper, personne pour les aider à rejeter cette idolâtrie qui se prévaut de la foi en Christ.
    La "prière de Jaebets", une pratique idolâtre qui fait fureur
    Quand on replace ces paroles dans leur contexte original, on découvre le portrait édifiant d'un juif pieux, nommé Jaebets. Il semble bien qu'alors cet homme ait prié selon la volonté parfaite de Dieu, ce qui le mettait à part au milieu de la foule de ses contemporains. De ce passage, on pourrait tirer une excellente prédication, et aussi un exemple à suivre. Tel est l'usage qu'on peut faire, qu'on doit faire de ces versets. Mais de là à en faire "un instrument de changement de paradigme" pour tous les chrétiens !
    (Note de La Trompette : L'expression "changement de paradigme" est une expression typique du langage Nouvel Age qui signifie changement profond des mentalités et du mode de la relation aux êtres et aux choses, par une perception intuitive et mystique de l'humanité et de l'environnement, amenant à une perte de la notion de personne individuelle en faveur de la fusion dans le Tout Universel par une mutation des consciences vers la conscience cosmique de l'Homme nouveau).
    Il y aurait de quoi rire, s'il ne s'agissait pas d'une question aussi grave. Pas un seul passage de la Bible, même le "Notre Père", ne doit servir de mantra. Non, le Seigneur Lui-même nous interdit de faire des prières répétitives ; nous reviendrons sur ce point ultérieurement.
    Personne ne peut comprendre ce qu'est l'idolâtrie, s'il ne comprend pas d'abord ce qu'est la foi chrétienne biblique. On peut pratiquer l'idolâtrie en se fondant sur de fausses élucubrations concoctées à partir de la Bible, tout aussi bien qu'en se livrant à des pratiques carrément païennes. L'Ecriture nous avertit qu'il faut "dispenser droitement" la Parole de Dieu. Elle parle souvent des faux prophètes qui se prévalent du Nom de Dieu pour tromper les gens.
    La foi biblique a un caractère personnel
    Une relation biblique au Seigneur Lui-même exclut complètement "les engouements à la mode". Ceux d'entre nous qui sommes "nés de nouveau" sommes passés par une naissance spirituelle qui nous a introduits dans une relation personnelle avec Dieu. Nous Le connaissons personnellement ; nous entretenons avec Lui une communion de personne à Personne. Rien ne pourrait nous inspirer plus d'aversion qu'un mantra religieux, ou un système religieux qui nous retiendrait captifs. Un chrétien né de nouveau est une âme libérée qui s'unit de son plein gré, de manière spirituelle, au corps local qui est l'église. Il rejette bien vite tout système de "contrôle mental" comme étant étranger au véritable corps de Christ local.
    Toutes les sectes asservissent leurs membres par une forme d'idolâtrie ou une autre. Les mormons, les Témoins de Jéhovah, et à un moindre degré, bon nombre de "télévangélistes" actuels ont tous leurs propres recettes pour asservir les gens et en faire des adeptes loyaux. Autrefois, la plupart des sectes différaient tellement des églises qu'on les reconnaissait sans trop de mal ; mais plus nous approchons de la fin des temps, plus les sectes se retranchent derrière une part de vérité, si bien qu'on peut facilement se laisser tromper. Toute idée qui vous assujettit et met un accent indu sur tel ou tel passage biblique peut très bien vous entraîner dans une pratique idolâtre en vogue. On pourrait prendre pour exemple la doctrine dite de "Jésus seul". Ses adeptes parlent bien de Jésus, de Sa mort sur la Croix, et d'autres vérités tout à fait bibliques. Toutefois, cette idée de "Jésus seul" exclut un Dieu en trois Personnes distinctes. C'est de toute évidence une aberration, étrangère à la révélation magnifique que donne l'Ecriture. Dans cette secte, les gens sont liés par le culte idolâtre qu'ils rendent à un dieu schizophrène qui ne sait pas s'il est le Père, le Fils, ou le Saint Esprit.
    J'espère que vous comprenez ce que j'entends par "aberration idolâtre". Il vous faut avoir une connaissance personnelle du Dieu de la Bible. Il a envoyé Son Fils pour accomplir la rédemption qui nous fait passer de l'état de pécheurs perdus à l'état d'enfants de Dieu, membres de son immense famille. Son Livre Saint n'est pas sujet à des "interprétations particulières". Depuis toujours, Sa Parole est "établie dans les cieux". L'Apocalypse rend témoignage au fait que Son Livre est complet, parfait. (Voir Apocalypse 22:19). Ce témoignage est prêt à être révélé à l'heure qui sera celle de Dieu. Nous sommes déjà au bénéfice de sa véracité parfaite ; il nous faut nous méfier de tous ceux qui revendiquent quelque miracle extraordinaire, ou quelque expérience spirituelle fondée sur une nouvelle révélation personnelle. Si vous avez besoin qu'un autre vienne vous prescrire une prière pour que vous puissiez connaître la faveur de Dieu et les bénédictions divines, vous êtes déjà sur une mauvaise voie.
    Toutes les promesses dont l'auteur de "La prière de Jaebets" vous incite à vous emparer sont pour moi des réalités vécues, et cela depuis près de cinquante ans. Il m'est souvent arrivé de verser des larmes dans la présence du Seigneur, tellement je me sentais dépassé, comblé. Jamais le Seigneur ne m'a déçu. De la Genèse à l'Apocalypse, toute Sa Parole revêt pour moi un caractère personnel. "Les bontés de l'Eternel" se renouvellent dans ma vie jour après jour sans que personne m'ait jamais enseigné le moindre mantra, la moindre prière répétitive. Dieu me connaît, et je Le connais ; c'est très exactement là sa volonté pour toutes les personnes qu'Il a crées dans Son univers. Il veut être "votre" Dieu, et Il veut que vous soyez Son fils ou Sa fille. Jamais on ne pourra réduire la foi chrétienne à un système ni à une formule. C'est quelque chose de personnel. Dieu n'a ni petits-fils ni petites-filles. Nous somme tous "issus de la première génération", par le Sang de Son Fils Unique.
    La "prière de Jaebets", pratique païenne et idolâtre
    Pourquoi donc les hommes s'emparent-ils d'une idée ou d'une vérité arrachée à l'Ecriture Sainte, pour tenter d'en faire un système religieux ? Les systèmes religieux ne peuvent engendrer que de l'idolâtrie, parce que les gens rendent un culte au système, au lieu de rendre un culte au Dieu de toute l'Ecriture. Un objet d'idolâtrie, c'est tout ce à quoi nous accordons l'attention qui est due à Dieu seul. Dans l'église aujourd'hui, on rend bien souvent un culte à des doctrines qui sont des idées toutes faites. Dans mon église pentecôtiste, j'ai souvent observé des foules de gens qui rendaient un culte à l'expérience pentecôtiste, plaçant cette dernière bien au-dessus du "Dieu de la Pentecôte". On retrouve des choses semblables dans toutes les branches de l'église chrétienne. Tous ceux qui acceptent de faire une place à ce genre de faux culte se privent d'une connaissance personnelle du "Grand Dieu de la Bible" et ils ont été conduits dans l'erreur. Quelle perte !
    Voyons en quoi "La prière de Jaebets", viole ouvertement les vérités établies. Pour les cinq raisons qui suivent, on peut affirmer que cet ouvrage répand une forme d'idolâtrie subtile, étrangère aux enseignements limpides des Ecritures.
    Ce livre ne dit pas un mot de la nécessité de prier dans le Nom de Jésus
    Ce livre ne dit jamais qu'il est nécessaire de prier dans le Nom de Jésus. Il déclare que si on prie selon la formule prescrite, on obtient des résultats absolument miraculeux. Comment donc peut-il passer entièrement sous silence le tout premier principe de la prière néo-testamentaire ? Jésus a dit : "Tout ce que vous demanderez en mon Nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon Nom, je le ferai." (Jean 14:13-14). Le Livre des Actes nous fournit un modèle irrévocable : "Alors Pierre dit : 'Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au Nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche." … "C'est par la foi en son Nom que son Nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous." (Actes 3:6 et 16). Si vous ne priez pas dans le Nom de Jésus, vous ne pouvez jamais savoir si votre exaucement vient de Dieu ou non. C'est ahurissant, mais le Dr. Wilkinson est passé à côté d'un point d'aussi essentiel que celui-là. Il déclare : "Je veux vous apprendre à prier avec audace, à faire une prière à laquelle Dieu répond toujours." (B. Wilkinson, "La Prière de Jaebets", p. 7). Aucune prière ne peut revendiquer un pareil résultat, et surtout pas une prière qui fait l'économie du Nom de Jésus ! L'auteur a-t-il oublié le Psaume 66, qui dit au verset 18 : "Si j'avais conçu de l'iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé" ? Est-ce sciemment ou à son insu que cet auteur conforte les gens de cette génération qui haïssent Jésus ? Dans toute l'Amérique, il y a controverse au sujet de "la prière dans le Nom de Jésus." Il semble que la tendance principale, dans les milieux religieux, soit de rechercher un consensus mettant tous les actes religieux sur un pied de stricte égalité, mais en écartant la prière dans le Nom de Jésus.
    Ce livre préconise une prière païenne et impie
    Ce livre préconise une forme de prière qu'on peut sans hésitation qualifier de païenne et d'impie. Un des enseignements les plus limpides que Jésus ait jamais donnés au sujet de la prière, c'est celui-ci : "Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme la porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. En priant, ne multipliez pas les vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez." (Matthieu 6:6-8). Répéter constamment les mêmes paroles, c'est se livrer à une "vaine redite". C'est se fabriquer un mantra, c'est faire comme les païens qui veulent accéder à d'autres états de la conscience et faire intervenir des esprits méchants. Ne nous étonnons pas de ce que Jésus ait condamné aussi vigoureusement ce type de prière.
    Pour comprendre un tant soit peu la raison pour laquelle le Seigneur Jésus condamne les prières répétitives, il faut d'abord avoir compris qu'il est le Seigneur, et qu'il est une Personne ; Il veut que nos prières émanent de notre communion avec Lui, de notre confiance en Lui, et qu'elles ne doivent rien à une récitation apprise par cœur. Quand nous prions, nous cultivons notre communion avec Lui. Nous partageons avec Lui nos pensées les plus intimes, nos émotions, nos besoins. Nous faisons cela en tant que fils ou filles ; nous vivons la joie d'une communion avec notre Père. Réciter une prière apprise par cœur, c'est insulter sa Personne Souveraine.
    Apparemment, l'auteur lui-même a connu un "changement de paradigme". Il reconnaît qu'il fait cette prière tous les jours depuis trente ans. Aujourd'hui, il promet à ses lecteurs qu'ils vont accéder à d'autres états de la conscience. Voici ce qu'il écrit :"Immédiatement sous-jacent à chaque requête se trouve un puissant facteur de changement de paradigme." ("La Prière de Jaebets", p. 14). Connaître un changement de paradigme, c'est accéder à un nouvel état de la conscience. On ne pense plus alors comme avant, on a subi une altération de la conscience. Au bout du compte, si on connaît "un puissant changement de paradigme", (le mot utilisé dans le texte original est giant, "géant") on quitte le mode de la communion qu'on a connu jusqu'alors, pour rejoindre la foule des adeptes du "Nouvel Age". Leur but ultime est d'accéder à la "conscience cosmique", en fusionnant avec la foule de "l'ère du Verseau". Lisez donc quelques pages des auteurs du "Nouvel Age", et vous aurez suffisamment froid dans le dos pour revenir au Nouveau Testament, à moins que vous n'ayez déjà, à l'heure qu'il est, franchi le point de non-retour.
    Un chrétien authentique ne trouve de gloire que dans la Croix
    La gloire d'un chrétien authentique ne se trouve que dans la Croix. Les saints qui sont rachetés par le Sang de Christ ne trouvent leur gloire et leur louange que dans une seule réalité : la mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est Lui qui est la Source de toutes les bénédictions, de toutes les faveurs que promet la Parole de Dieu. Dire que parmi toutes les prières rapportées dans les Ecritures, il en est une qui doive devenir notre source principale, c'est tout simplement insensé. Dieu a exaucé la prière de Jaebets dans le contexte où vivait ce dernier, à cause de l'Espérance Messianique qui parcourt et soutient le "Premier Testament" de bout en bout. Cette Espérance était implicitement présente dans toutes les vérités de ce Premier Testament. Revenir à la pénombre de ces jours-là, alors que maintenant nous avons vu l'accomplissement glorieux de cette Espérance, c'est bien mal interpréter la Parole de Dieu.
    L'apôtre Paul, ce "juif accompli", ce "juif messianique" connaissait en profondeur toute la Loi et les Prophètes. C'est justement lui qui s'écriait : "Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! Car en Jésus-Christ, ce n'est rien d'être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c'est d'être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l'Israël de Dieu ! Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques du Seigneur Jésus." (Galates 6:14-17).
    Au temps de Paul, les judaïsants cherchaient sans cesse à asservir les chrétiens à l'ancienne alliance. Le passage que nous venons de citer établit clairement que toutes nos bénédictions sont désormais dans le Christ Jésus, et non dans un rituel emprunté au passé. Tout ce que nous avons à faire pour recevoir les bénédictions célestes les meilleures, c'est de trouver notre gloire et notre joie dans la Croix, en vivant constamment dans l'obéissance, sous la Seigneurie de Jésus-Christ. L'idée même d'aller chercher une prière d'autrefois, et de la réciter en l'arrachant à son contexte, c'est une chose qui frôle le blasphème. Nous avons été libérés des usages du passé. A une Samaritaine liée par une fausse conception du culte, Jésus a déclaré : "L'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité." (Jean 4:23-24). Le temps de psalmodier sur un mode plaintif certains passages des Ecritures avait pris fin : la Vérité en Personne était là.
    Ce livre œcuménique pousse l'église vers la religion planétaire unifiée
    Ce livre a une orientation œcuménique et il joue un rôle dans la dérive de l'église vers la "religion planétaire unifiée". Monsieur Wilkinson est profondément engagé dans des activités à caractère œcuménique, réunissant catholiques, mormons, et membres de sectes diverses. Dans ce livre, les fondements de notre foi brillent par leur absence. La parution de cet ouvrage constitue un pas de plus dans l'alliance entre église et psychologie, entre église et pensée contemporaine.
    La foi de toujours, la foi qui nous donne de renoncer à nous-mêmes, d'accepter la crucifixion de notre chair, et de devenir un sacrifice vivant, brille également par son absence. Cela n'empêche pas l'auteur de revendiquer pour ses adeptes toutes les bénédictions qui s'attachent depuis toujours à l'obéissance et au renoncement à soi-même.
    Ce livre prêche un égoïsme éhonté
    L'égoïsme s'étale dans ce livre. Le Fils de Dieu a totalement exclu pour nous la possibilité d'un "christianisme" égoïste. "Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. Et que servirait-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perdait son âme ? Ou que donnerait un homme en échange de son âme ?" (Matthieu 16:24-26).
    Rien ni personne, pas même un ouvrage qui se vend à des millions d'exemplaires, ne peut changer quoi que ce soit à la vérité du Fils Eternel de Dieu. Il n'y a pas de réconciliation possible entre l'égoïsme et la vérité.
    Conclusion
    Le monde ecclésial subit des raz de marée successifs : on l'inonde de "bénédictions" en tous genres qui l'incitent à vivre selon la chair. Personne ne peut répondre à toutes les questions que suscitent tous ces auteurs à succès, qui se proposent seulement d'aider les gens à "se sentir mieux dans leur peau". L'unique espoir qui existe pour une âme affamée, c'est la Parole de Dieu dans sa simplicité, la Parole de Dieu dans toute sa pureté.
    Cessez donc de consommer cette cuisine infecte dont voudraient nous gaver ces gens religieux qui ont abandonné le chemin de la sainteté ! Séparez-vous donc des foules de ce monde et de leurs enseignements malsains : revenez à la Croix !
    Si quelqu'un veut prêcher autre chose que la Croix de Christ et Sa mort physique sur le bois de cette croix, quelque chose ne va pas. Si les enseignements et les prédications que vous entendez ne vous appellent pas à vous repentir, s'ils ne vous apprennent pas à renoncer à vous-même pour vivre en portant votre croix, c'est que quelque chose n'est pas d'aplomb. Si on ne vous amène pas à vous renier vous-même, et à ne plus présenter que Jésus au monde qui vous entoure, c'est que l'ennemi est dans le camp. Dans ce cas, je vous engage à vous immerger pendant deux mois dans l'Evangile selon Jean, et à prier pour rencontrer dans la simplicité totale Celui dont la présence consume toutes choses. "Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous." (Jacques 4:8). L'unique rencontre qui compte dans une vie, c'est celle qui fait "naître de nouveau" et rend capable de vivre dans la Parole de Dieu.
    ____________________________________________________
    Article de Damon Linker paru dans le "Wall Street Journal
    Un bref article de Damon Linker, dans le grand quotidien financier new-yorkais "Wall Street Journal" du 25 mai 2001 expose la teneur du livre de B. Wilkinson, puis se termine ainsi :
    "La Prière de Jaebets" est un ouvrage de spiritualité du Nouvel Age sous emballage biblique. L'évangile qu'il propage est celui de l'acquisition d'une puissance personnelle. Monsieur Wilkinson ne prétend pas présenter une réflexion raisonnée sur les réalités divines et leur place dans la vie des hommes : il veut simplement que les gens se sentent bien dans leur peau. Ainsi, son livre réussit à être une caisse de résonance pour ce qu'il y a, me semble-t-il, de moins chrétien dans la culture américaine populaire d'aujourd'hui.
    Monsieur Wilkinson et sa légion d'admirateurs ne semblent pas trouver inconvenant de traiter Dieu comme un moyen d'obtenir les satisfactions de ce monde. Voilà qui en dit long sur la chrétienté américaine d'aujourd'hui, et qui en dit long, par conséquent, sur l'Amérique elle-même."
    Rappelons que ces lignes ne sont pas extraites d'une revue de théologie, mais d'un quotidien financier !
    Cet article de Damon Linker peut être lu en anglais à l'adresse suivante :
    http://www.deceptioninthechurch.com/jabeznewage.html

    jeudi 5 septembre 2013

    XXX, Pornographie

     
    « Elle crée des appétits qui ne devraient pas exister ; elle décuple des envies qui ne devraient jamais être satisfaites ». Tony Parsons, chroniqueur.
     
    JEAN n’aurait jamais cru devenir drogué du sexe virtuel “. Comme beaucoup d’autres, il est entré en contact avec la pornographie accidentellement. Un jour qu’il était connecté à l’internet, il est tombé sur un forum de discussion à caractère sexuel. Il n’a pas tardé à être complètement obnubilé par le cyber-sexe. J’attendais que ma femme parte travailler, se souvient-il, je sautais du lit et je passais des heures entières devant l’ordinateur.
    Durant ces connexions-marathons : il ne prenait même pas le temps de manger ou de boire. Je ne sentais plus la faim “, avoue-t-il. Il s’est mis à mentir à sa femme sur ses activités secrètes. il avait du mal à se concentrer au travail, devenait de plus en plus paranoïaque. Son mariage a commencé à battre de l’aile. C’est quand il a décidé de rencontrer ses « cyber-partenaires » que sa femme a pris conscience de son vice. Aujourd’hui, Jean suit une thérapie de désintoxication.
    Ceux qui luttent activement contre la pornographie s’appuient sur de tels récits pour démontrer ses effets dévastateurs ils soutiennent qu’elle détruit les relations, rabaisse les femmes et les hommes, maltraite les enfants et engendre un point de vue perverti et malsain sur le sexe. Ses défenseurs, quant à eux, la considèrent comme un aspect de la liberté d’expression et tiennent ses adversaires pour pudibonds. “ On ne devrait pas avoir honte de ses désirs ni de son orientation sexuelle, écrit l’un d’eux. La pornographie peut servir de préliminaire à des discussions ouvertes sur le sexe. “ D’autres vont jusqu’à laisser entendre que l’omniprésence de la pornographie est le signe d’une société saine et libérée. Une société suffisamment mûre pour tolérer la représentation explicite des rapports sexuels entre adultes consentants est à même d’accepter la diversité sexuelle et l’égalité des femmes avec les hommes “, déclarent certains écrivains.
     
    Pourquoi la pornographie est-elle si répandue ?
     
    L’EXISTENCE de supports érotiques destinés à éveiller le désir sexuel remonte à plusieurs milliers d’années. Mais ces articles étaient difficiles à produire et donc réservés aux riches et aux classes dirigeantes. L’avènement de l’imprimerie, de la photographie et du cinéma a tout changé. La pornographie est devenue accessible aux plus pauvres.
    L’invention du magnétoscope a davantage accéléré le mouvement. Contrairement aux bobines de film et aux vieilles photos, les cassettes vidéo se stockent, se dupliquent et se diffusent aisément. Elles permettent aussi des projections à domicile. Récemment, l’essor du câble et de l’internet a encore facilité l’accès à la pornographie. Celui qui ne souhaite pas qu’un voisin le voie dans le rayon adultes d’un vidéoclub peut désormais rester chez lui et passer commande sur le câble ou le satellite en pressant une touche. D’après lui, il en est résulté une plus grande acceptation de la pornographie.
     
    Elle entre dans les mœurs
     
    Beaucoup de personnes ne savent plus que penser à présent que la pornographie est entrée dans les mœurs. Elle occupe déjà la scène culturelle bien plus que l’opéra, le ballet, le théâtre, la musique et les arts réunis. Des célébrités aux allures de prostituées, des clips vidéo où le sexe s’étale de plus en plus, des publicités “ porno chic “ qui fleurissent dans les magazines, voilà qui en dit long sur le regard que portent nos contemporains sur la pornographie. La société finit par accepter ce qu’on lui propose. C’est ainsi que naît l’idée que tout cela est bien. De ce fait, les gens ne semblent plus choqués. On dirait que ça leur est égal.
     
    Apologie de la pornographie
     
    Roger Young, ex-agent du FBI, fait remarquer que la plupart des gens “ ne voient pas cet étalage d’obscénité et les problèmes qu’il suscite “. Un certain nombre se laissent convaincre par les défenseurs de la pornographie qui nient les effets préjudiciables dont on l’accuse. “ Après tout, la pornographie, c’est de la fiction, écrivent certains auteurs ! Ses détracteurs semblent avoir du mal à s’en souvenir. “ Mais si la fiction n’exerce pas d’influence, alors sur quoi se base l’industrie de la publicité ? Pourquoi les entreprises dépenseraient-elles des millions d’euros pour des pages, des affiches et des clips publicitaires si ceux-ci n’avaient aucune incidence sur les consommateurs ?
    En réalité, l’objectif principal de la pornographie, comme celui de toute publicité, est de susciter des envies. “ C’est une question de profits, ni plus ni moins. Et tout est bon à exploiter sur ce marché atteint de frénésie, particulièrement le corps des femmes et les relations sexuelles. On peut comparer la pornographie à la « mal bouffe » aucunement nutritive, bourrée d’aromatisants chimiques et à laquelle on devient vite accro. Ce « mal sexe » mercantile n’est que du mensonge. La publicité alimentaire vante des ersatz d’aliments, la publicité du sexe vante un ersatz de sexe.
    Des médecins sont d’avis que la pornographie crée une dépendance bien plus difficile à guérir que la toxicomanie. En effet, un drogué commence sa thérapie par une désintoxication, afin de débarrasser son corps des substances nocives. Mais l’assuétude à la pornographie enfante des images mentales que la chimie cérébrale se charge d’imprimer de façon indélébile dans l’esprit. C’est la raison pour laquelle on se souvient encore de scènes obscènes des années plus tard. Il s’agit de la première substance pour laquelle il n’existe pas d’espoir de désintoxication par la médecine.
     
    Les ravages de la pornographie sur les adultes
     
    La pornographie sous toutes ses formes s’offre avec facilité à la télévision, au cinéma, dans les clips vidéo et sur l’internet. Ce raz-de-marée d’images obscènes est-il inoffensif, comme beaucoup voudraient le faire croire ?
    Quoi que ses défenseurs en disent, la pornographie exerce une influence gravement préjudiciable sur la façon de considérer la sexualité et sur les pratiques sexuelles. Des chercheurs de la Fondation nationale pour l’étude de la famille et l’éducation sont arrivés à la conclusion que “ la pornographie expose ses amateurs à un plus grand risque d’adopter un comportement sexuel déviant “. Selon eux,” le mythe du viol (la femme provoque le viol et y prend plaisir ; les violeurs sont normaux) est très répandu chez les consommateurs réguliers de pornographie “.
    D’autres chercheurs affirment qu’à la longue la pornographie émousse le plaisir que l’on retire des relations sexuelles conjugales normales ainsi que la capacité à y prendre part. Victor Cline, médecin spécialiste du traitement de la pornomanie, note une escalade dans le vice. Selon lui, la consommation occasionnelle de produits X peut, si elle n’est pas refrénée, se transformer en boulimie de supports toujours plus dégradants et déviants et conduire ainsi à une pratique sexuelle pervertie. Les psychologues du comportement partagent cet avis. “On peut adopter de la sorte n’importe quel type de perversion sexuelle [...] que d’énormes sentiments de culpabilité ne suffisent pas à éliminer “, signale le docteur Cline. Cela va parfois jusqu’à vouloir reproduire ce que l’on voit ; les conséquences sont désastreuses.
    La dépendance s’aggrave de façon graduelle et imperceptible. Tel un cancer (qui s’accroît par l’augmentation de la dégénérescence des cellules du corps), elle continue de s’accroître et de s’étendre. Elle s’atténue rarement d’elle-même et il est très difficile de la soigner et d’en guérir. La dénégation de la part du sujet masculin et le refus de s’attaquer au problème sont des attitudes typiques et prévisibles qui se soldent presque toujours par des désaccords conjugaux, voire un divorce, et même parfois par la rupture d’autres relations étroites.
     
    Les ravages de la pornographie sur les jeunes
     
    Les statistiques prouvent que les plus grands consommateurs de pornographie sont les garçons âgés de 12 à 17 ans. Pour beaucoup d’entre eux, la pornographie est en fait leur premier professeur d’éducation sexuelle. Les implications sont graves. Dans les films pornos, on ne voit jamais d’adolescentes enceintes ni de maladies sexuellement transmissibles comme le sida. D’où l’idée erronée que les comportements mis en scène sont sans danger.
    Des chercheurs pensent également que l’exposition à la pornographie perturbe le développement naturel du cerveau de l’enfant, comme en témoignent ces propos du docteur Judith Reisman, présidente de l’institut pour l’éducation des médias “ Des observations neurologiques sur la réponse cérébrale instinctive et programmée aux images et aux sons obscènes montrent que la vue de scènes pornographiques exerce une influence biologique indéniable qui prend le pas sur le consentement éclairé et nuit aux jeunes cerveaux malléables, puisqu’elle altère leur perception de la réalité, et donc leur santé physique et psychique, leur bien-être et leur quête du bonheur.”
     
    Les ravages de la pornographie sur les relations humaines
     
    La pornographie modèle l’esprit et influence la conduite. Les messages qu’elle véhicule attirent parce que, relevant du fantasme, ils paraissent plus alléchants que la réalité. Les amateurs de pornographie se nourrissent d’attentes irréalistes qui briseront leurs relations de couple.
    La pornographie détruit la confiance et la franchise, des qualités indispensables dans le mariage. Parce qu’elle se consulte dans le secret, elle est souvent synonyme de tromperie et de mensonge. Le conjoint se sent trahi et ne comprend pas pourquoi l’autre ne le trouve plus attirant.
     
    Les ravages de la pornographie sur sa vie spirituelle
     
    La pornographie ruine la spiritualité. Elle peut être un véritable obstacle à de bonnes relations avec Dieu. La Bible associe les désirs sexuels à la convoitise et à l’idolâtrie (Colossiens 3:5). Celui qui convoite une chose la désire tant qu’elle occupe la première place dans sa vie et éclipse tout le reste. En réalité, les drogués de la pornographie placent leurs désirs sexuels avant Dieu. Ils en font leur idole. Or, en Exode 20 : 3 on trouve ce commandement de Dieu : “Tu ne dois pas avoir d’autres dieux contre ma face.”
    La pornographie détruit les relations empreintes d’amour. L’apôtre Pierre, qui était lui-même marié, a exhorté les maris chrétiens à assigner de l’honneur à leur femme. Celui qui ne le fait pas verra ses prières entravées (1 Pierre 3:7). Serait-ce traiter sa femme avec honneur que de regarder des images indécentes d’autres femmes ? Que ressentirait-elle si elle le découvrait ? Et qu’en penserait le Dieu qui fera venir “ toute sorte d’œuvre en jugement “ et qui “ soupèse les esprits “ ? (Ecclésiaste 12:14 Proverbes 16:2.) Dès lors, un consommateur de produits X peut-il s’attendre à ce que Dieu écoute ses prières ?
    La pornographie exalte la recherche égoïste du plaisir sexuel à tout prix. Par conséquent, regarder des images obscènes est aux antipodes de l’amour. De plus, cela sape les efforts d’un chrétien pour préserver sa chasteté et sa pureté morale devant Dieu. “Voici ce que Dieu veut, a écrit l’apôtre Paul, que vous vous absteniez de la fornication ; que chacun de vous sache se rendre maître de son propre vase dans la sanctification et l’honneur — non pas dans des désirs sexuels avides [...] ; que personne n’en vienne à nuire à son frère et à léser ses droits. “ —1 Thessaloniciens 4:3-7.
    La pornographie exploite particulièrement les femmes et les enfants. Elle les rabaisse et les prive de leur dignité et de leurs droits. Le consommateur de pornographie participe à cette exploitation et y apporte son soutien. Si haute que soit l’opinion qu’un homme a de lui-même, son approbation tacite de la pornographie le rend au mieux insensible, au pire misogyne envers la personne même qu’il prétend entourer de soins.
     
    S’affranchir de la pornographie
     
    La Parole de Dieu offre un espoir ! Avant de connaître le Christ, un certain nombre des premiers chrétiens étaient fornicateurs, adultères et avides. “Mais vous avez été lavés “, écrit Paul. Comment cela a-t-il été possible ? Il répond : “ Vous avez été sanctifiés [.. avec l’esprit de notre Dieu. “— 1 Corinthiens 6:9-11.
    Ne sous-estimons jamais la puissance de l’esprit saint de Dieu. “ Dieu est fidèle, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez supporter.” En effet, il fournit une issue (1 Corinthiens 10:13). Des prières ferventes, par lesquelles on lui expose ses difficultés avec insistance, ne resteront pas sans effet. La Parole de Dieu nous encourage en ces termes : “ Jette ton fardeau sur Dieu lui-même, et lui te soutiendra.” Ps 55:22.
    Naturellement, nous devons toujours agir en accord avec nos prières, et celui qui est attaché à ce domaine de la pornographie a fortiori. Il nous faut, après mûre réflexion, prendre de tout notre cœur la décision de ne plus porter nos pensées ou nos sens sur ce dont nous demandons à Dieu de nous débarrasser… « J’ai fait alliance avec mes yeux : et comment eusse-je arrêté mes regards sur une vierge ? » (Job 31:1) Nous sommes d’autant plus résolu si nous gardons à l’esprit que notre choix réjouit Dieu (Proverbes 27:11).
    Savoir que la pornographie offense Dieu est une motivation supplémentaire pour s’en détourner (Genèse 6:5, 6). Avec Dieu, dans la prière, il est possible de s’affranchir de la pornographie.
    Les risques sont réels. La pornographie est néfaste et destructrice. Elle corrompt ceux qui la produisent et ceux qui la consomment. Elle est une insulte à l’homme et à la femme, un danger pour les enfants, un vice dont il faut se défaire
    Source theonoptie

    Malédiction des ancêtres sur les générations futures

     
    Les parents ont une très grande influence sur leurs enfants, mais les choix personnels sont encore plus engageant !
    Les deux premiers enfants d’Adam et Eve ont bénéficié du même héritage. Et pourtant, Caïn est devenu meurtrier, et Abel le premier martyr de la foi (Gn 4 : 8-16 ; Hé 11:4).
    Nous retrouvons le même principe de la responsabilité personnelle chez les rois d’Israël (2 Ch 28-35). Le méchant Achaz était le père d’Ezéchias qui craignait Dieu. Son fils Manassé et son petit-fils Amon étaient, par contre, idolâtres. Mais Josias fils d’Amon, lui, craignait Dieu et a conduit Israël dans un grand réveil. Remarquons ici que nous pouvons avoir de mauvais parents qui engendrent de bons enfants, mais aussi de bons parents qui engendrent de mauvais enfants.
    Le « libre-choix » de l’homme est un mystère, mais aussi une réalité. La sagesse souveraine de Dieu accorde ce don à chaque personne. Ne nous lassons donc jamais de prier pour nos bien-aimés inconvertis, mais n’excusons pas leurs mauvaises actions en les appelant « la malédiction des ancêtres ».
     
    Quatre raisons démontrant que « la malédiction des ancêtres » n’est pas biblique
    • Premièrement, lorsqu’une personne se convertit à Jésus-Christ, elle est délivrée de tous ses péchés, y compris les péchés occultes. La Bible ne classe pas le péché occulte dans une catégorie spéciale qui n’aurait pas été traitée à la croix. Rappelons-nous que chacun est né sous l’autorité de Satan (Col 1:13), et que nous marchions tous autrefois selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (Ep 2:2).
    • Deuxièmement, les partisans de cette hérésie utilisent le terme « iniquité », tiré du texte classique d’Exode 20:5, pour synonyme de « malédiction des ancêtres », tout cela pour montrer que cette « iniquité » est un péché à part. Les mots « iniquité » et « péché » ont-ils un sens différent ? Pas du tout. Le langage biblique utilise un certain nombre de termes pour exprimer les mauvaises actions, mais la signification est la même. Tous deux signifient : « péché ». Les répétitions et les parallèles sont courants dans les Ecritures : « Je t’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas caché mon iniquité » (Ps 32:5) ; « Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hb 10:17). Le verset de Luc 13:27 nous montre que tous les pécheurs sont « ouvriers d’iniquité ». La conclusion est toute simple : toute iniquité est un péché et tout péché est une iniquité.
    • Troisièmement, il est faux de penser que le passage d’Exode 20:5, parlant de 1’Eternel Dieu « qui punit l’iniquité des pères sur les enfants » survient à cause de l’héritage plutôt que du choix personnel de chaque génération. Par conséquent, les enfants ne peuvent pas hériter d’une malédiction résultant des péchés de leurs parents. L’enfant est seulement responsable du péché qu’il a commis lui-même. Assurément ce texte ne fait pas référence à une soi-disant malédiction transmise par des parents à leurs enfants.
    • Quatrièmement, une simple remarque qui démontre la sagesse de Dieu et toute la précision du message biblique : il nous est dit que Dieu « bénit jusqu’à la millième génération »… Or depuis la création, les âges et périodes bibliques nous permettent de constater qu’entre Adam et Eve et notre génération, il y a moins de 700 générations ! Nous sommes donc toujours sous la bénédiction de Adam et de Noé (ancêtres communs à toute l’humanité)
     
    Dans le combat spirituel, les déviations ne manquent pas et en voici une qui n’a absolument rien à voir avec la réalité biblique : la théorie de « la malédiction des ancêtres » dont le chrétien doit soi-disant chercher à être délivré. Cette fausse doctrine a neutralisé la puissance libératrice de la croix, culpabilisé et paralysé certains chrétiens dans leur croissance spirituelle.
    Le verset le plus utilisé à ce sujet est celui-ci : « Tu ne te prosterneras point devant elles (images taillées), et tu ne les serviras point ; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements » (Ex 20:5-6). L’essentiel de ces réflexions est tiré du livre anglais « Power Encounter » de Opal L. Reddin des U.S.A. 
     
    Pourquoi la popularité d’une telle hérésie ?
     
    Deux raisons peuvent être données pour en expliquer le succès.
    • a) La première est le refus de l’être humain d’assumer ses propres responsabilités. Les théories psychologiques modernes ont convaincu beaucoup de gens qu’ils ne sont pas vraiment pécheurs, mais plutôt victimes de la société en général et des parents en particulier.
    • b) Pendant leurs réunions, lorsque les chrétiens s’approchent pour la prière, ceux qui enseignent cette « malédiction des ancêtres » prétendent être capables de « briser cette malédiction qui est sur eux ». Vivant dans la génération de « l’instantané », la promesse d’une transformation morale rapide est très attrayante.
    L’influence importante des parents sur leurs enfants
     
    Ne sous-estimons pas la puissance de l’exemple parental. C'est dans le foyer que les parents ont l’inestimable privilège, mais aussi l’immense responsabilité de forger le caractère de leur enfant. Ils peuvent faire de leur maison un havre de bonheur et de paix ou alors un « enfer ».
    La Parole de Dieu donne aux parents des instructions précises, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. « Ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu seras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras »(Dt 6:6-7). L’apôtre Paul a dit : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur »(Ep 6:4).
    Les parents doivent aussi réaliser que leur mondanité ou leurs propres négligences spirituelles peuvent avoir de tragiques conséquences sur leurs enfants. Les enfants souffrent des péchés de leurs parents, seulement s’ils font le mal comme eux et adoptent leurs mauvaises habitudes. Si Dieu ne tient jamais le coupable pour innocent, il ne considère pas non plus l’innocent pour le coupable (Ex 34:7 ; Ez 18:17).
     
    La théorie des raisins verts et des dents agacées
     
    Les Israélites avaient développé une « théologie de la malédiction des ancêtres » en se basant faussement sur un proverbe en circulation en Israël de ce temps-là. C'est pourquoi, le prophète Ezéchiel les reprend en disant : « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Israël : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées ? »(Ez 18:2 ; Jr 31:29).
    Certains prédicateurs de nos jours utilisent ce verset pour expliquer que la malédiction des parents retombe bien sur les enfants. Mais, dans ce passage, Dieu dit exactement le contraire. Il dit au prophète d’annoncer à son peuple, qu’ils ne doivent pas l’utiliser. « Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, vous n‘aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël. Voici, toutes les âmes sont à moi ; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi ; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ez 18:3-4). Le prophète Jérémie confirme aussi cette réalité en déclarant : « Mais chacun mourra pour sa propre iniquité ; tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents en seront agacées » (Jr 31:30). Dieu ne tient jamais l’innocent pour coupable.
     
    source Theonoptie